Idem, tbid., pages 231 à 235 et suivantes
54 LA BULGARIE CHRÉTIBNNB.
paraissent avoir été à peu près rompus , puisqu'en 1291, le pape Nicolas IV écrivit au roi Georges Terteris pour rengager à rétablir Tunion avec l'Église romaine. Dans la lettre que le souverain pontife adresse aussi à cette occasion au chef du clergé bulgare, il rappelle à ce prélat nommé Joachim qu'il a assisté, en 1277, au concile des Blacquemes, et qu'il a signé les actes par lesquels l'Église grecque s'était alors soumise au pape Jean IX. Ce Joachim fut tué dans la suite, on ne sait trop à quelle occasion. Les prélats qui lui succédèrent furent décidément séparés de Rome , et4)lusieurs des Franciscains envoyés dans la Bulgarie' subirent le martyre *.
C'est à peu près vers la même époque, c'est-à-dire au XIV® siècle, que l'État bulgare commença à devenir presque constamment tributaire d'une autre tribu slave, celle des Serbes. En 1340, le serbe Etienne Douchan-Tsar se faisait couronner empereur de Serbie, de Bulgarie et de Grèce. Ce n'est pas qu'il ne continuât à y avoir des rois bulgares, mais ces rois paraissent avoir été rangés sous la su* zeraineté des princes serbes , qui portèrent pendant un quart de siècle le titre d'empereur. Le lion, emblème de la Bulgarie , figurait sur Técusson serbe'.
1. Du CangO(, Familiœ, etc, chap.viii.— Fleury, livre LXXXIX, chap. XV.— Assemani, tome V, pages 45 et 482.