Voici là formule de ces marchés
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Fr. 1,500 de rentes B »/o à 73, dont 1. Fr. 86,000 »» Prime en compte .••..**••.*• 500 m
Hestb. • • • . S5,500 us
VendoàM.Oa3ret, agent de change, d'ordre et pour compte de M. Lacoste, 1,500 frtna de renies 8 */o, livrables fin coa-
mit, on pins tôt, à la Yolonté de l'acheteur, contre le paiement de la somme de 80,000 francs (l).
74. — Les marchés fermes "sont toujours moins chers que les marchés k prime, parce que, dans ceux-ci, la position de Tacheteur est infiniment plus avantageuse; à la faculté d'anticiper la livraison il joint celle de limiter sa perte.
Quant au vendeur, s'il a l'avantage d'espérer et de tirer quelquefois un profit plus considérable du marché, il a le double inconvénient d'être à la merci de l'acheteur pour le maintien de la convention et pour l'époque de l'exécution.
75. — L'acheteur doit déclarer le dernier jour du mois, ou le 15 pour les liquidations de quinzaine, à deux heures, s'il lève ou non les effets. Cette déclaration, qui se nomme la réponse des primes^ dépend naturellement de la situation des cours (2) . Lorsque la hausse a atteint ou dépassé le niveau des primes, l'acheteur, qui trouve l'occasion d'une revente avec bénéfice, lève les effets, et le marché libre se trouve converti en marché ferme ; dans le cas contraire, il ne prend pas livraison et abandonne la prime. La prime est encore acquise au vendeur lorsque l'acheteur garde le silence ; celui-ci, dans ce cas, est présumé ne pas vouloir prendre livraison.
76. — Le prix des primes est variable ; les plus communes sont pour les rentes d'un franc, de cinquante centimes; on en fait dans la coulisse de vingt-cinq centimes ; c'est-àrdire que pour chaque trois francs , ou
(1) Ponr les antres formules, voir ce que nons avons dit à propos des marchés fermes; elles sont semblables, a?ec cette seule différence qu'elles contiennent en plus le taux et le montant de la prime.
(9) La réponse des primes se fait i Bordeaux les 8 et 15 de chsqa mois ; i Lyon et i Marseille, les 10 et i** ; à Toulouse, les 15 et 81.
chaque quatre trancs cinquante centimes de rentes, suivant qu'on opère sur le trois pour cent ou le quatre et demi, on est exposé à ne perdre qu'uû franc, cinquante centimes, ou vingt-cinq centimes; c'est ce qu'on nomme en langage de Bourse, dont un, dont cinquante, dont vingt-cinq.
Dans les temps de crise, on. fait des primes dont deux, et même dont cinq.
En matière de valeurs industrielles, telles que les actions de chemin de fer , le prix ordinaire des primes est de dix fipancs ; on en fait quelquefois de vingt francs.
Ce prix, du reste, est d'autant plus élevé que le taux de la négociation à prime se rapproche davantage du taux de la négociation ferme ; car moins la différence entre elles est grande, plus il y a chance que la hausse dépasse le niveau de la prime et que les titres soient levés : or, plus ces chances sont grandes, plus le vendeur est exigeant, puisque son bénéfice ne résulte que de l'abandon de la prime.
Exemple : supposez que la rente trois pour cent se négocie ferme à 70; si je vends à prime à 71.50, le titre sera plus probablement levé que si je vends à 72 ; car la hausse atteindra plus feu^ilement le premier cours que le second. Aussi, conune j'aurai moins de chance de gagner la prime dans le premier que dans le second cas, je vendrai dans le premier cas, dont un franc, et dans le second, je vendrai dont cinquante.
L'élévation du taux des primes est en proportion inverse du taux de la négociation.
77. — Nous avons dit plus haut que, dans les marchés à prime, la perte de l'acheteur était toujours limitée et que, par une conséquence nécessaire, le bénéfice du vendeur ne pouvait dépasser certaines limites. En effet, en cas d'abandon de la prime^ il ne peut qu'en gagner le
montant, tandis que, dans le cas contraire, il peut être mhvi (c'est le terme ea usage) pour des sommes con* sidérables, s'il est obligé de racheter au jour de la liquidation les effets quHl s'est engagé à livrer.
De pareils marchés sont donc excessivement dangereux pour l'individu qui vend à prime des effets qu'il ne possède pas , dans l'espérance que l'acheteur ne prendra pas livraison et qu'il lui laissera le bénéfice de la prime. Ce bénéfice, toigours incertain, .est limité, tandis que la perte éventuelle n'a pas de bornes. Us le sont moins pour l'individu qui , possesseur des effets vendus, est en mesure d'en opérer la livraison, sans subir la nécessité du rachat. Sans doute il perd le bénéfice de la plus-value de ses titres ; mais, au retour de la baisse, il pourra les racheter et réaliser un bénéfice.
Du reste, ces opérations, comme les autres, sont moins habituelles à ceux qui possèdent qu'à ceux qui ne possèdent pas. Quels que soient les dangers de l'opération, les spéculateurs qui ont ime foi robuste dims la baisse, ne reculent pas devant eux. Or, comme chaque jour on trouve des baissiers aussi bien que des haussiers, comme d'ailleurs les marchés à prime sont quelquefois la contre-partie nécessidre des marchés fermes, ainsi que nous aurons occasion de l'expliquer, il en résulte que les acheteurs de primes trouvent presque toujours des vendeurs quand ils en cherchent, et que chaque quinzaine ou chaque mois, on voit arriver périodiquement la réponse des primes.
78. — Cette réponse exerce ime influence énorme sur la liquidation qui doit la suivre. Car, si les primes sont levées, il faut que les vendeurs se procurent les effets à tout prix. Plus les demandes sont nombreuses , plus les prix s'élèvent : la hausse est forcée. Si, au contraire, les primes sont abandonnées, comme beaucoup de vendeurs
pradents se mmt précautioimés de tikes, afin d'être en mesure d'opérer la livraison au besoin, ils ne savent plus que foire de oes titres et les rejettent sur le marché. Plus les offires sont nombreuses, moins les prix se soutiennent : la baisse est inévitable.^
Oe sonf ainsi, souvent, les besoins et la'position de la place qui produisent ces brusques mouvements inexplicables pour les personnes qui ne cherchent l'explication de la hausse et de la baisse que dans les événements étrangers aux opérations de la Bourse ,
79. — La négociation à prime , telle que je viens de l'expliquer, a sa contre-partie.
D arrive quelquefois que c'est le vendeur qui paie une prime à l'acheteur, et acquiert ainsi le droit de livrer ou de ne pas livrer à un prix et à une époque convenus. Le marché, dans ce cas, est libre pour le vendeur, oUigatoire pour l'acheteur. C'est ce qu'on appelle une frime pour recevoir.
80. — Ces marchés, ainsi que les achats à prime pour le lendemain ou pour la durée de la Bourse, ne sont &miliers qu'aux joueurs proprement dits : aussi sont-ils nne spécialité de la coulisse.
SECTION III
DB8 BSCOMPTBS.
Si. — Qéfinîtion de l'escompte*
81. — De l'escompte par affiche, ou direct \ son mécanisme ; bnUetiis de noms proTisoires, on de prix d'escompte; bolletins déflnitifli