II. — I^es rivière
A . — Versant de la mer Noire.
La moitié environ des pays bulgares appartient au bassin du Danube, qui est limité au sud par la plus , grande partie de la chaîne septentrionale du Balkan. Nous verrons cependant qu'un de ses principaux affluents, Vlsker, a sa source au sud de cette chaîne.
Le Danube.
Le Danube (big. Dounar, roum. Dunere. turc Tonna) a ses sources dans la foret.Noire (G.-D. de Bade). Deux ruisseaux, la Brege et la JJrigach concourent îi le former en se réunissant près de Donauescitingen. Le fleuve est navigable à partir d'Ulm.
Après avoir reçu la Save en face de Belgrade, il forme la limite entre le royaume de Serbie et les pays de la couronne de Hongrie.
Peu après, resserré entre les Carpathes et les Balkans qui se rapprochent vers ses deux rives, il se rétrécit jusqu'à ne plus occuper qu'un étroit défilé entre les montagnes, la Klisoura, longue do i2G kilomètres, dont la largeur descend jusqu'à 113 mètres, tandis que la profondeur du fleuve atteint 75 mèlres.
Dans la partie la plus étroite, au-dessous d'Orsova, la m /igalion était autrefois tout à fait impossible, et est encore aujourd'hui très dangereuse, non seulement en raison de la vitesse du courant, mais surtout à cause des rochers qui s'élèvent du lit du fleuve.
La partie la plus resserrée et la plus dangereuse de ce défilé est connue sous le nom de Portes-'de-Fer.
On a pu y créer cependant un canal de 25 à 40 mètres de largeur dans lequel la navigation est toujours possible, et de nouveaux travaux viennent d'être entrepris pour la rendre plus facile.
A partir d'un point situé entre Orsova et Verciorova, le Danube baigne à gauche le royaume de Roumanie.
Au delà des Portes-de-Fer, la nature des rives, auparavant montagneuses, boisées, peu cultivées et impraticables, change complètement. Des hauteurs accompagnent encore la rive droite pendant quelque temps, mais i\ partir de l'embouchure du Timok, frontière de la Serbie et de la Bulgarie, les montagnes s'éloignent des deux rives et le fleuve coule entre le plateau de Bulgarie, dont le bord escarpé le domine au sud, et la plaine basse de la Roumanie au nord, dont les parties voisines du fleuve sont souvent marécageuses et submersibles pendant les crues.
Le long de la rive roumaine se trouvent un grand nombre de lacs ou étangs ayant une assez grande longueur parallèlement au fleuve.
Il y en a beaucoup moins sur la rive droite ; nous citerons les étangs qui se trouvent îi l'embouchure du Vid et le lac de Svichlov (ou Sistovo) séparé seulement du fleuve qu'il rejoint k son extrémité Est, par une étroite bande de terre en partie recouverte par les flots.
De nombreuses îles, dont quelques-unes possèdent une certaine étendue, divisent le cours du Danube, notamment en amont de Rahovo, de Nikopolis et de SvicKtov, entre l'embouchure de la Yantra et celle du Lom.
Après Silistrie, le Danube cesse d'être frontière pour entrer complètement sur le territoire roumain.
Peu après, il change brusquement de direction et coule du sud au nord, resserrant entre son cours et la mer Noire le territoire de la Dobroudja. On a cru que le Danube se dirigeait autrefois directement vers la mer h travers la Dubroudja, mais on a dû reconnaître qu'un seuil de 80 à 60 mètres de hauteur sépare constamment le cours actuel du littoral, et qu'il n'existe aucune trace d'un lit de fleuve h l'endroit présumé de son passage.
Au-dessous de Tulcea (pron. Toultcha), le Danube se divise en bras nombreux, embrassant un delta de 2,858 kilomètres carrés, dont les îles ressemblent à de vastes mers de verdure, coupées par des bras do fleuve, des lacs et des étangs, habitées par d'innombrables troupes d'oiseaux denier, des loups et des troupeaux de buffles. Les bras les plus écartés sont îi leurs extrémités distants de 89 kilomètres; les trois principaux sont ceux de Kilia (profond de 4 à 5 mètres), Ir plus septentrional, impropre h la navigation, celui de Soulinay large à son embouchure de 100 à 130 mètres et profond de 10 à 20; c'est le seul qui soit complètement navigable; enfin le bras de Saint-Georges ^ profond de 8 cl 10 mètres. La cession de la Dobroudja à la Roumanie a complètement éloigné la frontière bulgare dos bouches du Danube.
