Fleury, livre LXXV, chap. xlvui
50 LA BULGARIE CHRéTIBNNB.
n Mais CQ qui est bien plus criminel, c'est que quelce ques-uns ont commis publiquement toutes sortes « dlmpuretés, et non contents d'avoir épuisé les u trésors de l'empereur et pillé les grands et les pe- <( tits, vous avez porté vos mains sur les trésors des M églises, enlevant des autels, des taUes d'argent, « profanant des sanctuaires, emportant les croix, les a images et les reliques; en sorte que les Grecs^ « quelque mauvais traitements qu'ils souffrent, ne « peuvent se résoudre à revenir sous l'obéissance de « l'Église romaine, ne voyant dans les Latins que « crimes et œuvres de ténèbres qui les leur font ab- « horrer comme des chiens ^. »
Ce qui paraît avoir surtout exaspéré les Grecs, c'est l'enlèvement des reliques, qui fut considérable, et que les Latins se partagèrent». Du reste, le patriarchat latin, qui fut institué à Constantinople, ne respecta pas suffisamment les usages, privilèges et rites de l'Église orientale, malgré les injonctions réitérées des souverains pontifes. C'est toujours à ces malheureuses tentatives de centralisation et de latinisation qu'il faut s'en prendre pour expliquer les fâcheuses dispositions des Orientaux à l'égard de la cour de Rome.
Mais il est temps de revenir au Bulgare Joannice.