‹ La bruyèreChapitre 53 sur 81 · I. Tome I, p. 176, n · texte numérisé non relu

I. Tome I, p. 176, n

a. Ibidem^ p. 174, n" lo. — Une chanson de ifigS (voyez ciaprès, p. CLXxvi et suivante) donne à entendre que la Bruyère n'est pas « beau, » et un commentateur écrit dans une note qu'il est ic fort laid; » la chanson de plus met en doute que les femmes le « courent. » De ces témoignages peu intéressants, il ressort du moins qu'à la différence de beaucoup de ses contemporains et particulièrement d'un de ses homonymes (voyez page suivante), il n'occupa point les oisifs du retentissement de ses amours.

cxxx NOTICE BIOGRAPHIQUE

lavie, qui, le premier, a parlé d'union secrète : à la mort de la Bruyère, on n'avait pas trouvé de contrat de mariage parmi ses papiers, et il le note avec quelque surprise*. Ce passage des Mémoires de Maurepas a été rapproché d'un méchant couplet d'une méchante chanson :

Vilaine du Terrail, Ne faites pas la fière, Car votre la Bruyère Tient beaucoup du cheval, Vilaine du Terrail*.

Il semblait qu'on ne pût douter, après ces deux témoignages, des amours de la Bruyère et de Mlle du Terrail, et cependant il faut rayer Mlle du Terrail de la hste, je ne dirai pas seulement des maîtresses, mais des amies de la Bruyère. Il ne l'a jamais épousée, ni aimée, ni sans doute connue; et si elle a reçu les hommages persévérants d'un la Bruyère, c'est d'un homonyme riche, galant et spirituel, conseiller au Parlement, qui, fils d'un maître de coches de Strasbourg, était pour les chansonniers « un cheval, » ou encore tout simplement « un cocher*. » Au surplus, Mlle du Terrail n'était encore qu'une enfant quand la Bruyèi^e touchait aux dernières années de sa vie. Il était mort depuis seize ans, lorsque, sous l'année 1708,

I. « On avoit cru cette demoiselle {^llle Sa'dlans du Terrail) mariée avec M. de la Bruyère, qui a fait les Caractères de Théophraste^ et qui étoit un homme de beaucoup d'esprit ; mais, à sa mort, il ne se trouva pas de contrat de mariage.... » (^Mémoires de Maurepas, 1792, tome II, p. 223 et 224-)

a. Chansonnier Maurepas, tome XI, p. 819.

Page 1