‹ La Bulgarie dans le passé et le présentChapitre 10 sur 127 · NOT · texte numérisé non relu

NOT

yéni

nouveau.

Ostër

tiz, kcskin

aigu.

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vieux.

Stoudcn

sogliouq

froi.l.

Tchern

kara

noir.

Tchcryen

kermezé, kizil

rouge.

Topël

sydjaq

chaud.

Yisok

yuksek

haut.

Remarques sur lu adjeelift, — Le tableau qui précède donne les adjectifs bulgares sous la forme indéfinie du masculin singulier. La forme définie, très usitée aussi, s'obtient en ajoutant la terminaison iï.

formée de plusieurs chaînes parallèles, entre lesquelles coulent des affluents de VIsker et de la Nichava, et dont les altitudes moyennes décroissent de 1000 mètres pour la chaîne la plus septentrionale, jusqu'à 800 mètres pour la plus méridionale. A Test de Sofia, on voit, à partir de l'Isker la chaîne de Mourgasch, dont le principal sommet, portant le môme nom, atteint 1689 mètres.

La ligne de hauteurs qui se trouve en avant de la chaîne principale et qui porte le nom de Petit-Dalkan I (Malki Balkan) est beaucoup moins élevée que la pre- ; mière. Son altitude moyenne n'est guère que de 1 BOO mètres; elle forme donc une transition naturelle entre le Balkan jn^oprement dit et la terrasse danubienne.

Dans la partie qui s'étend de Belogradtchik îl la rive gauche de l'Isker, nous remarquerons d'abord les rochers curieusement découpes de Belogradtchik, les Stolové aux sommets nus et plats comme des tables (blg. stolové), la Chiroka Planina, la Paslrina Planina^ puis la Vratchanska Planina (Monts de Vratsa), chaîne pittoresque, aux sommets aigus, atteignant jusqu'à 1300 et 1400 mètres d'altitude. Cette dernière chaîne, qui borde sur une certaine étendue la rive gauche de risker, se rattache directement à la chaîne principale dont elle peut être considérée comme une ramification. Son altitude moyenne est du reste de beaucoup supérieure h celle des autres parties du Petit-Balkan auquel la rattache sa situation géographique.

C'est dans ces montagnes qu'un des précurseurs de l'indépendance bulgare, Krislo Bolev^ trouva la mort en 187G, lors d'une tculalive d'insurrection.

Au nord-est des Monts de Vratsa nous voyons encore, sur la même rive de l'Isker, la cliaîne demi-circulaire | • appelée Strenitsa Planina dont les points les plus élevés ' sont compris entre GOÔ et 800 mètres d'altitude.

La partie centrale des Balkans diiTère à plusieurs égards de la précédente. Ce n'est plus le versant sud qui est le plus adouci, mais au contraire celui du nord, ; tandis que les parois méridionales dont Tinclinaison est parfois de 40<>, présentent de loin l'aspect d'une muraille. Ce dernier versant est généralement nu, tandis que celui qui regarde le Danube possède de belles forêts.

Les rivières qui prennent naissance dans le Balkan central, ont creusé dans ses flancs de profondes entailles.

Les sommets de cette partie de la chaîne sont, pour la plupart, arrondis et rappellent par leur aspect les ballons des Vosges. Parmi ces sonnnets se trouvent les plus importants dn tout le système balkanique.

Les dénominations partielles empruntées aux localités voisines ne sont pas moins nombreuses ici que dans la région orientale. On rencontre successivement les Balkans iVÉtropol, de Zlalilsa (liaulcur moyenne 1800 mètres); de Tétéven^ de Troian(^\. m. 1900 mètres); de Karlovo, da Kalofer {h, m. 2,i00 mèlrcs); ûcCInpka, de Travna (h. m. 12S0 mètres); de Tvrdilsa (h. m. 1400 mètres). On voit que la hauteur moyenne la plus considérable est atteinte i)ar le Balkan de Karlovo. Quelques sommets isolés de la même région dépassent notablement l'altitude de 2,000 mètres, tels sont VAm- ' baritsa (2,200 mètres); le Youmrouhivlial (2,385 mètres), le mont le plus élevé de toute la chaîne; le lilarch

gneuduk (2,380 mètres) ; le Kademly (2,275 mètres); le sommet aigu de la Dohrila(^,Wt mètres). On remarque encore dans la région de Tétéven et de ïroian,le Vêjen, (2,150 mètres) et dans celle de Zlatitsa, le Paskal (2,032 mètres).

Plusieurs chemins, peu praticables, il est vrai, en général, traversent la partie centrale des Balkans, par des cols, dont l'altitude varie de 4200 îi 1900 mètres.

