LIVRE PREMIER
Je remplirais un gros volume si je voulais citer ici les maximes , les préceptes , les appréciations des philosophes des savants , des physiognomonistes qui ont écrit sur les rapports directs ou indirects qui existent entre les diverses conformations de la bouche, les passions du cœur, les tendances et les aptitudes de l'esprit, Mais l'opinion des grands auteurs dont j'ai pris quelques passages pour texte de mes observations personnelles, suffira pour démontrer à mes lecteurs que la buccomancie peut devenir une science comme la physiognomonie dont elle est en quelque sorte la sœur jumelle.
Avant que la science moderne eut dérobé à la nature presque tous ses secrets, l'électricité, la vapeur, la locomotion aérienne étaient encore des mystères impénétrables. Avant Lavater, si quelqu'un se fut avisé de dire que l'étude de la physionomie humaine passerait à l'état de science, on aurait crié au scandale, à l'exagération, et pourtant, depuis longues années, la physiognomonie est étudiée, pratiquée par les hommes les plus éminents.
Ces résultats aujourd'hui incontestables et qu'on n'a obtenus qu'après avoir longtemps lutté pied à pied contre la routine, m'ont encouragé dans mes longs travaux sur la buccomancie : j'ai toujours eu la conviction qu'elle pouvait devenir une science aussi bien que la physique , la médecine
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qui a pour auxiliaire la séméïotique , et je me suis efforcé de la réduire en règles bien déterminées.
Et qu'on n'aille pas m' accuser de néologisme, ni de folles inventions : tout le monde sait qu'Albert Durer et Raphaël, ces deux peintres d'un génie si différent, mesurèrent tous deux l'homme :
Le premier copia la nature en artiste ;
Le second s'éleva jusqu'aux dernières hauteurs de l'idéal, en conservant pourtant l'expression de la nature.
Eh bien! dans la buccomancie j'ai étudié la bouche comme Albert Durer et comme Raphaël : j'ai d'abord examiné , comparé les signes, les contours, les saillies : puis j'ai couronné ces observations purement matérielles de l'idéal qui brille dans un sourire, qui vous émeut dans un soupir, qui vous enchante, qui vous pénètre de respect ou d'admiration quand vous découvrez sur les lèvres, les dents d'une personne, les plus rares qualités, les plus nobles penchants, au moyen de la séméïotique buccale.
Les secrets que je vais révéler n'étaient pourtant pas difficiles à découvrir; Lavater, le docteur Gall, Hammer et plusieurs autres grands naturalistes physiognomonistes les avaient indiqués en passant. Mais il a fallu ma longue ex^périence de praticien, mes innombrables relations avec des personnes de tous les rangs, de toutes les conditions, je dirai même de toutes les nations de l'univers , pour recueillir, sur la séméïotique buccale, assez d'études, assez d'observations pour constater un résultat scientifique : ce résultat, je l'ai obtenu après de longues recherches, des expérimentations mille fois répétées et toujours basées sur desappréciations combinées du moral et du physique. Je
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livre aujourd'hui mon travail à mes lecteurs. Ces études suffiront , j'en suis persuadé , pour leur prouver que j'ai étudié l'art dentaire , non seulement en praticien , mais en observateur , en philosophe , en naturaliste , c'està-dire en combinant toujours l'esprit et la matière , de manière à compléter ce tout harmonieux qui s'appelle la nature humaine.
De la Bouche en général.
La bouche se compose de deux parties bien distinctes, l'une extérieure, l'autre intérieure.
La première, comprend les joues et les lèvres : la seconde, les dents, les gencives, les mâchoires.
Avant d'entrer dans le sanctuaire, arrêtons-nous d'abord sous le portique du temple.
Avant de pénétrer dans ce gynécée de l'amour, dans ce tabernacle de la parole et des sons harmonieux, examinons ses contours.
Mes chers lecteurs et vous surtout mes chères lectrices, si impatientes dans votre curiosité , vous qui êtes , sous ce rapport comme sous tant d'autres, les dignes filles d'Eve, modérez un peu vos désirs de connaître les secrets que je vais vous révéler, Profanes, sachez donc que les égyptiennes
et plus tard les dames romaines, n'étaient initiées qu'après un long noviciat aux mystères d'Isis, la bonne déesse.
