‹ La bruyèreChapitre 79 sur 81 · AUVRAY · texte numérisé non relu

AUVRAY

« Du lendemain dix-huit dudit mois de mai, audit an 1696, deux heures de relevée, à la requête et présence que dessus, a été le présent inventaire continué comme il ensuit par lesdits notaires.

« Item un juste-au-corps de camelot gris-blanc, doublé de serge bleue, prisé douze livres. Ci xii I.

« Item trois draps, savoir deux [de] toile blanche fine, et un de toile de chanvre, prisés ensemble six livres. Ci vi 1

« Item un flambeau, un petit poêlon et une paire de mouchettes, le tout de cuivre jaune, une lanterne, un gril de fer; prisé le tout ensemble quarante sols. Ci XL s.

I • Ce Michallet était le fils de l'éditeur des Caractères,

PIÈGES JUSTIFICATIVES. clxxxvii

« //«m deux assiettes d'étain sonnant, pesaat ensembledeuxILvrcs; priséàraison de douze sols la livre, revenant audit prix à vingt-quatre sols. Ci . xxiv s.

a Item une petite épée à garde de cuivre doré, prisée vingt-cinq sols. Ci XXV s'.

a Et a ledit Duval signé :

« DOVAL.

« Ensuivent les papiers. — Premièrement une liasse de cent sept pièces, concernant la curatelle que ledit défunt sieur Jean de la Bruyère a eue de damoiselles Louise et Elisabeth de la Guyottière, émancipées d'âge, filles de Martin de la Guyottière, chirurgien du corps de Son Altesse Royale Mgr le duc d'Anjou, et de damoiselle Louise de la Bruyère sa femme, dans lesquelles pièces sont : les lettres d'émancipation desdites damoiselles, la sentence d'entérinement d'icelles; plusieurs autres sentences portant homologation d'avis de parents d'icelles damoiselles de la Guyottière aux effets y portés ; un compte rendu par damoiselle Elisabeth Hamonyn, veuve de M° Louis de la Bruyère, conseiller du Roi, contrùleur des rentes assignées sur l'Hôtel de cette ville de Paris, audit sieur Jean de la Bruyère, audit nom de curateur desdites damoiselles, de la recette et dépenses que ladite damoiselle veuve de la Bruyère avoit faites pour lesdites damoiselles de la Guyottière pendant trois ans et demi ou environ, arrêté sous leurs seings privés le 4 janvier 1679; l'expédition de l'inventaire fait par le Semelier et Buon, notaires à Paris, daté au commencement le 24 décembre 1674, après le décès de ladite damoiselle Louise de la Bruyère, mère desdites damoiselles émancipées; l'expédition du procès-verbal de vente fait des biens meubles contenus audit inventaire; et plusieurs mémoires et quittances, avec quelques procédures; dont de tout les parties n'ont voulu être fait plus ample mention ni description, pour éviter à frais et prolixité; et ont été toutes lesdites pièces cotées et parafées par première et dernière par Auvray, l'un desdits notaires soussignés, et inventories sur les première et dernière d'icelles, une comme l'auti-e, pour tout . . un.

« Item deux pièces, dont la première est la grosse en parchemin d'un contrat de constitution fait par ledit Jean de la Brujère à damoiselle Elisabeth Hamonyn, veuve de M' Louis de la Bruyère, de clxvii 1. xu s. vi d. de rente, passé par-devant Ferret et Buon, notaires à Paris, le 14 janvier 1679, en marge de laquelle est une mention signée Garnieret Pillault, notaires, du payement fait du sort principal et des arrérages de ladite rente par ledit sieur de la Bruyère es mains de Mlle de la Bruyère, sa soeur, es nom et qualités, et en la manière qu'il est porté en la quittance passée devant lesdits Garnier et Pillault, notaires, le i5 mai 1687; et la seconde est l'expédition de ladite quittance ; lesdites deux pièces inventoriées, l'une comme l'autre . . . deux.