Nous citerons :

Les chemins d'Étropol à Zlatitsa, par le col de Katsamarko (1490 mètres); de Tcteven à Rahmanly par le col de Ribaritsa, ou Rabanilsa (1916 mètres) ; de Troian vers Karlovo par le col de Troian (1048 mètres); c'est le trajet le plus courtdePhilippopoliàLovtcha,un autre chemin de Troian à Karlovo passe par le col d'Ostra- Moguila; le chemin de Selvi h Kalofer par le col deilosalitaou de la Rousmlka (1885 mètres); la route de Tirnovo et Gabrovo à Kazanlyk par la passe de Chipka (1334 mètres), rendue si célèbre par les combats livrés pour sa possession pendant la guerre turco-russe; le chemin de Travna îi Maglisch par le col de Travna ou de Tipoiirichka Polianay et celui de Haïnkieuï à Kilifarevo (vers Tirnovo) par le col de Haïn-Kieuïy que traversa Gourko en 1877 au commencement de son audacieuse expédition au deh\ des Balkans; enfin le chemin de Tvrditsa à Élena par le col de Tvrditsa (1084 mètres).

Au nord ds la chaîne principale, il existe dans la région centrale plusieurs groupes de hauteurs plus élevées en général que celles des avant-chaînes de la région occidentale. Les plus importantes sont celles qui se trouvent sur la rive droite de Tlsker, la Markova Moguila, le Tclmrni-Verkh^ la Dmgovitsa Planxna^ la

Bogdan Planina, Leur altitude moyenne est de 1000 mètres.

Nous citerons encore les chaînes généralement boisées entourant les cours supérieurs de VOsma^ de la Yantra et de leurs affluents. On les appelle montagnes (planini) de Lovtcha, de Selvi, de Tirnovo. La Yuntra traverse ces dernières dans un défilé pittoresque, aux parois abruptes et nues, appelé Tirnovski Dervent {àéûlé de Tirnovo).

Toutes ces hauteurs sont assez facilement franchissables par des cols, correspondant en général à ceux de la chaîne principale.

Au sud du Balkan central s'étend la chaîne encore importante quoique moins élevée que la précédente, appelée par les Bulgares Sredna-Qora et par les Turcs Orta-Dag, expressions qui signifient l'une et l'autre « Montagne centrale ».

La Sredna-Gora commence immédiatement h l'est do la plaine de Sofia et se rattache môme par des ensellements au Rilo, au Mourgasch et au Balkan d'Étropol. Elle accompagne jusqu'à la hauteur de Slivno la chaîne principale dont elle est séparée par les hautes vallées de plusieurs affluents de la Maritsa, la Topolnitsa (vallée de Zlatitsa), la Strôma ou Guiopsou (vallée de Karlovo)et la Toundja (vallée de Kazanlyk).

La première de ces rivières coupe la Sredna-Gora presque en son milieu, la seconde sépare son extrémité orientale des ramifications du Balkan de Test. Deux ensellements qui rattachent la chaîne méridionale à la chaîne principale, séparent Tune de l'autre ces difiérentes vallées.

La hauteur moyenne varie de 900 1\ 1000 mètres dans

les parties extrêmes et s'élève jusqu'à 1370 mètres dans la partie centrale, où se trouvent aussi les sommets les plus élevés parmi lesquels le grand et le petit Bogdan atteignent 1572 et 1S75 mètres. De ces sommets et de ceux un peu moins élevés des Frères de Panaghiourischté (Panaghiourska Bratia) on jouit d'une vue exceptionnellement étendue sur toute la région située entre les Balkans et le llhodopc et môme au delà de la plaine de Sofia.

Les flancs de la Srcdna-Gora sont généralement garnis de belles forêts. Le versant septentrional est partout le plus raide. Cette chaîne, sur presque toute son étendue, s'élargit et se ramifie de manière à couvrir une grande partie de la région jusqu'à la rive gauche de la Maritsa.

La partie la plus occidentale se compose de quatre groupes de montagnes dont l'ensemble offre à peu près l'aspect d'un quadrilatère, compris entre la Topolnitsa et la Maritsa. A l'intérieur se trouve la plaine d'Ichliman. Les extrémités occidentales des chaînes du nord et du sud se nomment respectivement la Lozemka Planina et leKara-Baïr,

La partie méridionale de cette région est traversée par le chemin de fer de Philippopoli à Sofia. Une route importante existe du reste en cet endroit depuis les temps les plus reculés. Au point où cette route est le plus resserée se trouve l'endroit appelé Porte de Trajan (Troïanovi vrati) on porte de Marko (Kralievitch), (Markova Kapou). Il y a cinquante ans, on y voyait encore les restes d'une porte en maçonnerie.