Etudions donc d'abord la partie extérieure de la bouche, et puis nous entrerons ensemble d'un pas ferme et assuré dans le temple de la buccomancie, nous irons nous asseoir sur le trépied de la devination, et mieux que les prêtresses d'Apollon, que les pythonisses de la fable, nous connaîtrons le passé, le présent et l'avenir de chaque personne. L'observation , l'intuition , la comparaison nous révéleront beaucoup plus de secrets que n'en faisait connaître à ses devins et prophètes le fameux oracle de Delphes.
Anatomie de la Bouche.
La cavité ovalaire, située entre les deux mâchoires, au dessus des fosses nasales et au-devant du pharynx, ^a reçu des anatomistes le nom de bouche, en latin bucca, en grec stoma. Elle se compose de six parois qui sont en avant les lèvres, en arrière, le voile du palais, les piliers, la luette, etc.; latéralement les joues, en haut la voûte palatine, et en bas la langue. L'état mobile et la nature extensible de ses parois en modifient beaucoup la capacité et le diamètre qui varient à l'infini ; sa direction est horizontale.
La position bombée des joues, la projection des lèvres,
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l'écartement des mâchoires, augmentent considérablement sa capacité naturelle.
La bouche a deux ouvertures : l'une antérieure ou faciale, l'autre postérieure ou pharyngienne .
Les lèvres forment la première;
La seconde, qui a exactement la forme d'un quadrilatère, est bornée par la base de la langue en bas, par le voile du palais et la luette en haut ; sur les côtés , par les piliers du voile du palais et les amygdales.
Les organes de la bouche sont les lèvres, les mâchoires, les gencives, les dents, la langue, la membrane palatine, et les orifices des canaux excréteurs des glandes parotides.
La bouche sert à la mastication, à l'insalivation des aliments, à la gustation, à l'articulation des sons.
Des Joues.
On a donné le nom de joues aux parois latérales de la bouche; leur extérieur n'a pas de limites précises; en haut elles se continuent avec la paupière inférieure ; en bas elles descendent jusqu'à la base de la mâchoire. En avant elles ont pour limites les ailes du nez et la commissure des lèvres, en arrière le conduit auditif.
C'est dans les joues que résident les nerfs buccaux et molaires fournis par le nerf facial , et les rameaux buccaux
sous-orbilaires et mentoiiniers. Les joues servent à la mastication, à la succion, à l'articulation des sons, au jeu des instruments à vent et à l'expression des passions. C'est surtout sous ce rapports que nous allons les étudier, les apprécier, guidés par la séméïotique qui nous conduira infailliblement à la buccomancie.
Les joues, dit Herder, ne sont pas, à proprement dire, des parties véritables du visage ; il faut les considérer comme le fond des organes sensitifs et animés. Le sentiment de l'homme s'y imprime et s'y manifeste sous tous les rapports.
Yoici les principaux axiomes séméïotiques fournis par l'étude des joues aux physiognomonistes en général et à la buccomancie en particulier.
En général des joues charnues indiquent l'humidité du tempérament et la sensualité.
Il y a sécheresse d'humeurs et absence de jouissance quand elles sont maigres et retrécies.
Le chagrin les creuse, la rudesse et la bêtise leur impriment des sillons grossiers.
L'applatissement ou le relief des muscles des joues, dit Lavater, la manière dont ils sont enfoncés ou plies, le plus ou moins d'apparence qu'ils ont, leur ondulation enfin, ou mieux celle des petites rides ou fentes déterminées par la nature spécifique des muscles, tous ces différents indices nous
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font juger du caractère physique, moral et intellectuel de l'homme. Le simple contour de la partie qui s'étend, depuis l'aile du nez jusqu'au menton, fournit un texte d'observations très importantes.
Une agitation violente causée par les ris ou les pleurs, par le plaisir ou la douleur, par la pitié ou l'indignation, rend surtout ce muscle propre à l'examen du physiognomoniste source première de la buccomancie.
Certains enfoncements des joues, en forme plus ou moins triangulaire, sont la marque infaillible de l'envie ou de la jalousie.
