‹ La Brochure Napoléon I et Napoléon III, et l'opinion [microforme]Chapitre 3 sur 4 · LORS A À · texte numérisé non relu

LORS A À

laissé vaincre : Waterloo et à Moscou.

Si l’honnorable professeur occupait un grade dans la

‘ milice nationale, je dirais de

lui comme d’un autre Thé-

mistocle :

Les lauriers de Miltiade l'empè- {chent de dormir.

Mais loin de porter le glaive, M. Bibaud ne porte que la toge,et il n’a pas même, pour abriter la folie de sa malheureuse assertion, la triste excuse de la jalousie.

Là ne s’est pas arrêté l’égarement de son intelligence. Conseillé par je ne sais quel malencontreux génie, il a eu la fâcheuse idée d’envoyer à M. Gauldrée-Boileau, deux exemplaires de son é/ucubration, “ l’une pour lui-méme, l’autre, dit-il, bon-

(*) Napoléon n’a point été battu à Moscou. ‘ Si j'étais mort à Moscou, dit Bonaparte, j'aurais eu probablement la réputation du plus grand conquérant qui fut, jamais. Mais la fortune avait cessé de me sourire, je n’ai plus guères éprouvé depuis que des revers.’—Tant pis pour qui n’a point étudié la vie de Bonaparte. Pour triompher dans la discussion, il faut être armé de pied en cap, et la poësie ne peut être ici que d’un médiocre secours.

ne à envoyer, comme 1e m'i- -

maginais, au neveu de l’oncle” Vous vous imaginez de drôles de choses, M. Bibaud..... Quoi! vous avez pu songer que M. Boileau, serviteur et créature dé Pempereur, aurait l’indélicatesse d’expédier à son souverain une cop'e de votre injurieuse diatribe ? Je ne connais pas M. Boileau, mais je lui crois trop de tact, pour le supposer capable d’une semblable inspiration. * D'ailleurs, empereur des Français a bien autre chose à faire que de lire d’aussi

* Le procédé di consul nous suggère ces réflexions ; mais on ne lui avait point dicté ce qu'il devait faire des exemplaires envoyés.

* Il n’y a point d’indélicatesse à instruire son gouver:

misérables pauvretés. “ J'ai fait au baron, dit encore le pamphlétaire, \a politesse ou la malice de lui envoyer deux exemplaires de ma brochure.” Vous errez étrangement, M. Bibaud, sur la nature de votre procédé, car il n’est rien moins que poli ou méchunt, et en langue française, on ne l’appèlera jamais qu’une gross'éreté.

Après une série de phrases aussi vides que ténébreuses, le respectuible juriste couronne son article par cette digne péruruison :

“ Si je ne suis point encore purvenu jusqu’ l’autocrate français, j ai du moins fait passer une mauvuise demi-heure à un de ses serviteurs.”

Vous croyez ?...... moi, je crois au coutraire qne vous l’avez beaucoup amu- Sé...... Quant à l’autocrate français, si jamais votre œuvre a l’infortune d'arriver jusqu’à lui, je doute qu’il vous fasse l'honneur de vous la renvoyer, il vous plaindra peut-être et dira de votre opuscule ce que dit Trissotin du sonnet de Vadius dans la comédie de Molére :

['‘ Franchement, ilest bon à mettre au Cabinet.”’]

nement de ce qui se passe.

Le chevalier De Belvèze n’était pas si délicat.

*Le titre de pamphlétaire, l’imperator des Français le partage avec moi, et c’est bien sa brochure qui est une élucubration.

*On demande, non au correspondant de l’Ordre, mais au public réfléchi, si l’imperator des Français, qui «ccuse la Cour de Rome de muuquer aux usages diplomatiques, n’a point violé ceux de la commune bienséance, en livrant au Moniteur la lettre qu’il écrivait au roi-pontife ?

* Evidemment, je ne l’ai point amusé,--je lui ai aonné d’un aigiuilon qui lui a fait faire une indiscrétion.

*Il pourra bien en effet lui arriver de me plaindre, puisqu’il plaint si fort le monde cathoiïique de la passion par lui pas du tout provoquée dont 1l donne le spectacle. Quant à l’hospice, je demande aux Français qui ont du bon sens si lé sujet le plus propre à y loger n’est pas celui qui veut finalement que le peux Vic-

tor-Emmanuel soit le vicaire

du Pape ? M. Thiers a écrit sérieusement que la tâche

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4 profonde que Napoléon Ier avait à remplir, était d’ébranler et de confondre toutes les choses. Je l’avuis bien dit que le neveu ressemblait à l’oncle ! Cependant l’oncle n’était pas à beaucoup près si drôle.

Pour ce qui est du mérite de la brochure, le témoignage d’un de nos bons écrivains vaudra bien sans doute la galimafrée d’un puètereau, d'autant plus que Je célèbre Mallebranche a pris la peine de démontrer que les poètes n’ont jamais l’esprit en équillibre.

TRois-RIVIERES, 18 Mans 1860.

M. le Professeur Bibaud, jeune, LL.D. &c.

Monsieur.—Permettez-moi de vous remercier bien sincèrement au sujet du parallèle historique intitulé : ANapoléon I et Napoléon III, que vous avez eu la bonté de m'adresser ces jours d' rniers, et que j’ai lu avec un véritable intérêt. Le point de vue sous lequel vous envisagez Napoléon Ier est celui sous lequel je Pai envisagé toute ma vie, sans connaître spécialement la plupart des détails que vous énoacez et qui me confirment de plus en plus dans mon opinion. Quant à Napoléon II, il a déjà des antécédents de diverses espèces, et il est possible que l’histoire du passé lui serve à améliorer ses voies, s’i ne tient pas à Napoléon Ier par caractère.

Je crois devoir aussi profiter de cette heureuse circonstance pour vous remercier de l’indulgence qui vous a engagé à mettre mon nom au nombre des hommes illustres du Canada. Je ne méritais certainement pas cette faveur.

J’ai eu l’honneur de bien connaître, monsieur votre père ; mais je ne me rappèle pas d’avoir jamais eu celui de vous rencontrer.

Veuillez me croire, monsieur, avec les sentimens &e la plus haute considération, votre humble serviteur. ®..

Maintenant, il me reste à régler une affaire avec la Rédaction de l'Ordre, qui a supprimé, après l’avoir accepté, un Communiqué, sous prétexte qu’ ne fesait nullement honneur au caractère national. Le public s’attend à voir quelque chose de bien dégingandé. Eh bien ! ce Communiqué, le voici :

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