Les ramifications de la Sredna-Gora, dans les régions centrale et orientale, s'avancent assez loin vers le sud

et s'approchent de la rive gauche de la Marilsa. Les points extrcnjcs de ces extensions sont les collines appelées Ovlcliekhobn au nord-est de Tatar-Bazardjik et la Sakar Planina (823 mètres) qui s'avance jusque sur le territoire turc au nord d'Andrinoplc. Sur ces dernières hauteurs on retrouve les traces des habitants primitifs de la région, dans des pierres creusées en forme de bassins circulaires servant sans doute pour les sacrifices, et d'autres pierres dressées et disposées régulièrement selon des circonférences. La partie orientale de la Sredna-Gora est appelée par les Turcs liair-Dagh et la partie centrale Karadja*Ùu(jh. Knlre les différentes parties de la Sredna-Gora orientale se trouve la plaine fertile iïEski-Zagra (bulg. : Stara-Zmjora).

Les communications, relativement faciles vers les extrémités de la chaîne, sont rares et difficiles dans la partie moyenne, où le seul chemin important est celui de Zlalitsa h Panaghiourischle. r,rî\ce à leurs remparts naturels les vallées comprises entre les Balkans et la Sredna-Gora ont pu, comme certains cantons de l'Albanie et de la Grèce, échapper pres([ue complètement h l'occupation des Turcs, qui n'y exercèrent qu'une domination nominale. Aussi, les poi)ulalions de ces vallées ont-elles conservé plus purement que celles des autres régions le type de la race bulgare, ses tjaditions et ses usages.

Revenons maintenant à la cliahio })rincipale des Balkans au point où nous en avons abandonné la description, c'est-à-dire au col de la Porie-de-Fev (bulg. : Jelezna-Vrala, turc : Demir-Kapoii).

Le Bâlkan oriental, qui commence en cet endroit,

se divise en trois branches, dont l'une conserve la direction primitive de la chaîne de Touest h Test tandis que les autres s'inclinent vers le nord-est et vers le sud-est. Entre ces deux chaînes extrêmes se trouve renfermée la vallée du Kamtchik ou Kamlchia^ dont la branche méridionale, le Deli'Kamtchik^ traverse la chaîne centrale.

La partie de cette dernière chaîne, située immédiatement îi Test du col de Demir-Kapou, se nomme le Balkan de Kotel (turc*^ Kazan), Elle a encore une altitude moyenne de 980 mètres, et quelques-uns de ses sommets dépassent 1000 mètres. Une petite chaîne secondaire qui se détache au sud entoure la ville de Kotel qui doit ses noms bulgare et turc à sa position dans cette espèce de chaudron. Les parties suivantes qui portent successivement les noms de Balkans de Verbitsa, de Karnobad, d'Aïtos et d*Emmeh, diminuent rapidement de hauteur depuis 790 mètres en moyenne dans le Balkan de Verbitsa, jusqu'il 350 dans celui d'Emineh qui se termine au cap du môme nom, sous la forme d'une colline nue, î\ parois abruptes, à 60 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le Deli-Kamtchik traverse la chaîne entre les Balkans de Karnobad et d'Aïtos.

Le Balkan oriental est traversé par plusieurs voies de communication importantes : la route de Stara-Rôka îi Slivno par le col de Deviir-Kapon, la chaussée d'Osman- Bazar à Kazan par le col du môme nom, la route de Yerbitsa h Karnobad par le col de Dobrol ou de Verbitsa, celles d'Aïtos h Pravady par les Cols de Bogaz-Dere et de Nadir-Kieuï, celle de Varna à Missivri par le col de Ihma.

La branche septentrionale, en quittant la chaîne principale, se dirige vers le nord-est et sous les noms de

Sakar-Balkan et de monls de Préslav (appelés aussi Dervent'Balkan ou Dervïsch-Balkan) avec des hauteurs raoyennes de 760 h 680 mètres, rejoint le plateau en forme de fer à cheval à Textréniilé orientale duquel se trouve la ville de Choumla (bulg. : Choumen).

Ce plateau, dont l'altitude est de 488 mètres au-dessus du niveau de la mer et de 396 mètres au-dessus de la campagne environnante, est limité au nord, à Test et au sud par des pentes raides et rocailleuses.

Entre le rivage de la mer Noire et le plateau de Choumla, et séparé de ce dernier par une plaine à l'altitude de 468 mètres, on trouve encore le Balkan de Pravady (230 mètres de hauteur moyenne) entre le ruisseau de même nom et le Kamtchik.

