La Brochure Napoléon I et Napoléon III, et l'opinion [microforme]
Nous présentons nos remercimens à M.Bibaud pour l'envoi de sa nouvelle brochure: Napoléon, I: et Napoléon III. Ce travail, comme tout ce quisort de sæ plume, fait le plus grand honneur à M. Bibaud. Ce livre traite de la question Italienne au point de vue politique et religieux. Ilest d’une vaste érudition. Nous conseillor- donc aux amis des saines doctrines de se procurerz brochure.—L’Ordre.
We are handed a copy ofa small pamphlet : Napoléon ‘I. et Napoléon III. Parallèle Historique, by Professor Bibaud, who is known amongst us as the writer of several brochures. The similarity of incidents in the lives of the two emperors, is so striking as to afford a good field for an essay of the above description. It is printed by Cérat et Sourguignon, Notre Dame street.— Montreal Transcript. ;
M. Bibaud, jeune, à fait lui aussi, sa brochure. Il vient de faire sortir des presses de MM. Cérat et Bourguignon, à Montréal, sous le titre de Napoléon I et Napoléon III, un parallèle historique dont il paraît tirer un acte de prophétie. En groupant des citutions d’auteurs et des rapprochemens de faits, il en fait sortir une condamnation virtuelle contre les deux Napoléon. C’est un double acte
d'accusation rédigé par l’histoire, un procès fait en son nom, avec les acteurs du temps pour témoins. Nous ne savons jusque à quel point les décrets de l'avenir auront la compluisance de donner raison aux conclusions fatales de M. Bibaud, jeune ; mais l’épée de Damoclès ne fut pas plus terriblement suspendue sur la tête de celui-ci, que la brochure en question ne l’est sur celle de Napoléon ITI. (‘) Ce petit travail, quoique un peu indigeste, ne laisse pas que de donner la mesure des connaissances historiques du Professeur Bibaud, qui a glané partout pour trouver matiére à un factum dont les conclusions seraient impérieuses, si les prémisses en étaient toujours d’une rigoureuse exactitude. Toutefois, M. Bibaud jeune, n’est point le seul à trembler sur l'avenir de l’homme qui semble a'jourd’hui jouer son sort avec une apparante insouciance de l’opinior et de la conscience catholique, qui nous effraie. Théodose devant Ambroise nous paraît plus fait pour l’estime de la postérité que Nupoléon III devant Pie IX; s’il est vrai qu’il veuille mettre le droit de la force à la place de la force du droit. Mais nous nous vbstinons à la confiänce jusque à ce qu’il ne nous soit plus permis d’espérer, et nous devons faire observer à M. Bibaud, jeune, qu’il a totalement oublié dans son Parallèle, de distinguer entre un Napoléon I confisquant à sou profit les états du Pape, et un Napoléon III les défendant envers et contre tous depuis douze ans; entre un Napoléon I se gaussant de l’excommunication, et un Napoléon IIT protestant de son dévouement au Saint Siége et de sa vénération pour le Vicaire du Christ, et aboutissant à un conseil malheureux, parce que rejeté, après avoir épuisé inut lement les moyens de persuasion auprès des Romagnes pour les faire rentrer dans la soumission du Saint Père.—Le Canadien.
Nous conseillons à M. Barthe de lire le discours de l’évéque cathoïique ae Birmingham. I y verru sice fut Napoléon LIT qui voulut qu'on volôt au secours de Pie IX. Il y verra que les iroubles des Romagnes y ont eté ourdis par les Bonaparte. Il m'avient un peu d'être prophète, parce qu'il y a de mes amis qui savent que, dès le début de la campagne d'Italie, je soutenais que Napoléon IIT voulait
Fu M. Sarthe a lu dans la brochure ce qui n’est pas dans la broure.
rs
NS
avoir la Savoie, ou Les versans français des Alpes, comme. id l’appèle, malgré qu’il proclamäôt lui-même son désintéressement complet. Les correspondances de Rome donnent à penser comment on y apprécie la défense du Saint Siége envers et contre tous dont parle M. Barthe: cela consiste, tantôt à vouloir introduire le Code Napoléon ou envahr le gouvernement intérieur, en menaçant de retirer les phalanges protectrices, et lantôt à refuser de les retirer, quand l'Espagne ou d'autres puissances s'offrent au Souverain Pontife. Cette défense envers et contre tous consiste surtout à vouloir contre-échanger au :où de Sardaigne les Romagnes pour la Savaie. Quant à la vénérdtion dé ANapo'éon III pour Pie IX, cet homme pense comme un des souverains de la maison de Bourbon: Le Pape, 1l faut lui baiser les pieds et lui lier les mains.