Une joue naturellement gracieuse et qui vers les yeux, est agitée par un léger tressaillement, est l'indice presque toujours infaillible d'un cœur sensible, généreux, incapable d'aucune bassesse.
Méfiez-vous, dit Herder, méfiez-vous de celui qui ne sourit jamais agréablement.
La grâce du sourire humain sert en quelque sorte de thermomètre pour la bonté du cœur et la noblesse du caractère.
Le trait qui va de la narine à l'extrémité de la bouche est regardé par tous les physiognomonistes, comme un des
plus significatifs, sa forme plus ou moins voûtée, la longueur, sa distance de la bouche, sont autant d'indices du caractère entier de l'homme.
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Si ce trait est arqué, sans nuance ni ondulation, il est un signe infaillible de sottise .
La même chose a lieu, lorsque l'extrémité de ce trait touche, sans intervalle, à l'extrémité de la lèvre supérieure, ou bien si elle s'en éloigne considérablement.
Si, sur la joue d'un homme qui sourit on voit se former trois lignes circulaires et parallèles, on peut compter qu'il y a dans son caractère un grand fonds de folie.
Des Lèvres.
On nomme ainsi les deux voiles mobiles extensibles, qui forment la partie antérieure de la bouche, et circonscrivent l'ouverture de cette cavité.
La direction des lèvres est verticale comme les dents et les arcades alvéolaires contre lesquelles elles sont appliquées, et cette direction, comme le dit le célèbre anatomiste auquel nous empruntons ces détails, est propre à la race humaine, et surtout à la race européenne ou caucasique.
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Des lèvres déjetées en avant, comme chez les animaux et non placées sur un même plan vertical, donnent à la physionomie un caractère bas. La hauteur des lèvres se mesure à celle des arcades dentaires qu'elles recouvrent.
La face antérieure de la lèvre supérieure, offre le sillon sous nasal, qui naît de la sous-cloison du nez, pour se terminer en bas par un tubercule plus ou moins prononcé.
La lèvre inférieure ne présente pas de sillons.
La face inférieure des lèvres est libre, excepté sur la ligne médiane où se trouve le frein du filet de la lèvre, et qui n'est qu'un repli de la muqueuse buccale. Le filet de la lèvre supérieure est plus marquant que celui d'en bas.
La face postérieure des lèvres est humide, en contact avec les dents et les arcades alvéolaires.
Les bords libres des lèvres sont arrondis et recouverts d'une membrane rose qui tient le milieu entre le tissu cutané et muqueux.
En général, on regarde les lèvres épaisses et gonflées comme un signe d'affection scrofuleuse.
Le muscle labial ou orbiculaire des lèvres qui est formé par la terminaison des muscles zygomatiques, élévateurs, propres et communs, et des muscles canins, triangulaires, carrés, buccinateurs et releveurs du menton; l'extrémité de tous ces muscles, qui s'entrelacent les uns avec les autres, et de plus avec le vaisseau circulaire des fibres, constituent plus particulièrement l'orbiculaire des lèvres.
Mais pour ne pas égarer mes lecteurs et surtout mes lectrices dans le dédale de l'anatomie, je me bornerai à direque les éléments les plus importants des lèvres sont : les mus-
cles — les artères — les vaisseaux — les nerfs — le tisssu cellulaire.
J'ai déjà parlé des muscles.
Les artères sont les coronnaires qui descendent de la faciale, et forment dans les lèvres un cercle complet, qui établit de larges communications entre les deux artères faciales.
Les vaisseaux sympathiques se rendent dans les ganglions sous-maxillaires.
Les nerfs des lèvres sont au nombre de deux : le facial et le tri facial
L'un anime les lèvres pour les mouvements d'expression, l'autre pour la sensibilité et pour les mouvements digestifs.
Le tissu cellulaire des lèvres est très fin et contient ordinairement très peu de graisse.
Il y a un abime, il y a un désert aride, entre ces aperçus rigoureusement anatomiques, et les poétiques descriptions que tant d'illustres écrivains nous ont laissés sur les lèvres, ces deux roses toujours épanouies au milieu du visage, ce trône de la beauté humaine. Si je ne craignais de rebuter mes lectrices par un trop long exposé des connaissances spéciales, je décrirais plus complètement l'organisation labiale; mais je dois me borner à l'indispensable, et leur indiquer les principaux points de la science buccale qui vont devenir le théâtre de nos observations.
