SUPPRBSSÎON DES EGLISES BULGARES
lople et son clergé de supprimer le siège d'Ochrida : « Nous convenons tous de supplier, d'une voix ( unanime, notre Mère la très-sainte grande Église c du Christ, représentée par le très-éclairé et très- X saint Samuel, patriarche œcuménique, et le saint Lc Synode, dont il est entouré , afin qu'ils daignent , c( au nom du Christ qui est né à Bethléem, nous « recevoir, nous dignes de pitié, dans le bercail de la « sainte Église du Christ, et avoir pour nous la « même sollicitude que pour les autres. »
Si rÉglise d*Ochrida n'avait pas eu une existence indépendante, les évêques auraient-ils prié le patriarche de les recevoir dans son bercail ? S'ils demandent à y entrer, c'est apparemment qu'ils n'y sont pas encore.
Voici maintenantl'abdicationdu titulaire d'Ochrida : « Par la présente abdication, librement et sans « violence consentie, le soussigné déclare que, à « raison de l'impossibilité dans laquelle je me suis « trouvé de pourvoir aux besoins de l'archevêché <c d'Ochrida; du prétexte que l'existence même de <( cet archevêché fournit aux malintentionnés pour « persécuter les métropoles relevant d'Ochrida, ainsi « que les pauvres raïas ; de la nécessité de mettre « un terme à l'existence de ce siège épiscopal pour « tirer les chrétiens qui en relèvent d'une situation <c désespérée, par tous les motifs, etc., etc.» Les métropolitains, dans les pays gouvernés par
h Poiie, relèvent immédiatemeot du pa^iarche. Or^ voici que l*on mentionne ici des métropoles relevant d'Ochrida. Ce siège avait donc un titre particulier pour tenir ^iusi des métropoles sous sa dépendance.
La troisième pièce est Tacte de suppression : elle est encore plus concluante :
« Le très-saint siège archiépiscopal d'Ochrida ayanl a été réuni et rattaché au très-saint siège apostoliqujB ,tt et cecuménique, ainsi que les métropoles et évê- « chés qui en relevaient... »
Notons ici de nouveau que si le siège d'Ochridaa été réuni et rattaché, en 1767, à celui de Constantinople, c'est que cette union et ce lien n'existaient pas auparavant ; autrement la phrase n'aurait pas de sens.
Il est question ensuite de l'élection :
« Considérant que, par des incursions successives, u des usurpateurs s'emparaient furtivement dji « siège archiépiscopal contrairement aux règles (( saines et divines de notre sainte Église, et sim « lavis, le suffrage et le consentement des très-samis « métropolitains, et s'arrachaient cette dignité moyep- « nant d'immenses sacrifices pécuniaires et des lar- « gesses ruineuses. »
On sait que les métropolitains et les archevêques ordinaires sont nommés par le synode de ConstaDtinople. S'il en avait été ainsi de celui d'Ochrida, en quoi le consentement d'autres métropolitains