‹ La boxe française, historique et biographiqueChapitre 199 sur 233 · UNE FÊTE SPORTIVE · texte numérisé non relu

UNE FÊTE SPORTIVE

« Nos excellents confrères MM. de Lucenski etJuven, qui, sous le patronage du Journal des Sports, ont organisé la soirée d’hier au Cirque d’Eté, ont droit à tous les compliments.

« Au programme figuraient les noms de maîtres comme MM. Rouleau, Spinnewyn, Kirchoffer, et d’amateurs, MM. Blest- Gana, Legrand, Fiévet. Le clou de la soirée, c’était l’assaut de boxe française donné par MM. Charlemont et Castérès, qui, par leur agilité merveilleuse, leur à-propos et leur maîtrise, se sont fait longuement acclamer. La fête, enfin, a été de tous points réussie et les nombreux assistants qui ont suivi son brillant programme ne ménageaient pas les éloges à l’intelligente initiative de nos deux confrères. »

La Presse.

a Mais le clou de la soiréea été l’assaut de boxe française entre les deux maîtres, Castérès et Charlemont. Cette rencontre, attendue comme un véritable événement sportif, a tenu tout ce qu’elle promettait ; elle a été merveilleuse et les deux hommes ont réussi une succession de coups qui ont provoqué les acclamations de la salle. Ces acclamations se sont changées en une véritable ovation à la fin de l’assaut.

« S’il m’est permis de donner mon opinion sur cet assaut — elle est conforme à celle de quelques maîtres, — Castérès a montré qu’il était plus que l’égal de son adversaire, le merveilleux Charlemont.

LA BOXE FRANÇAISE

« Fera-t-on jamais aussi bien qu’eux? C’est possible. Mieux, c’est impossible !

« Frantz Reichel. »

Le Vélo.

A propos de l’article ci-dessus, nous sommes allé demander à M. Reichel sur quoi il basait son opinion ; voici sa réponse. — a C’est mon opinion. »

Ceci est une réponse évasive, qui n’explique rien ; elle démontre soit l’ignorance de son auteur, soit un parti-pris ; nous croyons à ce dernier, M. Reichel étant élève de M. Castérès, il prend ses désirs pour des réalités.

Voici la vérité: Charlernont fils a touchéson adversaire un bien plus grand nombre de fois que lui, et, si nous nous en rapportons à une règle établie depuis la naissance des sports, que ce soit à l’épée, à la canne ou à la boxe, c’est le tireur qui touche son adversaire le plus grand nombre de fois, qui est reconnu vainqueur.

Ceci n’est pas une opinion, c’est un fait acquis, et, toutes les opinions fantaisistes ou intéressées, ne changeront pas celte règle. Quant à la correction dans l’assaut, voici notre opinion!

En boxe française, le tireur qui cherche les corps à corps commet une grande faute. La défense du boxeur doit se faire à distance, de manière à conserver tous les moyens qu’il doit tirer de ses pieds et de ses poings. Car dans le cas contraire, il peut rencontrer un adversaire plus lourd et plus fort que lui physiquement et qui peut lui faire perdre tous les avantages d’adresse et d’agilité que donne l’exercice de la boxe.

Cette grande faute, l’adversaire de Charlernont fils l’a commise plusieurs fois, nous pouvons ajouter qu’il est coutumier du fait et qu’il en a déjà été victime.

A l/ACADËMIE DE BOXE

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