COMPTE-RENDU DE LA SÉANCE
<( L’assaut de boxe française et anglaise organisé hier soir par Leclerc, à la salle du Grand Orient, avait attiré un grand nombre d'amateurs et même quelques spectatrices.
« Charles Lecour, le doyen des professeurs de boxe, présidait la réunion.
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« Remarqué également MM. le docteur Ménière, Corthey, Vavasseur, A. Germain, Nadar, Charlemont, Rue, L. Rardoux, etc..
« Les honneurs de la soirée ont été pour Leclercet Charlemont fils, que tous les amateurs de boxe française voudraient bien voir tirer ensemble.
« Leurs deux adversaires, Ghauderlot et Qui Hier, leur ont d’ailleurs fort bien donné la réplique.
« Citons encore MM. Perré, Knab, Danny, Deleau, Marius, Renaud, etc... Deux assauts de sabre et de canne ont servi d’intermèdes à cette intéressante réunion. »
Nous recevons de Rruxelles, l’article suivant, extrait du journal le Franc-Tireur.
ESCRIME
« L’épée, la noble épée, qui a si brillamment conquis en France ses grands quartiers de noblesse, est la seule arme vraiment digne de trancher tout différend de gentleman à gentleman.
« Le pistolet, il est vrai, a pris dans nos mœurs, surtout depuis quelques années, une assez large place, mais c’est une arme brutale, très meurtrière, ou qui frise le ridicule, quand le combat est sans résultat.
« On éprouve, en effet, un sentiment pénible, quand on apprend que deux hommqs sont allés sur le terrain, ont échangé deux balles qui n’ont laissé aucune trace ; piètre mise .en scène à la suite de laquelle les témoins ont déclaré l’honneur satisfait.
« L’épée sera donc toujours l’arme recherchée et préférée par tout vrai gentilhomme français.
« Malheureusement, on n’a pas toujours en face de soi un gentleman et, par ces temps d’agressions, d’attaques nocturnes, d’insultes brutales, si, par aventure, on n’a pas pris soin de se munir d’un excellent revolver, ou si on n’a pas le temps d’en faire usage, il est fort utile de pouvoir compter sur ses biceps, et surtout sur son adresse physique, pour pouvoir se défendre contre tout agresseur, même le plus robuste.
« 11 est utile aussi parfois, tout en n’ayant recours qu’à la dernière extrémité, d’être à même de se faire une justice sommaire
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sans invoquer l'action lente, solennelle et insuffisante du magistrat.
« L’étude de la boxe remonte aux temps les plus reculés : tous les auteurs les plus éminents de l’ancienne Grèce, Pausanias, Pindare, Homère, etc..., ont célébré les jeux du cirque en si grand honneur aux temps héroïques.
« Parmi eux les exercices préférés étaient la palestre et le panératium qui se rapprochaient énormément de la boxe moderne.
« Ces exercices étaient aussi en grand crédit chez les Romains, les empereurs les honoraient de leur présence, distribuaient des prix, et bien souvent les héros les plus renommés, les sénateurs les plus illustres y prenaient part (qu’en pensent nos honorables pères conscrits du palais du Luxembourg!).
« En Angleterre depuis Georges II, l’art de la boxe a été cultivé avec passion et encouragé par Georges IV qui était lui-même un boxeur émérite.
« Ses successeurs et les hommes les plus distingués de la Grande-Bretagne lui ont continué leur patronage jusqu’à nos jours.
« Citons par exemple :
« Le comte Eldon, lord Byron, le duc de Wellington, le marquis de Waterford, le comte de Munster, sir Robert Peel, le colonel Berkeley qui étaient passés maîtres en cet art.
« Nous devons citer l’excentrique lord Seymour, surnommé « milord l’Arsouille » dont les exploits sont légendaires.
« En France, jusqu’à présent, la boxe ne compte que quelques adeptes et nous le regrettons vivement, car en dehors des avantages déjà spécifiés, les effets salutaires de cet exercice, au point de vue de l’hygiène, sont vraiment admirables, les médecins les plus renommés sont unanimes à l’attester.
« L’un d’eux, le célèbre professeur Abernethy, est même allé jusqu’à affirmer que l’exercice de la boxe dans neuf cas de maladie sur dix, supprimerait le médecin.
«• Nous comptons cependant en France quelques célèbres amateurs, entre autres :
« Le général Ney, duc d’Elchingen, vicomte fie MaulmonLHochon, marquis de Laval, comte de Monthozon-Brachet, comte
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d’Enval, vicomte de Beaumont, capitaine Leroux, baron d’Escoublot, de Waeytens, Levé, Rouillard, baron de Watteville, etc.
« Nous ne parlerons pas bien entendu des lutteurs de profession, de la Cannebière et autres lieux. Versons un pleur cependant sur Arpin, le Samson du xixe siècle, qui est mort à Cette.
« Quant aux règles qui régissent la matière, il ne m’appartient pas de les déterminer ici, je laisse la parole aux excellents professeurs parisiens et je citerai au nombre des plus autorisés MM. Charles Lecour, vétéran de la boxe, Leboucher, Charlemont, Chauderlot, Devost, etc... MM. Charlemont et Chauderlot sont les chefs d’école de la boxe française, et sortent de l’armée.
« Les trois autres professeurs MM. Charles Lecour, Devost et Leboucher, sont des disciples de la méthode anglaise.
« Disons, pour terminer, que tout élève bien constitué, intelligent et bien dirigé, doit, au bout de trois mois de leçons, posséder à fond la théorie de la boxe et se servir correctement de l’attaque, de la parade, des retraites et des contres.
« Grâce à cela, il sera un boxeur de moyenne force ; quant à atteindre la perfection, dame ! comme pour toute autre étude, cela demande du temps. »
Le Carabinier- Gymnaste.
Le 21 février 1887, le Cercle d'escrime et PUnion gymnastique de Gharleroi donnent une fête de charité dans le théâtre de cette ville. Gymnastique, escrime, boxe française, avec le concours de MM. Michon, Charlemont père et fils (Paris), de Mulder, Rabin, Desmedt, Merckx, Pleuzer, Dupont, Fadeux (Bruxelles), Brun (Senlis), Gabriel (Saint-Cyr), Lemignard, Meurs (Valenciennes), Blampain, Bervoets, Destrée (aux chasseurs Charleroi), Dupuis (Louvain), baron de Callewaert, Balz.a (Liège), Quicampois. Robert, Gador, des Essarts, Buisset et Van der Elst (Charleroi).
La fanfare du Ie1- bataillon de chasseurs à pied, sous la direction de son chef M. Muldermans, prêtait son concours pour la partie musicale.
Les secrets de la boxe française dévoilés, partie démonstrative, par MM. Charlemont père et fils. Dans la seconde partie, assaut de boxe française entre MM. Charlemont père et Pleuzer.
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