CHEZ CHARLEMONT
«Les assauts donnés chez Charlemont fils sont toujours fort suivis, et celui qui a eu lieu hier soir au bénéfice de ses excellents prévôts Mainguet et Chabrier a obtenu le succès habituel.
« L’incomparable maître a tiré deux fois, dans un assaut de boxe française contre le sergent Gros etdans un assaut de canne contre le lieutenant Taine; dans Lun et l’autre il nous a montré une force exceptionnelle, une inouïe rapidité et une souplesse... de panthère.
« Les deux assauts Mainguet-FIori et Chabrier-Vidal ont été l'occasion, pour les deux prévôts, de déployer d’incontestables q ualités person nel les. A citer en core l’assau t Landowski-Moscovino .
« Les frères Legrand, en boxe anglaise, nous ont fourni une intéressante diversion.
« Profitons de l’occasion pour annoncer la formation d’une société d’encouragement sous le titre« la Boxe française », dont le président est M. Rampai.
« Remarqué hier dans la salle : MMUe Rousselot, MM. Rampai, Rogé, d’Hurcourt, Dubonnet, Minart, etc... »
Le Journal des sports, jeudi 20 mai 1897.
BOXE
« Charmante soirée hier chez Charlemont qui donnait un grand assaut de boxe annuel au profit de ses prévôts, MM. Mainguet et Chabrier. Public aussi nombreux qu’élégant. Parmi les tireurs les plus remarqués, citons MM. Landowski, Foréau, Mainguet, Reinhardt, Chabrier, Gros. Le clou de la soirée a été l’assaut de canne entre le lieutenant Taine et Charlemont fils.
« Les deux adversaires se sont surpassés et ont été vivement applaudis par toute l’assistance.
« Paul Field. »
Le Vélo, jeudi 20 mai 1897.
LA BOXE FRANÇAISE
BOXE
Des amateurs de boxe et des élèves de la salle Charlemont se sont réunis lundi 10 mai, dans lelocal de l’Académie de boxe, 24, rue des Martyrs, à l’effet de constituer une société d’encouragement de la boxe.
Le but de cette nouvelle société sera surtout la propagation delà boxe française au moyen de grands assauts publics.
La défunte société des boxeurs français avait jadis réalisé à ce point de vue, au cirque d’été, ses séances de boxe française et anglaise qui sont restées les plus belles manifestations publiques de ce sport.
C’est pour recommencer ces réunions si fécondes pour la boxe, que la nouvelle société « la Boxe française » s’est formée.
Le Comité est composé de MM. Clerc-Rampal, président, Berton, vice-président ; Foréau, secrétaire ;Barrois, trésorier, Eugène Paz, lieutenant Taine, Bardac, Pasteur, Ruffier des Aimes, Ch. Charlemont.
Le 30 mai 1897, Charlemont fils est nommé officier d’Académie par décision de M. le Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, M. A. Rambaud.
C’est la seconde distinction officielle accordée à des professeurs de boxe. Espérons que ça ne sera pas la dernière.
Dans sa séance du 24 mai dernier, le comité de la société (la Boxe française) a décerné à M. Charlemont père le titre de membre d’honneur.
Le samedi 12 juin 1897, à 8 heures 1/2 du soir, au grand café des Omnibus, 27, rue de Belleville, grand assaut de boxe, donné par MM. Châtelain et Mille, avec le gracieux concours de MM. O. Qui Hier, E. Quillier, Leclerc, Langlois, Guelpa, Van Rooze, Legrand, Larue, Bidault (professeurs de boxe), et de MM. André, Seine, Mariot, professeurs d’escrime, M. Jean le Bordelais, professeur de lutte, MM. Dewezet Hochet, des Concerts' de Paris.
Le 7 juillet, à 9 heures du soir, assaut intime donné par MM. les membres du cercle de l’Omnium, dans la coquette salle du boulevard des Italiens, sous la présidence de MM. le duc de Luynes, et le duc de Brissac, président et vice-président de la société. Les assauts dirigés par M. Ayat, professeur d’escrime; assauts de fleuret :MM. Jourdan, prof., Margaut, prof., Louis, prof, au 46ede ligne ; Bruneau de Laborie, amateur; Raud,prof. au 89e de ligne ;Bougnol, prof, au cercle d’Anjou ; Epée : Cuvillier, prof, au 89e de ligne ; L. de Heredia, amateur ; Jourdan, prof.; de Blest Gana, amateur ; sabre : Cuvillier-Bougnol ; boxe française : Charlemont Pils-RamonFonst, démonstration théorique et pratique ; assaut de boxe française : Mainguet-Chabrier.
Le 8 août 1897, M. Charlemont père rompt son engagement avec la société des boxeurs français, en adressant la lettre suivante (recommandée) :
« Monsieur le président de la société des boxeurs français, au cercle de l’escrime, 9, rue Taitbout.
« Monsieur le Président,
« Par sa composition actuelle, le comité de la société des boxeurs français, ne m’offrant pas les garanties suffisantes pour ma dignité de professeur, je. vous adresse ma démission.
« En conséquence, je quitterai mes fonctions le 31 août 1897.
« Agréez, etc.
« J. Charlemont. »
Ceci est pour répondre à des insinuations malveillantes de membres du comité, qui prétendaient que Charlemont avait été congédié ; ce qui ne pouvait être puisqu’il avait un engagement valable jusqu’au 15 février suivant.