‹ La Bronchio-Pneumonie Du NourrissonChapitre 53 sur 56 · S | \ , ER · texte numérisé non relu

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traitement par l'oxygène est Anpessble parce qw'il réveille des quintes de toux.

Une souris, inoculée avec les selles, meurt de septicémie à pneumocoques,. : |

Le 11° jour, mort en hyperthermie. La température, qui est montée à 42°2 est retombée à 41° aux approches de la mort, pour remonter encore à 42°3.

Date, décembre II 12. 16(1rh.) 16 46h.) [PSI 14 13 11 (e) Th.sec 17046 di 19,6 16,4

TI. humide . + :138 13,300 e79,2

Humidité 35 4 AAA

Persp, basale 310 290

Elimination Boo . 506

Rapp..de persp. 62%. 58% Apport calorique 320 320 Gaz carbonique 35 29 20 ko

en CC./mm Dép. par kg./h. ‘en Cal. 108 80 la temp. baisse la temp,

de 42,2 à 41,3 rem. à 42,3

N° XXI, enfant Sch..., broncho-pneumonie tuberculeuse et pyodermite staphylococcique. Apport al:mentaire réduit par les vomissements. Dépense élevée. Perspiration légèrement élevée.

Née ruiner, entré le 30 août, au poids de 4.000 gr., pour une pyodermite avec abcès multiples, commence à tousser en fin septembre. Dès lors, on entend des râles de bronchite disséminés et bientôt se déclare à la base droite un foyer submat avec souffle. Son évolution traîne en longueur. Pas de changement jusqu’en novembre. C’est alors que surviennent des poussées de fièvre, des vomissements, l'enfant refuse 1 ou 2 têtées par jour. On hésite entre broncho-pneumonie banale à marche lente et tuberculose, La cuti est négative. L’inoculation des selles à la souris ne décèle pas de pneumocoques, Pas de bacilles de Koch dans les selles. Cependant amaigrissement progressif. Le 17 novembre, la température monte à 4o°, perte de 800 gr, en quelques jours, mort le 3 décembre.

A l’autopsie, broncho-pneumonie tuberculeuse étendue, bilatérale, associée à des lésions congestives d'apparence ba-

nale.

Enfant $ch… ET à November 9 10 TL NS tie ti

ée RP ES ARE RS 9300 pr oo, RES) 200 fppersp.Tamle--#- De man EE CV PAC QE Vent MORE CL RS tete Date, novembre 9 23 PH 10 17 Th:. sec PAT 27 Th. humide 17 23 Humidité 65 # 63% :

Persp. de base 220 gr. 380 gr.

Elimination 400 gr. 500 gr.

Rapp. du persp. 551% 76% Gaz. carb. par minute 82 cc.

‘ Dépense par kg./jour | 65 cal.

N° XXIT, enfant Jab..., broncho-pneumonie par exposition au froid. Hypothermie terminale. Pro: duction calorique réduite. Perspiration élevée.

er A Er

Né le 31 décembre 22, entre le 22 janvier, au poids de 2.800 gr., pour des accidents digestifs provoqués par un sevrage subit. cu are

Le sevrage datait de 2 jours, la diarrhée avait été immédiate, la diète hydrique en avait facilement eu raison, et l’allaitement maternel put être repris.

Mais la mère, peut-être dans un but criminel, en faisant la toilette de l'enfant, l’exposa nu, devant la fenêtre entr'ouverte, pendant plusieurs minutes. La température de l'enfant tomba à 35°. On le réchauffa, le lendemain, elle remonta à 39° ; une broncho avec foyer bilatéral s’était déclarée. Le faciès était profondément altéré, il ne prenait presqu’aucune goutte de lait, la température baissait subitement au-dessous de 36, et il mourait, 36 heures après l'exposition au froid.