Dans la portion limitrophe do la Bulgarie, le Danube
possède les largeurs suivantes : entre Vidin et Galafat, 780 mètres; entre Nikopoli et Turnu-Magurele, 675 mètres (pendant la guerre de 1877, on y jeta un pont formé de 120 pontons) ; entre Svisclitov et Zimnitsa (roum. Zimnicea), 780 mètres; entre Roustchouk et Giurgevo, 900 mètres; entre Toutrakan et Oltcnitsa, 525 mètres; entre Braïla et Galatz, 600 mètres.
Sa profondeur entre les Portes-de-Fer et Braïla est en . moyenne de 4 à 7 «mètres. Au-dessous de ce point, elle est de 8 à 10 mètres, mais il y a des endroits où elle est beaucoup plus considérable et va jusqu'à 20 mètres.
La rapidité du courant, au-dessous des Portes-de-Fer, est de 1 mètre par seconde ; dans le défilé, clic atteint 3 mètres.
Les plus hautes eaux ont lieu en mai et dans la première moitié de juin, au moment de la fonte des neiges, dans la partie inférieure du bassin d'abord, puis dans la partie supérieure ; elles durent de 4 h 6 semaines. A la lin de juin, on j)eut considérer les terrains riverains précédemment submergés, comme devenus secs et praticables. Des inondations de moindre hauteur et de moindre durée ont encore lieu au moment des pluies d'automne, fin octobre ou novembre. Les plus basses eaux se présentent du commencement de septembre au milieu d'octobre.
Pendant l'hiver, les glaces que charrie le fleuve gênent toujours beaucoup la navigation, quoique le Danube ne se prenne pas entièrement tous les ans. Dans l'espace de 40 années, de 1835 à 1875, il a été complètement gelé 32 fois, dont une fois en novembre, 19 fois en décembre, 7 en janvier et 5 en février.
Sur tout le cours rouniano-bulgare du Danube, il
n'existe encore aucun passage fixe. En quelques endroits, des bateaux h vapeur relient les villes importantes situées de part et d'autre du fleuve, notamment à lloustchouket Giurgevo, où aboutissent d'une part, le chemin de fer roumain conduisant à Vienne et Paris par Verciorova et Orsova, et de l'autre, la ligne bulgare de Roustchouk, à Varna, que des bateaux î\ vapeur relient avec Constantinople. On a commencé Tannée dernière la construction d'un pont de chemin de fer qui traverse le fleuve sur le territoire roumain entre Feteschti et Tchernavoda.
La longueur totale du cours du Danube est de 2,8G0 kilomètres, dont 855 pour le cours inférieur entre Orsova et la mer, pendant la plus grande partie duquel il forme la frontière de la Bulgarie.
La superficie de son vaste bassin qui embrasse la majeure partie de rAllemagne du Sud et de l'Autriclie- Ilongrie, la Bosnie, la Serbie, la lloumanie et la Bulgarie septentrionale, est de 805,572 kilomètres carrés.
Les villes les plus importantes baignées par le cours inférieur du Danube, en Bulgarie et en Roumanie, sont :
. Roumanie, R. G. : Turnu-Severin, Calafat.
Bulgarie, R. D. : Vidin,Lom-Palanka,Rahovo(Orô-
khov).
Roumanie, R. G. : Turnu-Magurele, Zimnitsa (roum.
Zimnicea) , Giurgevo (roum.
Giurgiu).
Bulgarie, R. D. : Nicopoli(Nikopole)Sistovo(Svicli-
tov), Roustchouk (Rousse).
Bulgarie, R. D. : Silistrie.
Roumanie, R. D. : Tchernavoda (Cernavoda).
Roumanie, 11. G. : Hirsova, Galatz.
Roumanie, R. D. : Toultcha (Tulcea).
En Russie : Ismaïl, R. G. du bras de Kilia.
Les affluents bulgares du Danube.
Parmi les nombreux affluents du Danube, nous n'avons h considérer ici que ceux qui se jettent dans le fleuve après avoir parcouru le territoire bulgare. Ils appartiennent donc tous fi la rive droite.
