‹ La bruyèreChapitre 54 sur 81 · Saillans, un grand cocher · texte numérisé non relu

Saillans, un grand cocher

Convient bien à ta mine.

[Ibidem, tome XI, p. 3ao.)

Et à l'adresse d'une autre femme (ibidem, p. 3i5) :

Ivre comme un cocher, La Bruyère t'a su plaire.

Jean-François de la Bruyère, dont il est question, avait ëtë nommé conseiller au Parlement en 1697. Il n'était nullement parent de notre la Bruyère,

SUR LA BRUYERE. cxxxi

les compilateurs du Chansonnier Maurepas enregistraient les amours, vrais ou supposés, d'un la Bruyère et de la jeune du Terrail, qui épousa plus tard M. Duret de Saurois, trésorier de l'extraordinaire des guerres.

Un autre témoignage, celui-là sérieux, qui vient du P. Adry, de l'Oratoire, nous révèle l'une des amitiés de la Bruyère par quelques lignes que nous avons déjà en partie citées : « Dans des mémoires particuliers qui se trouvent dans la Bibliothèque de l'Oratoire, dit-il en parlant de la Bruyère^, on marque que ce célèbre auteur avoit été de l'Oratoire, et l'on ajoute que Mme la marquise de Belleforière, de qui il étoit fort l'ami, pourroit donner quelques mémoires sur sa vie et son caractère : ceci étoit écrit, ajoute le P. Adry, vers 1720 ou par le P. Bougerel ou par le P. le Long. 3>

Le titre de marquise de Belleforière désignait, en 1 720, Marie- Renée de Belleforière, veuve de Timoléon-Gilbert de Seiglière, seigneur de Boisfranc ; après la mort de son mari, en i6g5, reprenant l'un des noms de sa famille, elle se fit appeler la marquise de Belleforière^. Elle était tille de Charles -Maximilien-Antoine de Belleforière, marquis de Soyecourt, grand maître de la garde-robe du Roi, et de Marie-Renée de Longueil de Maisons. Ses frères* étaient élèves de l'Académie de Bernardi : aussi, la Bruyère avait-il pu renconti'er leur mère et leur sœur aux solennités équestres et militaires où elles allaient les voir figurer et où paraissait de même le jeune duc de Bourbon. L'un et l'autre Soyecourt furent mortellement frap-

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