INTRODUCTION
Au cours de mon année d'internat chez Monsieur le Professeur P. Teissier, j'ai été à même de suivre, de novembre 1911 à juillet 1912, un grand nombre de malades atteints d'oreillons, qui furent traités à l'Hôpital Claude Bernard.
J'ai relevé avec soin la fréquence et les caractères cliniques dû ralentissement du pouls qui se manifeste chez ces malades ; c'est là un symptôme pour ainsi dire méconnu, én dépit de sa constance presque absolue, et malgré les quelques recherches dont il fut l'objet de la part de MM. Chauffard et Boidin, Nobécourt et Brelet, M. Raynaud, etc.
C'est cependant un symptôme qui mérite de devenir classique ; l'étude clinique et pathogénique que lui consacra en 190 Monsieur le‘Professeur P. Teissier, montra que si son mécanisme reste encore obscur, sa valeur rene Sie ne peut être mise en doute. dignos tique
Mes recherches ont porté sur 274 observations qui se répartissent en 230 adultes ou adolescents, la plupart de 16 à 25 ans (178 hommes, 52 femmes), et 44 enfants de 8 à 15 ans.
Dans tous les cas, j'ai noté la fréquence du pouls, et parallèlement, les symptômes pouvant faire penser à une réaction méningée (examen du liquide céphalo-rachidien) ou à une localisation pancréatique signalée par certains auteurs.
J'ai pris de nombreux tracés du ie de la pointe, du
pouls radial et du pouls jugulaire, dans tous les cas où la bradycardie était très prononcée, ou lorsqu'elle présentait des caractères un peu particuliers.
Enfin, sous la direction de Monsieur le Professeur Gley qui voulut bien me recevoir dans son laboratoire du Collège de France, et avec lui et Monsieur le Professeur P. Teissier, j'ai pu étudier les modifications expérimentales du rythme cardiaque et de la pression artérielle que détermine chez les animaux l'injection de sérum Sanguin ou de liquide céphalo-rachidien, et également l'action directe du sérum ourlien sur un cœur de lapin isolé.
Le premier chapitre traite des caractères cliniques du pouls, de ses rapports avec l'évolution des oreillons, et des modifications qu'il présente, suivant certains facteurs physiologiques et pathologiques.
L'étude graphique, surtout en ce qui concerne les rapports réciproques des tracés apexien, radial et jugulaire, est l'objet du deuxième chapitre.
Viennent ensuite les modifications expérimentales déterminées par le sérum sanguin et le liquide céphalo-rachidien.
Je terminerai par un exposé et une critique des diftérentes théories qui peuvent être invoquées pour expliquer la bradycardie ourlienne. ÿ
Il m'a paru inutile de publier toutes les observations qui constituent les documents de ce travail, la similitude des faits rendant inutile leur répétition. J'ai tenu à reproduire seulement tous les cas où l'examen m'avait révélé, soit un Symptôme important ou spécial, soit une bradycardie prononcée.