‹ La Bradycardie dans les Oreillons: Étude Clinique & PathogéniqueChapitre 11 sur 51 · DÉBUT DE LA BRADYCARDIE · texte numérisé non relu

DÉBUT DE LA BRADYCARDIE

Loin d'être un symptôme tardif, le ralentissement du ( pouls est caractérisé, dans la grande majorité des cas, par une précocité remarquable. \ Dans trois cas, le ralentissement du pouls existait le deuxième jour de la maladie : deux malades examinés 48 heures après l'apparition des premiers tue présen- ‘| 204 taient déjà un ralentissement manifeste (obs. 41, 42) ; chez | un troisième malade, reçu à l'hôpital le jour même du

) début, la bradycardie apparaissait le lendemain. (obs. 43) 21 malades admis à l'hôpital le troisième jour de leur affection, avaient un pouls notablement ralenti ; dans un

on autre cas enfin, la bradycardie est apparue également le troisième jour.

Par conséquent, sur les 218 malades adultes chez lesquels il fut possible de fixer la date exacte du début, 25, soit 41,5 °/,, présentaient de la bradycardie le troisième jour de

leur affection.

Le ralentissement à été constaté :

le 4 jour chez 73 malades, soit 33,5 °/, le 5° jour chez 107 malades, soit 49°}, le 6° jour chez 127 malades, soit 59 °},

La bradycardie existait donc le 6° jour, dans plus de la moitié des cas. Encore faut-il femarquer -que cette évaluation ne donne que des chiffres inférieurs à la réalité ; un grand nombre de malades présentaient, à leur entrée à l'hôpital, un ralentissement qui avait pu débuter plusieurs jours auparavant.

Les cas où le début de la bradycardie a été tardif, sont exceptionnels ; chez 7 malades seulement, elle n'a été notée que 10 à 13 jours après l'apparition des premiers symptômes.

Il importe cependant de signaler une cause d'erreur : si les oreillons ont souvent un début nettement caractérisé par des symptômes généraux, une poussée fébrile plus ou moins intense, de la céphalée et des douleurs parotidiennes, il y a des cas où le début est absolument insidieux, sans aucun phénomène douloureux et sans élévation thermique ;

‘un matin, au réveil, le malade s'aperçoit de l'existence d'une tuméfaction parotidienne, quelquefois déjà très prononcée. Il peut être difficile, dans ces cas, d'établir d'une façon précise le jour du début de l'affection.

En réalité, cette cause d'erreur est peu appréciable ; la

période d'invasion, précédant l'apparition de la tuméfaction parotidienne, est de courte durée et ne dépasse pas 12 à 56 heures. (Hudelo) k

On peut donc considérer que la bradycardie ourlienne existe le plus souvent avant la fin de la première semaine. Or, la durée de l'évolution des oreillons chez l'adulte étant, en moyenne, de 10 à 12 jours, on voit que la bradycardie apparait en pleine période d'état, souvent même dans la période de début, pendant la phase d'accroissement de la fluxion parotidienne, et nullement pendant la convalescence.

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