‹ La bourse et la vieChapitre 8 sur 135 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

cardes, la grande manufacture de chaussures, la manufacture de machines à battre, la fonderie, les tanneries, etc. Plus loin, vers le centre, le grand carré du marché, l'hôtel de ville, le bâtiment des pesées publiques. Au fond du splendide parallélogramme, le Palais de Justice, le bureau d'Enregistrement. Ailleurs, sur lès rues de Lanaudière, Notre-Dame et Manseau, le bureau des Terres de la Couronne, ( Agence de L'Assomption ), le bureau de l'Inspecteur des Ecoles, les deux librairies, les ateliers de la presse, la résidence de l'honorable Juge du district, etc. Puis les hôtels, les magasins, la jolie bâtisse de l'aqueduc. Enfin l'Eglise paroissiale, le Collège Juliette, dont les vastes bâtiments sont dominés par une magnifique statue du Sacré-Cœur, le Noviciat des Clercs de St-Viateur, dont les sites et "les alentours sont ombragés de plantations régulières et trèsfournies d'ormes, d'érables, de sapins, ainsi que d'arbres fruitiers de toute espèce. Au Sud, le couvent de la Congrégation, ancien manoir convenablement restauré de l'honorable M. Joliette, la nouvelle chapelle de Bonsecours et celle de St-Joseph, l'hôpital et l'asile des orphelins, les deux écoles des Clercs de St-Viateur et l'Institut.

La principale partie de la ville, on le voit, se trouve de ce dernier côté de la rivière. Un solide et large pont couvert unit ses deux rives au centre même de la ville. Un autre, à quelques arpents plus bas, est jeté avec la même solidité sur l'espèce de canal taillé par la rivière dans la pierre calcaire qui en forme

les parois. La première ligne de chemin, de fer, qui fut construite par M. Joliette, et qui partait de Lanoraie pour se rendre au pied des montagnes de Rawdon, traversait la rivière en cet endroit. La principale partie de la ville est bâtie sur une longue et large pointe que la rivière embrasse dans un arc très-étendu dont le sommet se trouve à l'Est. Une onde calme, profonde et limpide dans la partie supérieure de cet arc au-dessus des moulins ; dans l'autre partie, des flots écumeux, bouillonnants qui, comme des coursiers fougueux, bondissent et se cabrent dans les escaliers du rapide en aval du pont couvert, présentent à l'œil des aspects aussi beaux que diversifiés. Jamais promenade ne sera plus agréable que le parcours de la plage que baigne cette rivière dans la ville même.

Six grandes routes arrivent à la ville de tous côtés, et permettent de l'apercevoir, à une grande distance. Ses tours, ses clochers, ses dômes, ses grands édifices, nous reflètent l'éclat du soleil par dessus ou à travers les bouquets de bois qui l'entourent. Neuf paroisses touchent, il faut dire, à son territoire, et forment comme la circonférence d'un cercle dont elle est le centre. Ce sont les paroisses de St-Paul, de St-Jacques, de St-Liguori, de St-Ambroise, de Ste-Mélanie, de St-Félix, de Ste-Elisabeth, de St- Thomas et de L'Assomption. Entrons maintenant dans cette jeune et fraîche cité, et voyons en deux mots où elle en est dans son avenir et vers quelle carrière de prospérité elle marche à grands pas.

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