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Un mot sans nul doute a été omis dans l'inventaire

2. Cet acte de partage ne s'est pas retrouvé dans les minutes que conservent les successeurs des notaires Buun et Boiudin,

PIECES JUSTIFICATIVES. clxxxix

« Item une autre liasse de cent deux pièces, qui sont niémoires et quittances de divers particuliers, et à la décharge dudit défunt sieur Jean de la Bruvèrf , dont les parties et ledit sieur substitut n'ont désiré être fait plus ample mention ni description, pour éviter à frais et prolixité; et ont été parafées par première et dernière par ledit Auvray, notaire, et inventoriées sur les première et dernière d'icelle, l'une comme l'autre six.

a Item une indemnité sous seing privé signée de la Bruyère, par laquelle le soussigné, conseiller du Roi, receveur général et payeur des rentes assignées sur le clergé de France, a promis d'indemniser M. de la Bruyère son frère, trésorier de France à Caen, d'une obligation de trois mille livres par eux faite à damoisclle Anne Paysant, veuve de Sébastien Brunet, mentionnée en ladite indemnité, datée du 3 juin iCg.'i., inventoriée sept.

« Déclarant ledit sieur Robert-Pierre de la Bruyère, qu'il y a en un petit appartement que ledit défunt sieur Jean de la Bruyère occupoit en une maison à eux et à ladite damoiselle Elisabeth-Marguerite de la Bruyère, leur sœur, appartenant en commun, sise à Sceaux^, les meubles qui ensuivent, étant de la succession dudit défunt sieui' Jean de la Bruyère,

•< Savoir :

a Une couche à bas piliers, garnie de son enfonçure ; une paillasse piquée ; trois cartes géographiques; une table de bois; quatre chaises garnies de paille; une autre couche à hauts piliers, garnie d'un sommier de ciin, et un matelas, un traversin, et un oreiller de coutil rempli de plumes, le tour dudit lit d'étoffe de la porte de Paris; un bureau de bois de chêne; un tapis de même étoffe que le tour dudit lit, deux chaises garnies de paille, un rideau de fenêtre.

I. C'est ainsi {Sceaux] qu'est écrit le nom du village dans l'inventaire; il est écrit Saulx dans l'inventaire a])rès décès de Jean II de la Bruvère, l'oncle, et Seaux dans les documents relatifs à la vente faite jJar les enfants mineurs de feu Louis de la Bruyère à leur oncle Robert-Pierre et à leur tante Elisabeth- Marguerite, de la part qu'ils avaient héritée de leur oncle Jean III de la Bruyère, le notre (voyez ci-dessus, p. xxxj, note i). C'est la leçon Saulx qui est la bonne : le scribe qui écrivait le mot ainsi reproduisait l'orthographe que donnaient les pièces qu'il avait sous les yeux, et nii il s'agissait bien de Sauixles-Chartreiix, car il était dit, dans l'une d'elles, qu'une ])artie de la propriété avait été acquise des Chartreux en 1647. Voici la description de cette propriété, faite par Claude-Angéli(]ue Targas, veuve de Louis de la Bru}ère, dans l'acte où elle demande, le 2 juillet 1690, l'avis des parents sur le projet de la vente de la part de ses enfants : « .... Eutie autres biens et eflets délaissés par défunt Jean de la Bruyère, écuyer, gentilhomme de Monseigneur le Duc, oncle desdits mineurs,... se trouve pour tous immeubles [on oublie ici que la Brujère était de plus Vun des propriétaires de la terre de Roiiieau] une petite portion de maison, jardin, et cinq arpents huit perches de terre et prc, situés au \illage de Saulx.... Cette portion ne pourroit être qu'à charge auxdits mineurs en cas de jouissance par leurs mains, tant par l'état où elle est, vieille et caduque, qui engage journellement les propriétaires en des réparations pour la faire subsister, que par les gages de jardinier de quarante écus par au, et autres charges annuelles qu'il convient acquitter, qui consomment et excédent annuellement le profit et revenu, qui est d'environ quatrevingts livres par an, outre le revenu d'un arpent de pré..., » [Bulletin de la Société de V histoire de Paris, année 1877, p. 84 et 85.)

cxc NOTICE SUR LA BRUYERE.

« Ce fait, et ne s'étant trouvé autre chose à inventorier èsdits lieux qui étoient occupés par ledit défunt sieur Jean de la Bruyère en cette ville de Paris, audit Petit Luxembourg, tout le contenu au présent exemplaire a été, du consentement de la dame veuve de la Bruyère audit nom, et dudit sieur substitut, laissé en la garde et possession dudit sieur Robert-Pierre de la Bruyère, qui s'en est chargé comme dépositaire pour le tout représenter, quand et à qui il appartiendra, et ont signé :

o Devin, de la. Bruyère, Bomot, Claude-Angélique Targas, Advray.

« Et à l'instant ledit sieur Robert-Pierre de la Bruyère a encore déclare qu'outre la portion qui ap|>artient à la succession dudit défunt sieur Jeau de la Bruyère, son fi-ère, en ladite maison sise à Sceaux, il appartient encore à ladite succession un tiers par indivis, au total, de la métairie et ferme de Romeau, sise au Perche, dont les titres sont es mains dudit sieur Robert- Pierre de la Bruyère, comme il le reconnoît. Ce fait en la pré«ence de ladite dame veuve de la Bruyère et dudit sieur substitut, et audit jour i8 mai 1696, et ont signé :

a Devin, de la Bruyère, Bonot, Claude-Angélique Targas, Auvray. »

« Ce douzième mai mil six cent quatre-vingt-seize, Jean de la Bruière, écuyer, gentilhomme de Monseigneur le Duc, âgé de cinquaBte ans ou environ, est décédé, à l'hôtel de Condé, le onzième du mois et an que dessus, et inhumé le lendemain, dans la vieille église de la paroisse*, par moi soussigné, iirêtre de la congrégation de la maison de la Mission, faisant les fonctions curiales, en présence de Robert-Pierre de la Bruière, son frère, et de messire Charles Laboreys de Bosbeze {sic) , aumônier de Son Altesse la Duchesse, qui ont signé, et de M. Huguet, concierge de l'hôtel de Condé, qui a signé.

a D>; L.v Bruyère, C. Laboreys de Bospeciie, Huguet, P. -H. Canaple. »

I. Archives communales de Versailles, registre des décès de la paroisse IS'otre-Dame. Cet acte a été publié ])ar Monmerqué dans la Revue rétrospective (seconde série, tome VIII, i83(5, i). i/,i et 142), par M. Le Roi, dans VHisoire des vues de Versailles (2° édition, i86l, p. aS), etc. 1. C'est-à-dire dans l'église Saint-Julien, rue Sainte-Geneviève.

FIN DE LA ^orICE BIOGllAPHIQUE.

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