Nous avons étudié le métabolisme de ce nourrisson 2 à 3 heures avant sa mort. Nous ne voulons pas présenter de tableau donnant la quantité de liquides absorbés et le nombre de calories correspondantes, car notre étude n’intéresse que deux heures, et l’alimentation était depuis la veille à peu près nulle. Nous nous contenterons des données relevées au cours de l’examen.

Cet examen est pratiqué dans une pièce chauffée à 22°, l’enfant enveloppé dans des couvertures. Cependant, sa température tomba de 39° à 35°7 au cours de la première pesée, de 35°7 à 35°4 au cours de la seconde. Cet abaissement thermique ne peut être mis sur lé compte d’une imprudence, car dans les heures précédentes, avec exactement les mêmes couvertures, sa température se maintenait à 39°. Il est certainement d'origine agonique.

Heure 10 h. 30 MH. 19

PH 10 gr. 10 gr.

Th. sec 22

Gaz carb. inappréciable 16 ce. par m.

Equiv. cal. de la PH 6 cal. 6 cal. Mig

Lau. cal. du gaz dégagé ‘ oP $ cal.-p. h.

Rapp. therm. de persp. 120 % Temp. avant la mesure 39 35,7

Temp. après la mesure 35,7 35;4 Mort à 12 h. 45

N° XXII, enfant Guich.…, broncho-pneumonie post morbilleuse. |

Des mesures en série montrent le rôle de la perspiration, comme agent régulateur thermique.

Enfant de 6 mois, pesant 6.500 gr., dont l'observation a été égarée. Il est entré dans les derniers jours de janvier avec une broncho-pneumonie post-morbilleuse, une fièvre à 4o°, et il st mort en 2 jours, avec prédominance du syndrôme asphyxique. Opposition à l’autopsie.

Des examens successifs ont été pratiqués la veille de la mort,

Heure 10 h. 11 h. 19h PE ON PH LOT 30 gr. TACT. 27 OT:

Th. sec 24 22 Th. humide 17 17,8 Gaz carb. 65 ce./min. go cc. 65 cc.

Equiv. cal. de la PH Bcal. - 17 cal. 12 cal.

Equiv. cal. du gaz

carb. dég. (p. h.) 21 cal 28 cal. 21 Cal:

Rap. de Th. de persp. 88% 60 % LES Temp. avant la mes. 38,6 19,4 29 7:20 Temp. après la mes. 39,4 39 39

A noter : diurèse de 10 h. à 12 h. : 4o gr.

N° XXIV, chservation. Enfant Gauth..., bronchopneumonie. Rechute. Accidents sériques ; après la première série d'injections, œdèmes localisés et pur-

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Temp ; 4o TRS) d/ — Poids 5700 se Ë Q Ê è 6oc QT S ea . L »

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pura. Une réinjection tardive provoque une ‘érythrodermie avec gangrène diffuse de la peau °t de la muqueuse buccale.” © É

L'enfant Gauth..., âgé de 6 mois, pesant 5 k. est hospitalisé le.28 septembre avec sa mère atteinte de rhinopharyngite, avec température à 4o°, et qui présentait quelques râles congestifs aux bases.

Cet ‘enfant est un hérédo-syphilitique, front olympien, racine du nez écrasée, soigné au sulfarsénol à la consultation de la Charité. À l'entrée, il n'a qu'une légère bronchite, son Wasserman est négatif. La mère guérit en 2 jours, elle sort et ramène son enfant le 2 octobre. Subitement, température à 4o°, polypnée à 60 mouvements par minute, pouls à 140. Il existe à la base gauche un foyer mat avec souffle inspiratoire rude et râles fins. Le poids baisse de 300 gr. en 2 jours. On n'arrive à lui faire prendre que 3 fois 120 gr. de lait, et un peu d’eau sucrée. La souris inoculée avec les selles meurt de pneumococcie.

Il est traité par les bains sinapisés et par la sérothérapie antipneumococcique, 20 cc. le premier jour, puis 4o par jour pendant 6 jours.

