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LA SOIRÉE DE CHARLEMONT

« La séance annuelle donnée par le célèbre professeur de la rue des Martyrs a eu lieu, hier soir, à la salle des agriculteurs de France, rue d’Athènes.

« Le programme était conçu de main de maître et, malgré ses très nombreux numéros, l’intérêt a été tenu en éveil d’un bout à l’autrede la réunion. Roxe française, boxe anglaise et canne avaient réuni les meilleurs amateurs et professeurs dans chaque spécialité.

« Naturellement le grand succès a été pour le merveilleux athlète que tout le monde connaît ; nous avons nommé Charlemont jeune. Parmi la très nombreuse assistance qui se pressait dans la salle de la rue d’Athènes (constatons cependant que tout le monde était bien placé), notons la présence de MM. Ranc,

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sénateur, qui présidait, ayant à ses côtés MM. le colonel Dérué et O. Robbe; MM. Dubonnet, Ranowitz, Charleroi, Rogé, Chennevière, commandant Roustan, Baumblatt, lieulenantTaine, Vavasseur, Pierre Wolff, Kahn, Crémieux-Foa, F. Juven, Louis Minart, de Lucenski, Victor Letellier, AdamLévi, Déneri,Montet, docteur Landoux, Emile André, Eug. Paz, Courteline, Louvet, Gremois, Siry, etc...

« Le défaut de place et l’heure tardive nous empêchent de donner un compte-rendu suffisamment détaillé. Citons parmi les plus applaudis : Charlemont et son élève Ramon Fonst qui, dans la démonstration théorique et pratique de la boxe française, obtiennent un succès plus vif que jamais.

ce On ne sait ce qu’il faut admirer le plus, de la science et du bagout de l’éminent professeur ou du brio de son élève.

« Aussi, M. Ranc est-il très applaudi, lorsqu’il remet au jeune Ramon Fonst la médaille que lui offre Charlemont en récompense de ses réels progrès.

« Dans la première partie, remarqué les assauts de MM. Ruffier des Aimes, amateur, et Petit, moniteur à Joinville ; Blau, amateur, qui pourrait faire partie des « 100 kilos», et Gros, Joinvillais; les frères Paulian, boxe anglaise, qui n’y vont pas de mainmorte; Moscovino, Joinvillais, et Chabrier, professeur, ce dernier plus en forme que jamais, et enfin de Charlemont, père de son fils et delà véritable boxe française, et de Chauderlot ; assaut courtois s’il en fut.

« Dans la seconde partie, MM. Agié et Laburthe, amateurs, se livrent à des chassés-croisés qui font la joie des spectateurs ; MM. Levallois et Landowski, également amateurs, font assaut de science et de finesse; M. Groslambert, tireur classique s’il en fut etd’un jugementparfait, contreFlori, Joinvillais, rempli d’ardeur ; Loriot et Vidal ; Mainguet, premier prévôt de Charlemont et Maynadié, amateur, de jolie force; mais les « clous » de la séance sont incontestablement :

« 1° L’âssaut de Vigny., professeur à Genève et Charlemont fils.

« 2° Grainger, de Cambridge, et Legrand, amateur, boxe anglaise; Vigny et Attfield, boxe anglaise.

« Pour finir, un truculent assaut de canne, qui vaut un assaut

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de sabre, entre Charlemont fils, trois fois nommé, qui y excelle, et Taine, lieutenant instructeur à Joinville.

« En résumé, un très gros succès.

« G. de L. »

Paris-Vélo , 12 mars 1897.

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