Deuxième partie MM. Landowski, amateur, Vidal, professeur
Fonst, amateur, Goldschmidt, amateur. -
Charlemont fils, Vignes, moniteur. Ecole de Joinville.
Foréau, amateur, Loriot, amateur.
Mainguet, professeur, Académie de boxe, Antoine, professeur.
Taine, lieut. instruct. Ecole de Joinville, Charlemont fils (canne).
LA BOXE FBANÇAISE
BOXE
l’assaut des prévôts
« Les prévôts Chabrier et Mainguet nous ont conviés hier soir à une attrayante soirée de boxe, donnée à l’Académie de boxe, rue des Martyrs. Le programme, dont certains numéros ont été parfaitement intéressants, était quelque peu chargé; il aurait gagné à être allégé de jeux sans grande valeur.
c< Dans la première partie Charbonnel (moniteur à Joinville) a, plus lourd et plus actif, décontenancé en boxe française Dandieu, amateur, qui a réussi à prendre la belle par un arrêt. Le lieutenant Taine, très souple, a fait, en un assaut de canne, jeu égal avec Foréau, amateur; Blau, un amateur de poids, a, malgré sa corpulence allègrement portée, mis à l’ouvrage le brave sergent Nos, de l'Ecole de Joinville. Je passe sur l’assaut de boxe française entre les jeunes amateurs Goldschmidt et Roseaux, Goldschmit et Fonst laissés bien trop longtemps sur la planche, pour en arriver à la partie de boxe anglaise entre Randon, amateur, et Stockdale, du régiment d’Essex.
« Trois reprises de deux minutes. Dès le début les adversaires tirent dur, et Randon, plus lourd, semble le premier se fatiguer, contraint qu’ilest, pourdéjouer le jeu long de Stockdale, d’engager de rudes corps à corps. Dans la seconde reprise, Randon, très énergique et très résistant, prend l’avantage, et dans la reprise finale domine tout à faitson adversaire complètement désemparé. Cet assaut a été plus violent que scientifique.
« Deuxième partie :
« Dunet, amateur, a tiré en boxe française contre l’excellent professeur Chabrier. La rencontre n’a pas donné ce qu’on en attendait. Il a paru que les deux adversaires redoutaient de se livrer et Chabrier, d’ordinaire si brillant, n’a pas osé le beau grand jeu dont il a fait preuve en tant d’autres circonstances. Chabrier a, malgré tout, gardé Davantage. Dunet a pris la belle.
« Charbonnel, moniteur à Joinville, aété,dansun second assaut de boxe française, avec M. Landowski, bien inférieur à lui-même.
Il a été tout baba devant la jambe sans cesse levée de Landowski qui d’ailleurs a bien mieux tiré que de coutume. Cet amateur, dont les dispositions sont excellentes, s'est enfin décidé à tenter l’exécution de ses coups au lieu de les dessiner. Quel avantage pour Landowski.
« Charlemont a fait la vie dure à son adversaire Vignes, moniteur à Joinville, qui n’â rien essayé et s’est contenté de chercher à esquiver les touches. Charlemont a exécuté tous les coups possibles, de la cheville à la tête, avec aisance et précision.
« Assaut insignifiant entre les amateurs Loriot et Foréau dont le jeu a manqué de précision dans le coup de passe et dans le coup de pied.
« La partie vraiment sensationnelle a été l’assaut de boxe française entre Antoine, le jeune prévôt de Castérès et Mainguet, prévôt à l’Académie de boxe. Rarement les amateurs ont eu l’occasion d’assister aune aussi jolie lutte. Antoine, qui commence à s’habituer aux assauts publics, a fort bien tiré. Son adversaire Mainguet a eu l'avantage ; il a mis notamment à son actif trois revers splendides. Des deux côtés jeu précis, savant et exempt de cafouillages. L’assistance les a acclamés. C’était justice.
« La soirée s’ëst terminée par une partie de canne entre Charlemont et le lieutenant Taine, partie dans laquelle Charlemont a littéralement joué avec son adversaire.
« Frantz Reichel. »
Le Vélo, 13 mai 1898.