« Item trois pièces, dont la première est une sentence rendue au Châtelet de Paris*, le 22 juillet 1672, entre M' Jean de la Bruyère, avocat au Parlement, et damoiselle Elisabeth Hamonyn, veuve de M" Louis de la Bruyère, conseiller du Roi et contrôleur général des rentes assignées sur l'Hôtel de Ville de Paris,

1. L'estimation des objets inventoriés dans l'appartement du Petit Luxembourg s'élève à 2436 livres 14 sols, qui, joints aux 566 livres 2 sols que donne l'estimation des objets contenus dans l'appartement de Versailles, forment un total de 3002 livres 16 sols.

2. Cette sentence ne s'est pas retrouvée aux Archives nationales.

CLXxxvni NOTICE SUR LA BRUYERE.

au nom et comme tutrice de Louis de la Bruyère, Robert-Pierre de la Bruyère et damoiselle Elisabeth-Marguerite de la Bruyère, enfants mineurs dudit défunt et d'elle, lesdits de la Bruyère légataires universels de défunt M° Jean de la Bruyère, leur oncle, ci-devant conseiller et secrétaire du Roi, maison, couronne de France et de ses finnnct-s, Jean Husson, écuyer, conseiller, secrétaire du Roi, au nom et comme exécuteur du testament dudit défunt sieur Jean de la Bruyère, damoiselle Louise de la Bruyère, veuve de Martin de la Guyottière, tant en son nom que comme prenant la qualité de tutrice de Louise et Elisabeth de la Guyottière, iiUes dudit défunt et d'elle, ladite veuve et sesdiies filles légataires particulières dudit défunt sieur Jean de la Bruyère, ])ortant délivrance de legs. La seconde est l'expédition en parchemin d'un acte passé par-devant de la Balle et Buon, notaires à Paris, le 12 février ifijG, par lequel est fait délivrance de délaissement aux damoiselles Louise et Elisabeth de la Guyottière, des principaux des rentes y mentionnées, aux charges et substitutions amplement mentionnées par ledit testament. Et la troisième est l'expédition en papier du partage fait entre Jean de la Bruyère, écuyer, conseiller du Roi et trésorier général de France en la généralité de Cacn, M° Louis de la Bruyère, j)remier huissier au Parlement, IVP Pierre de la Bruyère, clerc du diocèse de Paris, et damoiselle Elisabeth de la Bruyère, émancipée d'âge, tous légataires universels de feu Jean de la Bruyère, écuyer, conseiller, secrétaire du Roi, leur oncle, suivant un testament et ordonnance de dernière volonté reçus par de la Balle et Buon, notaires, le 18 novembre 1671, ledit partage ....' provision dj quelques parties de rente tant sur l'Hôtel de Ville que sur particuliers, provenant et faisant partie de celles délaissées par ledit feu sieur de la Bruyère et déclarées audit partage, passé jjar Boindin et Buon, notaires, le 22 mai 1682'. Lesdites trois pièces inventoriées, l'une comme l'autre trois.

a Item deux jiièces. La première est la grosse en parchemin d'un contrat de constitution fait par Jean de la Bruyère, écuyer, conseiller du Roi, trésorier de France à Caen, à maître Guy Bargedé, de cent livres de rente, passé pardevant Raymond et Barbou, notaires, le dernier janvier i685, en suite de laquelle grosse est une quittance sous seing privé, signée Bargedé, portant qu'il tient quitte ledit sieur de lu Bruyère de la somme de deux mille livres, due par lui en contrat, et des intérêts, ladite quittance du 8 août audit an i685; et en marge est une mention signée Huche et Loyer, notaires, de l'acte passé pardevant lesdits notaires le 21 janvier 1687, par lequel ledit sieur Bargedé a reconnu avoir été satisfait, par ledit sieur de la Bruyère, du principal et arrérages desdites cent livres de rente. Et la seconde est l'expédition en papier dudit acte. Lesdites deux jiièces inventoriées, l'une comme l'autre quatre,

« Item une liasse de quatorze pièces, concernant l'office de trésorier de France en la généralité de Caen dont ledit défunt sieur Jean de la Bruyère était ci-devant pourvu, dont lesdites parties et ledit sieur substitut n'ont désiré être fait plus ample mention et description, pour éviter à frais et prolixité ; et ont été cotées et parafées par première et dernière par ledit Auvray, notaii'e, et inventoriées sur les première et dernièx'e d'icelles, l'une comme l'autre, pour tout cinq.

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