‹ La Bradycardie dans les Oreillons: Étude Clinique & PathogéniqueChapitre 13 sur 51 · AE 5 TES · texte numérisé non relu

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l'hôpital le 25° jour et même le 29° jour de la maladie. (obs. 72, 109, 116)

Un malade entré à l'hôpital quinze jours après le début. présentait encore, le 36° jour, un pouls à 64, après avoir eu la veille et l'avant veille 72 et 80. (obs. 44)

Enfin, le malade B. (0bs. 5), présentait, 45 jours après le début des oreillons, un pouls qui ne dépassait pas 60.

J'ai noté, dans plusieurs cas, à la période terminale, une véritable phase de tachycardie, l'accélération progressive dépassant le chiffre normal pour atteindre 80, 90 et même 100 pulsations par minute. (obs. 1, 45 à 50, 58, 59, 69, 75, 81, 85, 117)

Cette accélération apparait en général vers le 20° jour de la maladie ; aussi, pourrait-on peut-être la constater plus souvent, si un grand nombre de malades ne quittaient, l'hôpital avant cette date. J'ai fréquemment noté, les! derniers jours de la présence à l'hôpital, un pouls se rapprochant sensiblement du chiffre normal, mais avec une tendance nette vers l’accélération progressive ; la courbe du pouls ne donnait pas un tracé en plateau, mais bien une ligne régulièrement ascendante, interrompue brusquement par le départ du malade. Dans certains cas, une prolongation de séjour permettrait peut-être de voir po cette tachycardie terminale.

$S 2. — Rapport de la Bradycardie avec l'intensité des oreillons.

La valeur de la bradycardie est-elle proportionnelle à l'intensité de la fluxion parotidienne ?

A priori, il ne semble pas y avoir, entre ces deux phénomènes, de rapport évident ; nombreux sont les cas où, avec une tuméfaction parotidienne extrêmement légère et tout à fait passagère, on peut constater une bradycardie intense

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et d'une persistance qui n’est nullement en rapport avec la durée de la fluxion parotidienne.

Inversement, une tuméfaction glandulaire prononcée peut coïncider avec un ralentissement très modéré.

Cependant, un examen méthodique montre qu'il existe un certain parallélisme entre l'intensité de la fluxion parotidienne et celle du ralentissement. La bradycardie atteignant 40 à 50 pulsations, appartient, dans 40 °/, des cas,aux formes intenses des oreillons, dans 8 °/, des cas aux formes légères, tandis que le ralentissement peu marqué, ne dépassant pas 60 pulsations, coïncide dans 40 °/, des cas seulement, avec les fluxions parotidiennes intenses et, dans 18 °/, des cas, avec les tuméfactions légères.

Il importe, du reste, de remarquer que les parotidites

ourliennes intenses sont souvent celles où les symptômes

généraux sont le plus marqués ; dans ces conditions, il est difficile de dire si le degré de la bradycardie est proportionnel au volume de la tuméfaction glandulaire, ou à l'intensité de l'infection générale qui caractérise les oreillons, de la fièvre ourlienne.

Il ne semble y avoir aucun rapport entre le ralentisse- : ment du pouls et la localisation glandulaire de l'aflection ; je n'ai pas constaté, en particulier, de différence sensible, suivant que la fluxion parotidienne était unilatérale ou bilatérale. Du reste, la parotidite unilatérale peut être caractérisée par une tuméfaction considérable, et s'accompagner de symptômes généraux aussi accentués que les formes bilatérales.

L'évolution d'une orchite ne paraît pas exercer sur l'intensité de la bradycardie, une influence manifeste. Chez les quarante malades qui furent atteints d'orchite, la proportion des cas où la bradycardie fut très accusée, est sensiblement la même que chez les malades qui en furent

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m'a indemnes. Toutefois, pendant la phase d'hyperthermie, souvent très accentuée,. accompagnant le début de l'orchite, la dissociation du pouls et de la température était généralement très marquée.

Dans tous les cas où l'orchite apparut pendant le séjour à l'hôpital, je n’ai janrais constaté, après la poussée thermique marquant le début de la localisation testiculaire, que le ralentissement atteignit un chiffre inférieur à celui qu'il accusait auparavant.

Ill. — Appareil cardio-vasculaire

Pour compléter l'étude de la bradycardie, j'ai pratiqué l'examen méthodique du cœur chez tous les malades. Dans presque tous les cas, le rythme cardiaque était absolument normal, bien que ralenti, et les bruits exempts de toute modification pathologique.

Dans quelques cas, j'ai noté la présence de souffles extra-cardiaques, et, exceptionnellement, l'existence d’extrasystoles.

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