Nous citerons d'abord la Horava bien que le cours de cette rivière ne pénètre pas sur le territoire de la principauté. Mais une de ses branches, laMorava méridionale (Youjna Morava), appelée aussi Morava bulgare (Blgarska Morava) arrose, ainsi que la plupart de ses affluents des terres dont la population est en majorité bulgare. La Morava méridionale (longueur 243 kilomètres), prend sa source au pied du plus haut sommet du Karadag, qui sépare le bassin de la Morava de celui du Vardar. Parcourant une vallée assez resserrée qui lui impose de nombreux circuits, elle passe près de Vrania, de Leskovats, de Nich, d'Alexinats et se réunit à Stalatch avec la Morava occidentale {Zapadna Morava) ou serbe (Srpska Morava). Ces deux rivières réunies forment la Grande Morava (Velika M.), qui se jette dans le Danube en aval de Semendria (serbe: Smederevo).
Les principaux affluents de la Morava bulgare sont : sur la rive gauche : la Veteriiitsa, la Yablanitsa et la Toplitsa; sur la rive droite : la Vlasina et la Nichava. Cette dernière rivière dont le cours est long de 130 kilomètres, prend sa source sur le versant méridional du
Koni dans le Balkan de Berkovitsa en territoire bulgare, traverse Pirot et Nicli et se jette dans la Morava non loin de la derni(>re de ces villes; elle reçoit la Trnska réka entre Tsaribrod et Pirot.
Le Timok (longueur 135 kilomètres) est formé du Timok blanc (beli Timok) et du Timok de Trgovitsa qui sortent du Balkan de Saint-Nicolas et se réunissent près de Kniajevats. Une troisième branche, le Timok noir (serbe: Tsrni Timok), venant de l'ouest, rejoint le cours principal à Zaïtchar. Le Timok constitue la frontière entre la Serbie et la Bulgarie à partir deGalova (40 kilomètres au-dessous de Zaïtchar) et se jette dans le Danube en aval de la ville serbe de Negotin.
Sa vallée, large de 1500 à 2,200 mètres, est généralement bien cultivée.
Plusieurs gués existent dans son cours supérieur et quelques ponts sur la partie inférieure.
Ses affluents ne sont que des torrents de peu d'importance.
Les tributaires du Danube fi Test du Timok appartiennent exclusivement h la Bulgarie.
La Topolovitsn, qui se jette dans le fleuve au-dessus de Vidin, sort de la ligne de partage entre le Timok et le Danube au nord de Koula, arrose une vallée de moyenne largeur et est partout guéable.
Elle peut servir à inonder les fossés des fronts ouest et nord de Vidin.
La SviaiO'Petm réka, est un petit ruisseau qui se jette dans le Danube immédiatement au-dessous de Vidin, dont il peut inonder les fossés du front sud. Elle traverse une étendue marécageuse d'environ 49 kilomètres carrés, qui rend difficiles les abords de la place.
• Le Vitbol sort de la chaîne frontière de la Yerchka- Tchotikn, au sud de Koula, et se jette ii 10 kilomètres au-dessous de Vidin.
Sa vallée en se rétrécissant, particulièrement avant d'entrer dans les marécages voisins du Danube, forme un défilé boisé, devant lequel les Bulgares, poursuivis Dar Tarméc serbe arrêtèrent le 1 G et le 17 octobre 1885 le corps du général Liechanin et donnèrent le temps aux détachements répartis entre Bregovo et Belogradjik de venir renforcer la garnison de Vidin.
VArtcher (Artcharitsa) OMPopadia-Derey cours d'eau de volume très variable, à sec dans la saison chaude, torrentiel au moment des crues, vient du Balkan de Kadi-Boghaz et se jette dans le Danube près d'Arlcher- Palanka,
Le Lom prend sa source dans le voisinage du col de
> Saint-Nicolas. Son cours sinueux traverse une vallée
. fertile. Il se jette dans le Danube, près deLom-Palanka.
■ Des affluents assez nombreux, quoique ])ctitg, lui
donnent une certaine importance.
La Tsibritsa, petit cours d'eau presque partout gnéable, se jette près de Tsibar Paldnka ou Tsibra. Les sources de cette rivière se trouvent dans le Pelit-Balkan.
L'Ogost coule dans une large et fertile vallée. Il sort du Balkan de Tchiprovets et se jette dans le Danube un peu en amont de Rahovo ou Orôkhovo. Il est généralement guéable quoiqu'il atteigne 100 pas de large.
