‹ La boxe française, historique et biographiqueChapitre 160 sur 233 · J ARN AC · texte numérisé non relu

J ARN AC

La Patrie, 3 mars 1897.

« La Société des boxeurs français vient, par un heureux accord avec le cercle d’escrime de la rue Taitbout, de s’installer luxueusement et confortablement, dans le bâtiment du cercle même. Les amateurs y trouveront, au premier étage, une salle de boxe vaste et élégante, aux parois capitonnées soigneusement pour éviter le fâcheux choc en retour, un ballon d’entraînement fixé au sol et au plafond par deux courroies élastiques et qui vient furieusement frapper le nez du néophyte au coup de poing mal dirigé.

« En été, et en plein air, une terrasse sera aménagée en salle de travail protégée par un vélum. En outre, décidé à favoriser de plus en plus le goût de la boxe en France, le comité a voté des sommes importantes pour l’organisation d’assauts publics, qui ne pourront manquer d’être intéressants, s’il en faut juger par la séance d’inauguration donnée hier, et qui fait le plus grand honneur à ses organisateurs, membres du comité de la Société.

« Il régnait dans tout l’assaut une atmosphère de courtoisie, de correction et de concorde tout à fait agréable à constater. Citons surtout les assauts de MM. Levallois, vice-président du Boxingclub, et Ghabrier, prévôt de Charlemont, rivalisant tous deux de finesse, avec des attitudes d’une grâce et d’une précision accomplies ; Albert jeune et Mainguet, lutte pleine de science soutenue avec une énergie admirable par Mainguet, contre un adversaire d’une supériorité évidente en poids et en force ; Castérès, l’excellent professeur du Boxing-club, tirant contre Moscovino, de Joinville ; Charlemont fils contre l’amateur Groslambert a fait de jolies choses. L’école de Joinville était brillamment représentée par Flori, Gros, Moscovino, tous en progrès très sensibles. L’assaut de boxe anglaise de MM. Paulian, amateur de la Société des boxeurs

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français, et Gaconnet, professeur, était vraiment empoignant, mené avec beaucoup de cœur de part et d’autre ; supériorité évidente de M. Paulian, qui s’est donné en Angleterre un entraînement des plus sérieux.

« Louis d’HuRCouRT. »

Le Temps, 2 mars 1897.

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« Beaucoup de monde à l’assaut donné hier soir par la « Société des boxeurs français », installée maintenant au Cercle de l’escrime, où elle a une salle spéciale.

« Dans la première partie, je cite surtout pour la boxe française, MM. Yan-Roose, Gros, Levallois, Chabrier, Flori et Charlemont père, qui s’est montré toujours étonnant de souplesse et d’habileté.

« Trois assauts de boxe française sont à mentionner spécialement dans la deuxième partie. Les adversaires étaient : MM. Albert et Mainguet, Gastérès et Moscovino de l’école de Joinville, Groslambert et Charlemont fils.

« Ce dernier assaut a été particulièrement applaudi.

« La boxe anglaise a été moins bien représentée dans cette réunion.

« Mais l’ensemble de la soirée a été plus que satisfaisant et a offert parfois un grand intérêt.

« Robert Milton. »

Le Figaro, 2 mars J 897.

BOXE

« La première partie de la séance a offert un intérêt tout particulier, car on y a vu tirer Charlemont père que la Société s’est attaché comme professeur et qui depuis bien longtemps déjà n’avait pas fait assaut en public.

« On a été vraiment stupéfait en voyant combien cet homme, qui a soixante ans sonnés, est encore souple et vigoureux. Il a bril-

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lamment tenu tête à son jeune adversaire et a obtenu un grand et légitime succès.

« Avant lui, on avait applaudi deux amateurs bien connus, MM. Yan-Roose et Levallois, qui avaient en face d’eux, le premier un moniteur de Joinville, M. Flori, et le second un prévôt de la salle de Gharlemont fils.

« Après un entr’acte, pendant lequel M. Rreittmayer a fort gracieusement fait visiter aux invités le local de la Société, la séance a repris par un brillant assaut entre MM. Albert et Mainguet.

« Ont ensuite tiré avec leur maestria ordinaire, MM. Castérès et Moscovino, Groslambert et Charlemont fils.