Dès le lendemain de la première injection, le poids se relève, il reprend 500 gr. en une huitaine de jours, bien que la température continue à osciller entre 38 et 39°, et que l’on n'arrive que péniblement à l’alimenter, en ne dépassant pas 700 gr. de lait. Le 9° jour, il ne persiste aucun symptôme pulmonaire.

Cependant, le soir de la 7° injection de sérum, était survenue une réaction sérique banale, urticarienne, qui ne dura que quelques heures. Mais il persista un météorisme abdominal marqué.

4 jours plus tard, il ne restait aucune signe pulmonaire, mais la température s'élevait toujours à 38°, subitement elle

monta à 39° et on constata qu'un œdème dur et blanc occupait tout le membre supérieur gauche, avec des taches purpuriques au pli du coude. Le purpura envahit la face dorsale des mains, puis œdème et purpura gagnèrent les faces dorsales des pieds. L'enfant ne paraissait pas souffrir. Ces accidents disparurent en 5 .jours.

Pendant tout le mois d'octobre, persistance d’un état sub-

fébrile ; anorexie, râles de bronchite, poids stationnaire. Il est soumis à des injections de trépol.

. Le 21 novembre éclate une nouvelle broncho-pneumonie au niveau même de l’ancien foyer ; fièvre élevée, dyspnée, matité, souffle tubaire et râles sous-crépitants fins. Le poids baisse de 100 gr. par jour.

Le pronostic est si grave que, malgré les accidents sériques antérieurs, une injection de 20 cc. est pratiquée le 28 novembre, selon la technique de Besredka, en commençant par 2 gouttes, puis 1 cc., puis 5, puis le reste de l’ampoule.

Le lendemain, érythrodermie généralisée qui s'éteint en 24 hêures, mais laisse la peau épaissie, infiltrée, couverte de fines squames. L'enfant est raide, des convulsions se produisent, mais le liquide céphalo-rachidien est normal.

Deux jours plus tard apparaît une plaque dé gangrène sur la pointe de la langue, l’enfant entre dans le coma. De nouvelles plaques se produisent dans la bouche et sur la peau ; ce sont des escarres superficielles, irrégulièrement arrondiés, dés dimensions d’une pièce de 1 franc à 5 francs, entourées d’une zone érythémateuse. Elles se multiplient sur tout le corps, dos, nuque, crâne, face d’extension des membres, dégageant une odeur infecte.

Mort le 2 décembre après chute de poids de 400 grammes.

Opposition à l’autopsie.

Conclusions

1. L'ErubE GLiINIQUE de la broncho-pneumonie du nourrisson permet de dissocier 2 syndromes : asphyxique et toxi-infectieux. Ils sont plus ou moins combinés, mais il n’est pas rare que l’un d'eux soil nettement rrédominant.

II. AsPuyxiE. — L'étude physio-pathologique de l’asphyxie ou anoxhémie se ramène à celle de la tension de l'oxygène du sang artériel ; c’est la baisse de cette tension qui est son facteur essentiel ; divers processus biologiques permettent une meilleure utilisation tissulaire de l'oxygène disponible, mais une chute excessive entraine une défaillance organique irrémédiable. |

L'asphyxie est souvent expliquée par des lésions pulmonaires diffuses, c’est alors qu'elle est améliorée par l’oxygénation. Mais souvent le peu d’étendue des lésions oblige à invoquer une intolérance des tissus pour l’oxygène.

IT. LE SYNDROME TOXI-INFECTIEUX comporte 2 facteurs biologiques remarquables : l’anorexie et Îles variations de la courbe pondérale.

L'anorexie peut être rattachée à 2 causes : l’intolérance des tissus intoxiqués à toute alimentation, ou une action empêchante des mucosités bronchiques dégluties sur la digestion.

