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DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

C'est le seul but de l'intervention du vétérinaire, à son début. Il doit non seulement constater l'avortement, chose facile, mais en préciser la nature infectieuse et chercher à déterminer l’agent en cause.

La différenciation de brucella abortus d'avec les agents de pouvoir pathogène voisin pour les bovidés, est généralement réalisable par les procédés expérimentaux que nous avons exposés. Il faut faire une exception pour le germe le plus proche : le mélitensis.

Les relations des microbes de la fièvre de Malte et de la brucellose bovine sont importantes à de multiples points de vue, aussi nous permettrons-nous de les étudier avec quelques détails.

MELITENSIS ET ABORTUS.

Ces deux microbes font aujourd’hui partie du même genre Brucella. , Ils ont été décrits pour la première fois, l’un par le Major anglais Bruce, en mission dans l’île de Malte en 1887, l’autre par le Professeur Bang de Copenhague, en juin 1896. — Ils ont d’abord été connus sous les noms respectifs de micrococcus melitensis et de bacillus abortus ou bacille de Bang.

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En 1905, Zammit, à Malte, voulant expérimenter sur des chèvres, découvre que ces animaux, en apparence sains, sont déjà, pour la plupart, parasités par le microbe qu'il étudie. Il prouve en même temps qu'ils sont les principaux agents de transmission de la fièvre ondulante.

Des analogies, portant sur les caractères bactériologiques et le pouvoir agglutinant des deux germes qui nous intéressent, ont été signalées dans le rapport de la « Commission Anglaise pour l’étude de la fièvre de Malte », en 1905, dans les travaux de Shaw en 1906, de Hock en 1907, de Mac Fadyean en 1913, de Kennedy en 1914.

En 1918, Miss Alice Evans montre l'étroite parenté de ces deux agents. Dès lors de nombreux savants se mettent à vérifier les faits : les expériences affluent, leurs résultats sont des plus variés et les avis souvent opposés.

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