‹ La bruyèreChapitre 71 sur 81 · I. Voyez tome II, p. 53i, et tome III, i" partie, p. i · texte numérisé non relu

I. Voyez tome II, p. 53i, et tome III, i" partie, p. i

1. Cette fille aînée, nommée >Iarie-Elisabeth, mourut, comme sa mère, au couvent de Saint-Thomas de Laval, où elle vivait aujirès de sa plus jeune sœur. La seconde fille, Marie-Angélique, religieuse bénédictine de la Conception du Val d Osne à Conflans, qui avait prononcé ses vœux en 1724 au plus tard, vivait encore en 1734, ainsi que la troisième, Elisabeth-Geneviève, qui, novice au couvent de Saint-Thomas de Laval, y prononça ses vœux en décembre 1729, onze mois avant la mort de sa mère.

3. Les cartons T 1074 et 1076, aux Archives nationales, renferment le testament d'Elisabeth de la Bruyère, sœur de notre auteur, et diverses pièces relatives à sa succession. Parmi ses legs particuliers, elle laissait : 1° à sa belle-sœur, veuve de Louis de la Bruyère, une somme de i5o livres pour ses frais de deuil; en cas de prédécès ou d'entrée en religion de l'inie des deux nièces qu'elle faisait ses légataires universelles, une pension viagère de 3oo livres ; en cas de prédécès ou d'entrée en religion de ses deux légataires universelles, l'usufruit de ses biens immeubles (les précautions qu'elle prend à ce sujet indiquent que la branche de Romeau était exposée aux réclamations de créanciers) ; a" à celle

SUR LA BRUYERE. clxvii

Non plus que le dernier neveu de la Bruyère*, aucune de ses nièces n'a laissé de postérité.

de ses nièces qui était déjà religieuse, 7 5 livres de rente viagère. Elle instituait légataires universelles les deux nièces dont aucune encore n'avait prononcé de vœux: en cas de décès sans enfants ou d'entrée en religion de Tune et de l'autre, ses biens immeubles devaient appartenir, en totalité, au couvent des Bénédictines de la Conception de Conflans, qu'elle habitait lorsque, paralytique, elle dictait son testament, et qui dut en effet recueillir ses biens, l'une des deux nièces étant morte célibataire, et l'autre religieuse. Ces deux nièces, « seules habiles à hériter, » renoncèrent, en 1725, à la succession, avec acceptation du legs universel sous la charge de substitution; un curateur fut nommé à la succession vacante (Transaction entre les Dames de Conflans, en faveur desquelles s'ouvrait la substitution, et les Dames de Laval, cessionnaires des droits d'Elisabeth de la Bruyère par son contrat de profession, ihiclem). S'il n'y avait d'autres héritiers que lesdites nièces, c'est donc que non-seulement Louis III de la Bruyère, né en 1684, et Denis-Clande, né en i685, avaient disparu (ou s'étaient faits religieux), mais encore que Mlles Martin de la Guyottière étaient entrées en religion ou décédées.

I. Catherine-Amette de la Bruyère, femme du médecin Lambert, morte à Passy le 16 août i8o3, a été présentée par le Cousin Jacques (Beffroy de Reigny) comme arrière-petite-nièce de l'auteur des Caractères (voyez le Monument à sa mémoire dans les Soirées chantantes ou le Chansonnier bourgeois^ Paris, i8o5, tome II, p. 2o5, et la Comédie de J. de la Bruyère^ p. 109 et iio) : si telle était la tradition de la famille à laquelle appartenait Mme Lambert, il ne semble pas qu'elle pût avoir d'autre source que l'identité du nom.

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