‹ La Bulgarie chrétienne, ètude historiqueChapitre 31 sur 50 · Villehardouin, page 141. — Vrétos, page · texte numérisé non relu

Villehardouin, page 141. — Vrétos, page

« tins, j'ai été contraint de me défendre; et Dieu, « qui résiste aux supei*bes, m'a donné une victoire (( inespérée par l'intercession de saint Pierre. Quant a à Baudoin, je ne puis le livrei*, puisqu'il est mort « en prison*. »

Le langage du monarque de Ternovo était encore celui d'un fils soumis; mais eût-il été sincère, l'alliance forcée avec les Grecs et l'hostilité contre les Latins, qui étaient la conséquence de la prise de Gonstantinople par les croisés, devaient éloigner la Bulgarie de la cour de Bome.

Jean Âssan, neveu de Joannice' et son successeur, maria sa fille avec le fils de Théodore Gommène, empereur de Thessalonique et le chef d'un de ces petits États grecs qui s'élevaient de plusieurs côtés contre les Latins encore maîtres de Gonstantinople. En 1234, Jean Assan obtint à Nicée du prince grec Jean Ducas Vatacès et du patriarche Germanos la reconnaissance de son patriarchat de Ternovo*. La

1. Fleury, livre LXXVI, chap. xxirr. — Villehardoin ne parle pas des cruautés que, d'après d'autres historiens, Joannice aurait exercées contre son prisonnier. — Voyez aussi [llyricum sacrunif tome VIII, page 528.

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