‹ La Bulgarie chrétienne, ètude historiqueChapitre 28 sur 50 · LES LATINS PRENNENT CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

LES LATINS PRENNENT CONSTANTINOPLE

a autres genz qui furent espandu parmi la ville (( gaaignièrent assez; et fu si granz la gaainz, que « nus ne vos en saurait dire la fin d'or et d'argent, (( et de vasselement, et de pierres précieuses, et de (( Samiz, et de draz de soie, et de robes vaires et « grises et hermines, et toz les chiers avoirs qui (( onques furent trové en terre. Et bien témoigne « Joffroi de Ville-Hardoin li mareschaus de Gham- <( paigne à son escient por vérité, que, puisque K (( siècles fut estorez, ne fu tant gaaignié en une (( ville*. »

Nous ne rapportons pas le témoignage intéressé de l'historien byzantin, Nicétas Chroniates'; mais nous devons mentionner celui d'Innocent III. Depuis la guerre de Zara, où les croisés latins s'étaient faits les condottiers de Venise, Innocent les traitait en excommuniés, ne mettant à ses lettres ni«.salut ni bénédiction*. Voici ce que ce pontife leur écrivit en 1205 : « N'ayant aucune juridiction ni pouvoir « sur les Grecs, il semble que vous vous êtes écartés a sans sujet de la pureté de votre vœu, prenant ce Gonstanlinople au lieu de reprendre Jérusalem, et « préférant les richesses terrestres aux célestes.

1. Chronique de la prise de Constantin ople par les Francs, écrite par Geoffroy de Villehardoin ; édition de feu M. Buchon, page 99. Paris, 1828.

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