J'ai décrit les joues et les lèvres, on connaît le portique du temple, entrons maintenant dans le sanctuaire.
Des Mâchoires,
On a donné le nom de mâchoires (en latin maxilla), aux deux parties de la bouche qui sont garnies de dents, qui servent à inciser, à déchirer, à broyer les aliments.
L'une supérieure, immobile et contiguë au crâne porte le nom de mâchoire syncranienne.
L'autre, inférieure, unie à cette boite osseuse par une articulation mobile, se nomme diacr antenne.
La première est composée de 4 3 os, sans y comprendre les dents, savoir : les deux os propres du nez — les deux os maxillaires — les os unguis : — les os de la pommette — les carnets inférieurs du nez — les deux os palatins — un os impair qu'on appelle vomer.
La seconde n'est formée que d'un seul os maxillaire.
On y remarque l'artère maxillaire externe ou faciale labiale, palato-labiale. L'artère maxillaire interne appelée par Chaussier, gutturo-maxillaire. Les nerfs maxillaires supérieurs et inférieurs. Le sinus maxillaire creusé dans l'épaisseur du maxillaire supérieur.
Des Gencives.
Les anatomistes ont donné ce nom à la portion de la muqueuse buccale qui entoure les dents. Elle se distingue des autres parties de cette membrane par son adhérence intime au périoste, par son épaisseur et surtout par une densité cartilagineuse qui lui permet de résister au choc des corps soumis à ia mastication.
Elle n'a pas plus de sensibilité que la membrane palatine qui l'avoisine. Lesgencives commencent à quelque distance de la base de l'alvéole, et parvenues à cette base, elles continuent leur trajet jusqu'au collet de la dent, où elles se ré- Oéchissent sur elles-mêmes, en formant à cet endroit un bord dentelé et festonné semblable à celui qui est formé par la base des alvéoles.
Les gencives concourent puissamment avec les dents à harmoniser la beauté de la bouche ; leur couleur rose, leur tendre incarnat rehaussent l'éclat et la blancheur des dents.
La séméïotique doit tenir compte de certains symptômes morbides qui se manifestent sur les gencives.
Ainsi, le prurit des gencives chez les enfans, est un signe avant coureur de la dentition.
Le saignement fréquent des gencives annonce faiblesse dans les fonctions de l'estomac.
Les gencives saignantes avec le ventre lâche sont un signe funeste. Les scorbutiques sentent des démangeaisons continuelles dans les gencives.
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Dans les fièvres adynamiques, les gencives sont plus rouges, parfois brunes et même noirâtres.
Nous verrons bientôt quel rôle important les gencives jouent dans la Buccomancie, d'après les nombreuses observations que j'ai pu faire sur leur forme, leur couleur, leur état de conservation ou d'érosion.
Des Dents.
On appelle ainsi de petits corps très durs, implantés dans les alvéoles de la mâchoire inférieure, et de la mâchoire supérieure, et destinés par la nature à couper, déchirer et triturer les substances alimentaires.
A. l'époque de la première dentition, les dents de l'homme sont au nombre de vingt ; à l'âge adulte , elles sont au nombre de trente-deux, seize pour chaque mâchoire.
Chaque dent est composée de trois parties distinctes :
La couronne qui contribue à la formation de l'arcade dentaire; laracine implantée dans les alvéoles; le collet ou dépression circulaire qui se trouve embrassée parla gencive.
Les dents sont classées en trois sortes par tous les anatomistes : les incisives, les canines, les molaires.
Les dents incisives ou cunéiformes sont au nombre de huit : quatre pour chaque mâchoire. Les incisives supérieures sont plus volumineuses que les inférieures.
Les dents canines sont au nombre de quatre, deux à chaque mâchoire. Leur collet est circulaire, leur racine simple, allongée et aplatie sur les côtés.
Les dents molaires, ou cuspidées, sont au nombre de vingt, dix pour chaque mâchoire.
La science odontotechnique les a classées en petites molaires, ou bicuspidées, et en grandes molaires, ou multicuspidées.