BOXE
l’assaut DU BOX1NG-CLUB
« La fête de boxe donnée hier soir à la salle Castérès, rue Nouvelle, par le Boxing-Club de Paris, a été superbe.
« Les assauts ont été remarquables, tous sans distinction, et l’assistance très nombreuse — et dans laquelle nombre de jolies femmes — a, par ses applaudissements et ses acclamations, montré l’intérêt et le plaisir qu’elle a pris aux différentes luttes.
LA BOXE FRANÇAISE
« D'une façon générale, la soirée a été un triomphe complët pour le professeur Gastérès. Ses élèves ont, par leur belle contenance, fait un éloge public de son merveilleux enseignement.
« Castérès a d’ailleurs, parla répétition théorique et pratique de boxe française faite avec le jeune Tampier, son élève, donné une démonstration éclatante de l’excellence de sa méthode.
« M. Lacour, dont le style est remarquable et qui fait parfaitement, a exécuté contre M. Collard, qui n’a pas trop l’habitude de l’assaut, une splendide série de coups de pied et de coups de poing. Tl a eu l’avantage et la belle.
' « Partie très fine entre M. Joyeux et M. Lefebvre, dont c’était le début. M. Lefebvre promet un tireur d’avenir. Un léger avantage à M. Joyeux.
« Le Joinvi liais Vignes a tiré avec une belle ardeur et avec succès contre M. Du net dont le jeu a été moins précis que de coutume. Quelques engagements un peu confus. L’avantage à Vignes, et la belle à Dunet.
« Le jeuneTampier, déjà nommé, a reparu sur la planche contrele jeune Dubonnet. Les deux bambins ont fait comme des vétérans. Ils ont eu les honneurs du rappel. L’avantage à Tampier.
« Flori, moniteur à Joinville, et Antoine, prévôt de chez Castérès, ont conduit un magnifique assaut. Flori très élégant, très savant, et dans un de ses bons jours, a exécuté un jeu très varié, coups de pied et coups de poing. Antoine, un peu long à se mettre en action, lui a fait d’excellentes reparties sur la fin. L’avantage et la belle à Flori.
« Castérès, le maître de céans, a eu pour adversaire le vaillant et infatigable Gros, moniteur à Joinville.
((Les spectateurs, absolument emballés par les exploits du jeune Tampier, ont fait une ovation au professeur et à son élève. Au surplus les tireurs dans ces différents assauts ont été bissés. Sans contredit nous avons assisté hier à la plus belle soirée de boxe de l’année. Ceci dit, je passe au compte rendu de la fête.
« Un seul assaut de boxe anglaise qui a mis aux prises M. Levai lois, président du Boxing-Club, et notre collaborateur F. Rei-
LA BOXE FRANÇAISE
chel. Trois reprises, conduites durement et vite, et au cours desquelles les deux adversaires se sont décoché avec science et générosité de vigoureux coups de poing. Jeu sensiblement égal.
« Passons à la boxe française; M. Didier, un jeune amateur qui fait très bien, a eu l’avantage sur M. Boyard, adversaire un peu timide.
« M. Robert, un boxeur d’avenir, doué de moyens supérieurs et d’une vigueur peu commune, a pris le meilleur sur M. Harracca, au jeu un peu court, mais qui a réussi sur la fin, en se remuant un peu, à s’assurer la belle.
« Gros a eu le peu mince honneur de toucher à diverses reprises le merveilleux Castérès. Castérès a exécuté des chassés étonnants de vitesse et des coups de pied de revers prodigieux. L’avantage et la belle à Castérès, naturellement.
« Le dernier assaut de la soirée a été pour Loustalot, professeur à l’Ecole impériale de Saint-Pétersbourg, l’occasion d’un succès assez facile. Son adversaire Vidal, prévôt chez Rue, pourrait bien faire s’il ne se contentait pas de dessiner ses coups. Qu’il ose davantage et ses assauts y gagneront.
« La fête s’est terminée par une intéressante partie de canne entre Castérès, infatigable, et M. Monbiot amateur, qui, quoique amateur redoutable dans l’art de manier le gourdin, a reçu plus de coups qu’il n’en a donné.