INCONVÉNIENTS
L'exécution en est compliquée :
1°) Les préparatifs sont longs : il faut fabriquer de nombreuses pipettes ou les nettoyer avec beaucoup de soins, diluer le sérum, choisir les lames et les lamelles, les dégraisser, etc.
2°) La réaction elle-même est minutieuse : il faut compter les gouttes, prélever convenablement la parcelle du mélange à examiner.
3°) La lecture du résultat d’un seul sérum demande une vingtaine de minutes, il faut faire sept mises au point délicates successives et plus si la réaction n’est pas nette. Il faut y apporter une attention soutenue. La chose est fatigante, de sorte qu’un même opérateur ne peut examiner qu'un nombre tout à fait limité d'échantillons en une journée.
4°) Le matériel est loin d’être simple.
5°) De plus, cette méthode n’est pas à l’abri des erreurs dues aux agglutinines et elle exige toujours le chauffage du sérum pendant une demi-heure à 56°.
CONCLUSION
Le procédé Widal n’est pas susceptible de prendre la place de l’agglutination lente et encore moins d'être employé par le praticien. Il peut cependant rendre des services aux laboratoires spécialisés dans le diagnostic des brucelloses.
Il est au moins d’une valeur égale à celle de la méthode de Wright et doit pouvoir, lorsqu'il est particulièrement
important de poser le diagnostic, être utilisé pour les cas douteux et les échantillons hémolysés.
Nous pensons pour cela qu'il serait bon de le simplifier quelque peu et d'abandonner, à moins de retarder le moment de l’examen, les dilutions de 1/500 et 1/1000 dont les réactions sont rarement nettes.
La grosseur et le nombre des amas renseignent d’ailleurs déjà suffisamment sur la valeur quäntitative des agglutinives au sérum.
Le VER de
Hémoagglutination