Une autre chaîne de peu de hauteur (260 mètres), la KamtcMiska-Planina, remplit une partie de Tespace compris entre la montagne que nous venons de nommer et la chaîne principale. Le Deli-Kamlchik la coupe vers son milieu.

La ramification méridionale est plus importante que celle du nord. Sous le nom générique de Tchatal-Dagli, elle comprend d'abord les monls de Sliv)w {Slirenska' Planina), situés au nord de la ville dont ils prennent le nom, et dont les sommets aigus et nus dépassent 1000 mètres. Un peu plus à l'est, le Tchatal-Dagh se divis(î en deux branches (de là son nom turc qui signifie Mont de la Fourche) qui sVivancent jusqu'à la mer, entre le cap Emineh et Missivri.

La branche septentrionale limite au sud le petit bassin côtier du Kamtchik.

Au nord du Balkan oriental on ne trouve plus que

des lignes de collines de peu d'importance qui, sous le nom de hauteurs du Deli-Orman et de hauteurs de Razgradf s'étendent, suivant une direction sud-est — nordouest, depuis là mer Noire jusqu'auprès du Danube, en s'abaissant constamment vers la plaine danubienne.

Les sommets de cette région, parmi lesquels nous citerons le Kiriichen-Bdir, h l'ouest de Razgrad, illustré pendant la guerre turco-russe, ne dépassent pas 350 mèlres. «

Sur le versant méridional, au contraire, se trouve une région montagneuse assez étendue, comprise entre la Toundja, la mer Noire et la plaine d'Andrinople. Ces hauteurs, dont les parties les plus importantes sont les Bakadjitsi, près de Yambol (altitude de 400 à 500 mô très), et les hauteurs de Dervend (430 mètres), sur la frontière turco-bulgare, au nord-est de la plaine d'Andrinople, rejoignent au sud-est la chaîne côtière beaucoup plus importante appelée Strandja-Planina ou Strandja-Dagh, qui s'étend jusqu'auprès de Constantinople, en formant la ligne de partage entre le bassin de la Maritsa et les petits bassins côtiers de la mer Noire. L'allitudc de cette chaîne, qui va en diminuant vers le sud, est en moyenne de 1,000 mèlres. Le versant qui regarde la mer est escarpé, tandis que l'autre s'abaisse progressivement vers la plaine d'Andrinople.

Terrasse danubienne. — Au nord des dernières chaînes détachées des Balkans s'étend, jusqu'au Danube, un vaste plateau calcaire dont la surface presque horizontale est recouverte d'une couche plus ou moins épaisse de loess et d'humus. En quelques points môme, le calcaire se trouve h fleur du sol, par exemple entre le Vid et la Panega.

La largeur de ce plateau varie de 70 h 100 kilomètres et sa hauteur au-dessus du niveau do la mer de 100 ù 200 mètres.

Les affluents du Danube qui l'arrosent ont souvent creusé profondément leur lit dans celte couche calcaire d*où résultent les nombreux défilés dont nous constaterons la présence dans leurs vallées. Presque tous ces cours d'eau ont leur rive droite escarpée et plus élevée que la rive gauche.

La terrasse danubienne est 1res pauvre en sources, spécialement entre le Lom blanc et la mer Noire. Dans la partie la plus orientale de la Bulgarie, on ne trouve plus aucune eau courante, quoique le pays soit sillonné par un grand nombre de vallées desséchées. L'eau nécessaire aux habitants doit être tirée de puits de 20 à 30 mètres de profondeur.

La terrasse danubienne est généralement très fertile et bien cultivée dans le voisinage des lieux habités. La partie occidentale très découverte ne possède pas de bois de grande étendue, tandis que dans Test le territoire appelé Deli-Onnan (en turc : foret folle) est sur une superficie d'environ 1000 kilomètres carrés presque complètement couvert de forets qui n'ont été défrichées que dans le voisinage d'assoA rares villages.

A l'extrémité nord-est de la Hulgaric, dans l'espace resserré entre le Danube inférieur et la mer Noire, se trouve la région appelée Dobromtja, dont la plus grande partie appartient actuellement au royaume de Iloumanie.

C'est un vaste plateau horizonlal, recouvert en grande partie de broussailles qui, en été, quand les sources sont taries, se changent en un désert malsain. Le nom de ce pays vient, peuse-t-on, de celui du

prince bulgare Dobrolilch qui, au XIV« siècle, possédait les rives de la mer Noire, de Varna au Danube.

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