CHAPITRE XXVI
Morale populaire.
Obscurité de la quatrième édition. — But de l'auteur. — Originalité de sa morale populaire. — Qu'entendait-il par le peuple? — Il passe en revue les différentes classes de la société depuis la plus basse jusqu'à la plus haute, et tire de cette revue ime conclusion morale qui convient à toutes : il ne faut mortifier personne.
— Ensuite il applique ce précepte aux divers âges de l'homme indifféremment, à l'enfance, à la jeunesse, à l'âge mûr et à la vieillesse. — Il traite des caractères de chaque âge et décrit les pa.ssious qui lui appartiennent, comme l'amour, l'amitié, l'ambition, l'avarice, la vanité, l'égoïsme et l'esprit de routine. — Il prouve avec M""" Dacier que le cœur humain est toujours et partout le même, en Grèce, à Rome et à Paris, — Mais s'il signale bien des vices et abus, il montre aussi des réformes dont il a été témoin. — Toujours préoccujié de l'intérêt du peuple, il déplore la
guerre de la ligue d'Augsbourg. — Peu lui importe la gloire militaire des grands et du roi; il veut être tranquille et jouir des douceurs d'un bon gouvernement. Aussi prévoit-il dans l'avenir des révolutions en France comme celle d'Angleterre. — Du progrès dans les arts, dans les sciences et dans les institutions politiques 13;')