Pour l'atteindre, le chemin était tracé d'avance
Étudier les faits, les comparer avec la loi, comparer ensuite cette loi avec la doctrine et la jurisprudence, rechercher si cette doctrine et cette jurisprudence peuvent se concilier avec les exigences économiques ou sociales de notre époque; en cas d'impossibilité, rechercher s'il ne serait pas possible d'améliorer un état de choses défectueux, indiquer quelques-uns des moyens capables de produire ce résultat; c'est ce que j'ai tenté de faire dans cet ouvrage ; c'est ce qui en explique les divisions.
Dans la première partie, je trace le tableau de la Bourse et de ses dépendances, de son personnel, de la nature et du mécanisme des opérations qui s'y traitent.
Dans la seconde, je rapproche de ces faits les dispositions, le caractère et le but des lois diverses qui régissent la matière, et j*examine, au point de vue doctrinal, toutes les difficultés juridiques.
Dans la troisième, je constate l'état et les phases de la jurisprudence sur chacune des questions traitées dans la seconde.
Dans la quatrième, enfin, j'essaie, après avoir rap* pelé les critiques et les éloges qui leur ont été adressés, de porter un jugement impartial sur les opérations de Bourse, au point de vue de notre organisation politique, économique et sociale; je signale les vices de notre législation, et j'indique quelques-unes des modifica-r tiens dont elle me paraît susceptible.
En développant mes idées à cet égard, j'aurai peutêtre le malheur de heurter certains intérêts, de froisser certaines susceptibilités. Quel que soit cet inconvénient, inséparable de la nature même du travail que j'ai entrepris, je n'ai pu me résoudre à garderie silence devant un état de choses que je voudrais voir meilleur, ne pouvant le supposer pire.