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Ï faut opérer dans un endroit frais, avec des gouttes de petites dimensions, agiter soigneusement l’antigène et mélanger rapidement.
Il ne faut accepter, comme positives, que les réactions rapides ; celles qui apparaissent après plusieurs minutes doivent être retenues seulement comme douteuses.
Le procédé a été utilisé surtout en Allemagne où il fut préconisé ces dernières années par Miessner, Berger, Schutt, etc. Les laboratoires y délivrent l’antigène en flacons de 10 ce munis d’un compte-goutte. Il a l’avantage de pouvoir être effectué sur place, avec un matériel assez simple, mais il a aussi de nombreux inconvénients que nous retrouverons dans la méthode suivante.
B) ABORTOSCOPE de BÉVAN.
C’est un appareil destiné à la recherche des agglutinines. Il utilise le sang total. Il a été imaginé en 1921 par Bévan, Directeur du Laboratoire des Recherches de la Rhodésie du Sud.
Il comporte un petit tube où est placée une dilution de brucella abortus dans un liquide spécial anticoagulant. Il est fermé par un bouchon sur lequel est monté un fil qui descend à l’intérieur du tube et se termine en boucle repliée, dont les tours sont suffisamment petits et rapprochés pour exercer une attraction capillaire et rassembler la quantité de sang nécessaire à une agglutination. Les spires sont calculées pour retenir une partie de plasma équivalente à la centième partie de la suspension microbienne.
La dilution est telle que le sang entier peut être utilisé, ce qui obvie à l'inconvénient de la séparation du sérum. On agite le tube de façon que le mot « infecté » écrit sur la