IV. COURBE pe poips. — Les variations de la courbe de poids consistent soit en accroissement, soit en diminution, elles se traduisent cliniquement, par l’œdème ou par la déshydratation. De toutes façons, c'est le métabolisme de l’eau qui en est le facteur principal.

V. PensPrRATION, — Nous nous sommes attachés À l'étude de la « perspiration » de l’eau. On la met en évidence par la pesée horaire, compte tenu des urines, des selles et du gaz carbonique exhalé. Nous appelons « perspiration basale » celle d’un enfant non endormi, calme, rapportée à 24 heures. Nous déterminons l'élimination quotidienne totale du sujet par la somme ou la différence de l'apport alimentaire et de la variation du poids. Nous appelons rapport de perspiration le rapport de la perspiration basale à l'élimination quotidienne.

Ce rapport qui est de 4o à 5o % chez les nourrissons sains, s'élève aux environs de 80 % chez la plu- ‘part des broncho-pneumoniques. Cette élévation est parallèle à la déshydratation.

Chez quelques-uns, il y a augmentation du poids. La perspiration est anormalement basse. La rétlen: tion d’eau se fait à ses dépens. C’est done chez ces

malades la perspiration qui est le facteur principal de l'équilibre de l’eau dans les tissus.

VI. DÉPENSE CALORIQUE, — Nous ävons parallèlement à la pesée horaire, déterminé les échanges gazeux de nos nourrissons.-Nous mesurans les échanges respiratoires de l'enfant calme, mais éveillé. Nous obtenons ainsi, une dépense calorique mininum, rapportée au kilog heure. Elle est de 60 À 70 calories chez les nourrissons non malades, environ les 3/5 de l'apport alimentaire. Chez les bronchopneumoniques, la dépense est tantôt accrue légèrement, tantôt diminuée. Ses variations se font dans le même sens que celles de la perspiration. Mais l'apport alimentaire est toujours réduit, et la grandeur relative de la dépense calorique est considérablement accrue. Elle arrive à dépasser lapport alimentaire, indice de dénutrition sévère.

VII. EQUILIBRE CALORIQUE. — En comparant la perspiration et la dépense calorique, on obtient des renseignements sur l'équilibre calorique. Chez Îc nourrisson normal, la moitié de la chaleur éliminée l'est par la perspiration, l’autre moitié par rayonnement direct, c’est-à-dire surtout par le jeu de la circulation. Chez les broncho-pneumoniques, la perspiration élimine jusqu'à 90 % de la chaleur dégagée. Le rôle du rayonnement direct est amoindri.

VITE. Fièvre. — Sur quelques cas, nous avons pu saisir le processus de la fièvre, par abaissement de

la perspiration, c'est-à-dire de la déperdition calorique, où par élévation du taux des échanges gazeux, c'est-à-dire de la production.

On voit ainsi que la perspiration est un des principaux facteurs de l'équilibre des échanges tissulaires, de l'équilibre calorique, de la régulation thermique ; elle constitue une donnée fondamentale de la physiologie pathologique du nourrisson.

IX. Pronostic. — Le pronostic de la bronchopneumonie est des plus graves dans la première année. En ville, comme à l'hôpital, la maladie se propage par contagion directe ou indirecte. Le meilleur agent protecteur paraît être une aération convenable, dans des locaux vastes, avec le puissant adjuvant qu'est, dans les crèches, l'isolement individuel des nourrissons au moyen des boxes.

X. TRAITEMENT. — Balnéation. — Le traitement curatif de base de la broncho-pneumonie reste la balnéation, agent révulsif et stimulant, qu'il faut employer de concert avec les méthodes thérapeutiques nouvelles. ;

XI. Alimentation. — Il est capital de donner une alimentation aussi abondante que possible ; c'est le seul moyen de combat contre la dénutrition. Il est néanmoins exceptionnel que l’on arrive à faire tolérer une alimentation suffisante. Sa nature sera adaptée à la tolérance du malade.

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