Les petites molaires sont au nombre de huit, quatre pour chaque mâchoire; elles ont une couronne surmontée de deux tubercules seulement et dont l'externe est le plus gros.
L'émail et Y ivoire contribuent à la portion dure de la dent.
lï émail est une substance particulière semi-transparente, ressemblant un peu à la porcelaine, et dont la couleur varie chez les individus. L'émail se compose de filaments qui, s'ils avaient moins de continuité, revêtiraient la dent d'une sorte de velours.
« Il couvre, ditBéclard, d'une couche peu épaisse le corps « de la dent, et finit en s' amincissant au collet; sa texture « est fibreuse, les filets dont il est formé sont pressés les uns « contre les autres. L'émail des dents est si dur qu'on peut « le comparer à l'acier devenu bleu; il est susceptible d'at- « tàquer les meilleures limes et de faire feu sous le briquet. Son « épaisseur varie à l'infini, soumis à l'action du feu, l'émail « se ternit, se fendille, devient friable ; il se dissout dans un « acide légèrement affaibli. »
V Ivoire. Dans la dent de l'homme, l'ivoire n'est pas considéré comme un os, quoi qu'il ait la même composition chimique. Il se compose de couches intimement appliquées le&
unes sur les autres, et durcies chacune, au moment de la formation; on n'y trouve ni pores, ni suc médullaire; il ne se résout pas en tissu cellulaire, ni en mailles.
L'ivoire forme la base principale des dents ; il est d'un blanc jaunâtre et comme satiné, formé de couches concentriques, de cornets emboités, dont les fibres sont, en général, parallèles à la longueur delà dent. Moins dur que l'émail, il s'use beaucoup plus vite quand ce dernier cesse de le protéger.
Du menton. — Etudes Buccognomoniques.
Le menton joue un grand rôle dans la conformation de la bouche, ou plutôt la forme et la disposition des dents, le modifient aux différents âges de la vie.
Voici sur cette partie du visage, les principales observations recueillies par les physiognomonistes.
Un menton avancé annonce toujours quelque chose de positif. Un menton reculé quelque chose de négatif.
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Dans le menton réside très souvent le caractère de la force ou de la faiblesse des individus.
Un menton rond pourvu d'une fossette annonce la bonté.
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Un petit menton, la timidité.
Un menton plat, froideur et sécheresse de tempérament.
Un menton angulaire, dénote l'adresse, la prudence, la fermeté.
Un menton pointu passe pour le signe de la ruse et de la finesse.
Lavater signale pourtant certaines personnes chez lesquelles ce genre de menton était l'indice du dévouement le plus raffiné et le plus idéal.
J'ai moi-même fait cette observation, surtout chez les femmes.
Un menton loDg, large, lourd, il s'agit de la partie osseuse, dénote un caractère grossier, dur, orgueilleux et violent.
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Pour qu'un menton porte très ostensiblement un caractère de prudence, il faut qu'il soit un peu rentrant ou coupé
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au milieu; que la partie inférieure soit un peu saillante, qu'il se distingue par des entaillures et des traits marqués; enfin, qu'au milieu de sa partie inférieure, il soit un peu enfoncé.
Le menton vulgairement connu sous le nom de menton de galoche dénote la perfidie, la trahison, le despotisme de caractère, les plus grands artistes ont peint Judas et Néron avec un menton de galoche.
Opinion de Herder sur le contour de la Bouche et des Lèvres.
Tout le monde sait, dit le savant Herder, combien la lèvre supérieure caractérise le goût, les penchants, les appétits, l'amour d'un homme; jusqu'à quel point l'orgueil et la colère la courbent, la finesse l'aiguise, la bonté l'arrondit, la débauche l'énervé et la flétrit.
« L'amour et le désir, le baiser et le soupir y sont suspendus sous un trait inappréciable.
« La lèvre inférieure ne sert qu'à la fermer et à la soutenir ,
semblable au coussin d'écarlate sur lequel repose la couronne signe destructif du pouvoir.
« Rien de mieux articulé que la lèvre supérieure à l'endroit où elle ferme la bouche ; rien de plus caractéristique que la manière dont elle la ferme.
