TT DEL PI TT. A AN
ne. : AA
« Depuis quelques années, a dit Lafarge, la plus
« grande partie des ordres de Bourse n'atteint pas le
« marché. Ils en sont détournés par les exécuteurs d'or- « dres qui s'en constituent les contre-bartistes et se con- « tentent d'en simuler l'exécution. »
C’est la mort de la spéculation, dont les économistes et les financiers s'accordent à reconnaître l'utilité et la force moralisatrice sur le marché; et c’est le triomphe de l’agiotage.
De la non exécution des marchés à leur échéance résulte un trouble profond dans l'établissement des cours des marchandises et des valeurs, nausses insolites parce qu'artificielles, effondrements ensuite avec, comme résultat, les catastrophes financières que l’on sait.
Les liquidations qui ont suivi la crise d'octobre 1912
ont démontré mieux encore que jamais les dangers de de la contre-partie. Les contre-partistes lèsent les intérêts généraux du commerce et de la finance, en ruinant les spéculateurs et les petits épargnistes, dont ils font leurs instruments, et qui sont, en réalité, leurs victimes. Jouant contre son client, le banquier contre-partiste se réserve toutes les chances favorables, s’alloue des courtages et, en définitive, suivant l'appréciation du Tribunal correctionnel de la Seine « n’a qu’à tenir le jeu pour gagner à coup sûr ».
Non seulement les spéculateurs doivent assister impuissants à la disparition des sommes ou titres par eux remis « en couverture », mais encore, la plupart du temps, ils se voient réclamer le montant de différences quelquefois considérables, et qu'ils n'avaient pu prévoir.
Si on supprime, en ce qui concerne le marché en Banque, le principe de l'unité de temps et de lieu, on supprime de ce fait même le marché en Banque, indispensable cependant étant données les conditions de la vie économique.
Ce
A Ph