‹ La bruyèreChapitre 26 sur 81 · Ibidem^ p. 98, n" 48. — 6. Ouvrage cité, p · texte numérisé non relu

Ibidem^ p. 98, n" 48. — 6. Ouvrage cité, p

Lxxx NOTICE BIOGRAPHIQUE

de carton qui servent de montre à une fête publique, ils jettent feu et flamme, tonnent et foudroient : on n'en approche pas, jusqu'à ce que, venant à s'éteindre, ils tombent, et par leur chute deviennent traitables, mais inutiles*. »

Bulle de savon ou pièce d'artifice, n'est-ce pas le même homme que l'on nous peint ?

Quand la Bruyère écrivait des réflexions générales et impersonnelles comme celle-ci, il lui était permis de se mettre à l'aise et de ne pas trop redouter les susceptibilités d'Henri-Jules de Bourbon. Mais quand il composait un caractère oîi l'on pouvait reconnaître le portrait de Monsieur le Duc, il lui fallait si bien charger les couleurs que le modèle du moins ne pût découvrir sa ressemblance.

On veut que l'indéfinissable Téléphon^ si sec sur les louanges, de qui l'on ne peut arracher la moindre approbation, soit Henri- Jules de Bourbon^. Il se peut. Je le reconnais, avec plus d'assurance, dans le caractère de Ménalque, je veux dire dans l'ébauche primitive qu'en dut faire l'auteur, avant les surcharges excessives sous lesquelles il a dissimulé le personnage véritable*. Je ne serais pas surpris d'apprendre qu'il a été encore le premier modèle du caractère à^Hermippe, plutôt que Villajer'*.

Quelques lecteurs des Caractères avaient, à ce qu'il paraît, attribué à Henri-Jules de Bourbon une part de collaboration.

Page 1