« Les assauts de boxe anglaise ont présenté ceci de particulier que, sur six boxeurs, deux seulement étant français, ce sont ceuxlà qui ont fait un assaut rude et intéressant. M. Paulian, un amateur qui a étudié la boxe en Angleterre même, et qui est bâti pour la pratiquer avec succès contre n’importe qui, a infligé une défaite sanglante, par le nez seulement, au professeur Gaconnet.

<( Les boxeurs anglais Roberts, John Jones, Attfield et Smith ont joué à ne pas se faire mal. Ils ont très bien réussi. »

Le Petit Journal, 1er mars 1897.

BOXE

« Dans la première partie, on a goûté et applaudi les jeux de MM. Lachâtre et Vidal, Agié et Loriot, Van-Roose et le sergent Gros.

« Après MM. Levallois et Chabrier, qui ont lutté avec beaucoup d’élégance, la rencontre de Charlemont père et Flori, a permis d’admirer la science des deux partners et l’excellente méthode du célèbre professeur français.

« Dans la deuxième partie, les maîtres Albert et Mainguet ont tiré avec beaucoup de brio, ainsi que MM. Castérès et Moscovino, qui ont eu beaucoup de succès.

« Après MM. Paulian et Gaconnet, Attfield et Smith, un assaut final splendide a eu lieu entre MM. Charlemont fils et Groslambert. Charlemont est toujours le merveilleux exécutant qu’on sait : ad-

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mirablement en forme, il a splendidement tiré et son adversaire a eu le très grand mérite de lui bien donner la réplique. » Gil-BlaSy 2 mars 1897.

« Sur les trois assauts de boxe anglaise qui figuraient au programme, ceux des professionnels ont manqué d’intérêt, mais le troisième entre M. Paulian, amateur, et M. Gaconnet, professeur, a été palpitant. M. Paulian y a déployé toutes les qualités d’un excellent tireur.

« Cette réunion a procuré le plus vif plaisir, en somme, aux amateurs de ce sport si intelligent : la boxe française. »

Le Radical^ mars 1897.

La presse a été largement représentée à l’assaut d’inauguration donné dimanche 28 février par la société des boxeurs français, au Cercle de l’escrime, rue Taitbout ; des comptes-rendus ont été publiés par les journaux : Le Figaro , le Temps , Gïl-Blas, le Petit Journal , l’Intransigeant, la Patrie, Le Petit Parisien, le Journal, le Radical, l’Echo de Paris, la Presse, le Paris-Vélo et le Vélo.

La presse tout entière s’intéresse à tous les sports utiles, ne se contentant pas d’annoncer et de rendre compte des fêtes, sportives, elle les encourage encore en organisant elle- même des fêtes, des concours et des tournois ; elle décerne des prix de grande valeur, aux vainqueurs des différents sports.

Elle aura bien mérité de la reconnaissance de tous les amateurs d’éducation physique.

GRAND ASSAUT ANNUEL

Donné par M. Charlemont fils salle des fêtes de la société des agriculteurs de France, LE 11 MARS 1897, A 8 HEURES DU SOIR

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ORDRE DES ASSAUTS

Grand assaut annuel de boxe française et anglaise et de canne donné par Ch. Charlemont

directeur de l’Académie de boxe, professeur au lycée Janson de Sailly èt au collège Rollin,

Avec le concours gracieux de

MM. Pierre Vigny, professeur à Genève, J. Dardenne et Halleux, du boxing-club de Verviers, Hermans, duboxing-club de Liège, Grainger, Camrridge, University-Boxing-club; Charlemont, père, Chauderlot, Mainguet, Chabrier, professeurs : Moscovino, Gros, Flori, Vidal, moniteurs à l’Ecole militaire de Joinville ;

Deligny, Legrand, Levallois, Maynadié, amateurs ; Groslambert, Taine, lieutenant instructeur à l’Ecole de Joinville, Baumblatt, A. Paulian, J. Paulian, Blau,

Foréau, Ramon Fonst, Roger, Landowski, Loriot, Laburthe, élèves de l’académie de boxe.

Démonstration théorique et pratique de la boxe française par M. Charlemont et Ramon Fonst, son élève.

Intermède de canne par M. Pierre Vigny, professeur à Genève.

Les dames sont admises.

Places réservées : 10 francs. — Entrée : 5 francs.

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