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CONDUITE DE L'ÉPREUVE

Le sérum est obtenu de la même façon que pour l’agglutination lente. Il doit être de même chauffé à 56° pendant 30 minutes.

La quantité nécessaire est ici très faible ; aussi peut-il être laissé avec le caillot dans le tube d’origine. Il est cependant préférable de l’en séparer avant de commencer la réaction.

LNTeErps.

Le sérum est prélevé dans la pipette graduée, il doit remplir une bonne partie de la boule afin que l'opérateur

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ait le temps d’en amener le niveau à l’origine des graduations, au zéro de l'instrument. Ceci fait, pour éviter toute erreur, il y a lieu d'enlever alors la goutte en formation au bout de la pipette. Si l’on n’agissait pas de la sorte, on s'exposerait à mettre dans le premier carré une quantité de sérum au moins double de celle que l’on y destine. Pour cela on peut se servir d’un papier buvard, mais il faut avoir soin d’absorber la goutte avant que la colonne n'ait atteint le zéro. Si on commence trop tard, l’absorption la fait brusquement tomber en dessous et tout est à recommencer. Avec l'habitude on arrive rapidement à amener le sérum à la hauteur voulue.

Les lampes de l'appareil étant éteintes ou tournées du côté opposé, si un dispositif le permet, on dépose le sérum sur cinq des carrés de la plaque, on utilise une même ligne dans le sens de la largeur, en plaçant au bout, plus près de la lumière, les quantités les moins importantes.

Il faut avoir soin de toucher la lame de verre avec la pointe de la pipette, afin de laisser sur le carré tout le sérum que l’on y destine et éviter les erreurs.

Lorsque les cinq quantités ont été placées, on rince la pipette, à plusieurs reprises, très soigneusement, et on recommence avec l'échantillon suivant.

Nous avons limité le nombre des rangées à dix, alors que les auteurs américains en mettent jusqu'à vingt-six, nous croyons qu'il vaut même mieux ne soumettre à l'épreuve que cinq ou six échantillons à la fois, laissant ainsi une rangée de carrés libres entre chacune de celles que l’on utilise. |

2 Temps.

On ajoute ensuite à chaque quantité de sérum une

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goutte de 0.cc 03 d’antigène. Il paraît utile, pour avoir un moyen de comparaison d'en déposer également une ou deux dans chaque ligne non occupée.

Dans cette partie de l'opération, il est indispensable de tenir la pipette rigoureusement verticale et de ne pas toucher la plaque. La goutte doit tomber de quelques centimètres sur la lame de verre, sans l’aide d'aucune secousse.

3° Temps.

Il faut mélanger intimement l’antigène et le sérum, en évitant cependant d'étendre outre mesure le liquide. A cet effet, les auteurs américains emploient régulièrement des cure-dents ; on peut aussi se servir de fins bouts de bois, de la taille d’une allumete, de brins de paille divisés, etc. Les fines baguettes de verre sont à rejeter parce qu'elles griffent toujours plus ou moins la lame. Il est bien entendu que tout le matériel doit être stérile et qu’un même agitateur ne doit servir qu’une fois. On peut utiliser le même pour les différentes dilutions d’un échantillon, à condition de commencer par le taux le plus élevé et de veiller à ce qu’il n'y adhère pas une goutte du mélange lorsque l’on change de carré. On peut encore employer dans les mêmes conditions : le fil de platine qui sert dans les Laboratoires au repiquage des cultures. Il faut alors avoir soin de le flamber chaque fois que l’on passe d’un sérum à un autre,

4° Temps.

Lorsque le mélange a été soigneusement effectué dans toutes les divisions, les lampes sont allumées ou tournées vers la plaque de façon à l’éclairer obliquement, soit de bas en haut, soit latéralement, suivant le dispositif. Ceci

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a pour but, non seulement d’éclairer violemment la lame, de verre pour la lecture des résultats, mais aussi de la chauffer et de faciliter la réaction. Il faut éviter les sources de chaleur trop importantes, qui évaporent rapidement le liquide ; il y a souvent lieu de supprimer ou de modérer l'éclairage pendant le délai que demande la réaction. Pour compléter le mélange et aider l’agglutination la plaque est retirée de la glissière qui la maintient sur la boite : on lui imprime pendant une trentaine de secondes des vibrations latérales, des secousses légères, aussi rapides et aussi brèves que possible. Elle est ensuite remise en place.

5° Temps.

La lecture des résultats peut avoir lieu cinq minutes environ après la fin du troisième temps.

Le mélange a, dès les premiers instants, une apparence laiteuse uniforme.

Dans les réactions négatives, son aspect reste le même. La réaction positive se traduit par un groupement, une floculation des éléments microbiens qui donne une apparence granuleuse au liquide et l’éclaireit.

Ce phénomène peut être plus ou moins rapide et plus ou moins complet, on peut distinguer :

l’agglutination totale ou réaction positive — + l’agglutination partielle ou réaction douteuse = D ou P. l’agglutination nulle ou réaction négative — —.

L'interprétation de ces résultats est la même que pour ceux de l’agglutination lente :

On considère comme indicatrices d'infection les réactions nettement positives à 1/50 et au-dessus, et douteuses lès agglutinations partielles jusqu’à 1/100. |

TNA

6° Temps.

Avant d'entreprendre une autre série de diagnostics, il y a lieu de nettoyer soigneusement la pipette graduée et la plaque de verre. Un premier lavage avec une solution chlorhydrique à 2 % sera suivi de deux rinçages, l’un à l’eau courante, l’autre à l’eau distillée.

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