‹ La Bulgarie chrétienne, ètude historiqueChapitre 34 sur 50 · LES TURCS DETRUISENT LES ÉTATS SERBE, BULGARE ET GREC · texte numérisé non relu

LES TURCS DETRUISENT LES ÉTATS SERBE, BULGARE ET GREC

Mais, en 1389, les Serbes, attaqués par les Turcs, subissaient à Kossovo une déroute dont ils ne se . sont relevés qu'au commencement du xix* siècle, bien qu'une sorte de souveraineté ait continué à subsister quelque temps en Serbie.

La Bulgarie fut aussi conquise par Bajazeth en 139A *; elle est restée depuis une province de Tenipire ottoman. C'est sur le territoire bulgare que la chevalerie française et germanique éprouva en 1396 le grand désastre de Nicopolis. La plaine de Varna, où succomba la noblesse hongroise et polonaise à la bataille aussi tristement célèbre de 1444, est également située en Bulgarie.

En 1453, les Turcs s'emparèrent de Constantinople. Ck)mme on le sait, ils laissèrent subsister l'organisation civile et religieuse des chrétiens vaincus, et

1. Hammer, livre VI. — Coup d*œil sur l'histoire du droit politique de tous les Serbes en Turquie^ par un Serbe. Belgrade,

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établirent eux-mêmes un nouveau patriarche S qui devint le chef civil et comme le représentant des races chrétiennes.

Or, Ton a vu que Féglise de Byzance s'était élevée jusqu'au rang patriarchal par suite de la résidence des empereurs. Pour la même raison, la conquête des Turcs , qui firent de cette ville leur nouvelle capitale, maintint et augmenta même l'autorité du patriarche de Gonstantinople. Gomme il fut reconnu par les Turcs en qualité de chef civil de tous les Grecs, ce patriarche exerça une véritable suprématie sur les sièges plus anciens d'Ântioche, d'Alexandrie et de Jérusalem, à l'égard desquels il ne pouvait cependant prétendre qu'à la primauté d'honneur. Ges trois patriarchats tombèrent peu à peu dans une sorte d'infériorité et de dépendance de fait dont ils ne se sont pas encore relevés.

Il reste niaintenant à rechercher quelles ont été les destinées de l'Église bulgare dans les nouvelles conditions qui lui étaient faites par la conquête turque.

Les documents sur le siège d'Ochridane manquent pas. Ainsi Nectaire, qui vint à Anvers en 1632, racontait que, suivant l'usage de ses prédécesseurs, il portait les titres suivants : « Nectaire, archevêque de Justiniana Prima, d'Ochrida, et de toute laBuI-

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