« La lèvre inférieure commence à former le menton : l'os de la mâchoire qui descend des deux côtés le termine. J'oserais dire que cette partie caractérise la racine de la sensualité de l'homme; qu'elle nous indique si elle est forte ou molle, ronde ou spongieuse; qu'elle nous montre enfin sur quel pied il se tient dans le globe terrestre.
Arrondissant l'ellipse entière de la face humaine, le menton sera la véritable clef de voûte de l'édifice.
Des signes généraux et particuliers que fournit l'étude des Lèvres humaines.
Des lèvres charnues indiquent la sensualité, la gourmandise, la paresse.
Celles qui sont rognées et sévèrement dessinées, l' avarice et l'inquiétude.
Une lèvre supérieure, dit Lavater, doucement suspendue sur l'inférieure, et débordant cette dernière, est généralement reconnue comme un signe de bonté.
ÏV
Une lèvre inférieure qui se creuse au milieu, indique un esprit enjoué.
Une bouche bien close, pourvu qu'elle ne soit ni pointue, ni affectée, annonce le courage et la fermeté.
Une bouche ouverte est plaintive.
Une bouche fermée annonce la résignation
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Une bouche resserrée dont les lèvres ne paraissent guère, et qui , par conséquent, ressemble presque à une ligne, est un signe indubitable de sang froid, d'ordre, d'activité, de propreté, d'exactitude ; si elle remonte un peu aux deux coins elle indique en même temps de l'affectation, de la vanité, un peu de malice.
De grandes lèvres, fortement prononcées, bien dessinées et proportionnées, dont la ligne moyenne, également et doucement serpentée des deux côtés et facile à dessiner, dénotent un grand penchant à la volupté,
Aux lèvres fermes, disent tous les physiognomonistes, correspondent des caractères fermes.
Aux lèvres molles et mobiles correspond un caractère indécis, faible, mobile.
De l'ouverture buccale. — De ses signes caractéristiques.
Toute bouche qui a deux fois la largeur complète de l'œil, est la bouche d'un imbécile.
Cet axiome est depuis longtemps adopté et reconnu par tous les hommes qui s'occupent de physiognomonie.
La largeur de l'œil se mesure à partir de son extrémité sur le nez jusqu'à l'extrémité intérieure de l'orbite, les deux largeurs étant mesurées sur le même plan.
Toute disproportion entre la lèvre supérieure et la lèvre inférieure, est un indice de folie ou de méchanceté.
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L'homme et la femmexmi portent le mépris sur leurs lèvres, n'ont point d'amour dans leur cœur.
Les lèvres qui s'abaissent d'une manière visible et en un sens oblique, sont un signe certain d'un caractère insensible et dédaigneux, surtout si la lèvre inférieure est plus grosse, plus avancée que la lèvre supérieure.
L'enfoncement de la lèvre inférieure chez les femmes et les hommes spirituels, donne la mesure de leur humeur, de la froideur de leur âme, de leur causticité, de leur ruse.
Lorsque dans un homme ou une femme, doués d'esprit, dit Lavater, vous remarquerez près du centre de la ligne moyenne de la bouche une ouverture qui, ne se fermant guère, ou ne se fermant pas du tout, laisse voir une dent, même la bouche étant fermée, regardez-la comme le signe d'une sévérité froide et impassible, d'une méchanceté insultante et qui trouve plaisir à faire du mal.
Une bouche, pour ainsi dire, sans lèvres, dont la ligne moyenne et fortement dessinée, sous xmpallium (1) arqué de profil, ne se rencontre guère que chez des avares rusés, actifs , industrieux , froids , durs , polis en apparence , mais atterrants dans leurs refus.
(1) On appelle ainsi cette partie du visage qui se trouve entre la racine du nez et la lèvre supérieure.
Une petite bouche mince, sous des narines de petite apparence et sous un front circulairement arqué, dénote une timidité excessive, faiblesse, difficulté à s'exprimer. S'il s'y joint de grands yeux saillants, troubles, un menton oblong, osseux, et surtout si la bouche se tient habituellement ouverte, c'est un signe certain de sottise.
Si la lèvre inférieure, avec les dents, vue de profil, s'avance horizontalement , de la moitié de la largeur de la bouche , comptez , disent tous les physiognomonistes , sur un de ces quatre caractères, ou sur tous les quatre réunis :