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aucune atteinte, parce qu’il s’agit de principes permanents, indispensables pour assurer la sécurité de la fortune publique et sa prospérité.
L'unité de temps et de lieu du marché est nécessaire pour faire aboutir toutes les offres et toutes les demandes au même endroit et au même moment. uette concentration, qu'aucun élément étranger ne doit contrarier, est seule susceptible de permettre la fixation de prix sincères et exacts. La sécurité des cours dépend, en effet, du libre fonctionnement de la loi de l'offre et de la demande. Il faut, dès lors, mettre l’une et l’autre en présence sur un marché unique pour assurer le jeu normal de leurs intérêts contraires. C’est la condition essentielle de l'existence d’un marché financier, sans laquelle il ne pourrait plus remplir utilement sa fonction économique.
La sélection des intermédiaires et leur neutralité sont également indispensables. D'une part, la confiance réciproque, l'égalité absolue de crédit constituée par la solidarité, justifient et exigent d’ailleurs la sélection; car il est indispensable que les intermédiaires réunissent les mêmes conditions d’honorabilité, de solidarité et de capacité professionnelle. D'autre part, la neutralité des intermédiaires est seule de nature à assurer l'exécution loyale et régulière des ordres qu'ils reçoivent et, par cela même, la sincérité des cours et des transactions.
La constatation régulière des cours est enfin de la plus haute importance et constitue, à tous égards, une question capitale. Les règlements particuliers ont pris les précautions les plus minutieuses pour assurer la cotation dans des conditions de sincérité absolue. Il doit en être ainsi pour sauvegarder le crédit public; car, si un Cours faussé peut préjudicier au spéculateur qui en souffre, il peut menacer aussi la fortune de tous les porteurs du même titre. Il est, dès lors, indis-