Le Skit est formé par cinq ruisseaux descendant du Petit-Balkan, au nord de Vratsa. Il se jette dans le Danube, tout près de l'embouchure de l'Ogost et également au-dessus de Rahovo: Il atteint à peine 40 h 50 pas de large et est toujours facilement guéable. Sa profondeur est rarement supérieure h 0"^fiO.
Dans lu région comprise ciilro le Skil cl l'Iskcr, lu terrasse calcaire daiuibieimc est privée d'eau sur un espace d'environ 35 kilonièlres de longueur et, d'après Kanitz, ressemble h la Dobroudja.
Quoique dépourvue d'arbres, elle n'est cependant pas déserte, elle est cultivée dans le voisinage des villages et couverte de pâturages de grande étendue.
L'Isker, le plus important des af'duents bulgares du Danube, est formé par plusieurs ruisseaux sortant des lacs du Uilo; les principaux sont la Leva réka^ le Tcherni Isker et le Uéli Isker.
Cette rivière présente la curieuse particularité d'avoir ses sources au sud des Balkans, de sorte qu'elle traverse complètement cette chaîne dans un étroit défilé d'environ 75 kilomètres de longueur. Ce passage est resserré entre de véritables murailles calcaires qui, en certains endroits, plongent leur pied dans les eaux de risker. Le sentier qui suit la rivière se trouve en un point à 350 mètres au-dessus de l'eau.
C'est dans cet endroit que l'Isker atteint sa plus grande profondeur qui est de 3 mètres. Elle varie ensuite jusqu'à son embouchure de l à 2 mètres.
L'Isker est guéable jusqu'à Korilo au sud du Balkan. Au nord de la chaîne, sa vallée possède une largeur de 1500 à 3,700 mètres. Le fond en est fertile, mais humide et malsain.
Depuis Tchoumakovtsi, le bord droit de la vallée, souvent très rapproché de la rivière, est rocheux et escarpé, tandis que la rive gauche s'élève doucement.
L'Isker passe d'abord à Samokov, puis un peu à l'est de Sofia, à Korilo, Lioulibrod, Tchoumakovlsi, et se jette dans le Danube près de Guigucn.
Ses principaux aflluenls sont : sur la rive droile, le
Petit Isker(mali Isker), qui prend sa source au nord d'Étropol et suit une vallée étroite et rocheuse.
La Panega^ dont les sources situées au nord de Yabianitsa, ne tarissent jamais, se jette au-dessous de Tchoumakovtsi après avoir traversé un défilé.
Sur la rive gauche : la Vladauka réka qui descend du plus haut sommet du Yitocha et passe à Sofia et la Blatliva réka dont un affluent passe à Slivnilsa.
Le Vid est formé du Vid blanc {Bêli Vid) et du Vid \ noir {Tchenii Vid) (1) qui se réunissent au-dessous de \ Teteven.
Le premier vient des environs du col de llabanitsa et coule dans un lit granitique. Le fond de sa vallée se réduit souvent au lit môme de la rivière, de sorte que la route venant du col de llabanitsa la traverse 33 fois à gué dans l'espace de 2 heures de chemin jusqu'à Ribaritsa. Le Vid noir sort du Balkan de Teteven et coule avant son confluent dans un défllé de passage difficile.
Après la réunion des deux branches, le Vid possède une niasse d'eau assez importante, mais très variable. Sa largeur près de Plevna est normalement de 42 mètres et dans les hautes eaux de 7g.
Sa profondeur est en moyenne de 1 mètre h 1™,50. Il peut sur tout son cours être traversé à gué, à cheval et souvent à pied.
Le sol de la vallée est ferme et bien cultivé. A Test de Telich, le Vid traverse le défilé de Sadovels enfermé
(1) Ces dénomiualions ilc blanc et noir que rcroivent un certain nombre de cours d'eau de la Bulgarie danubienne correspondent à une différence dans la couleur des eaux, différence qui prorient de la nature -du fond de la rivière.
entre de hautes murailles calcaires. Uu peu plus loin, il passe à 6 kilomètres h Touest de Plevna. Sur la plus grande partie du cours de celle rivière, sauf dans le voisinage de son embouchure, le bord droit de la vallée est formé par des hauteurs calcaires atteignant en un endroit jusqu'à 50 mètres et parfois très rapprochées de Teau. Sur la rive gauche, au contraire, le terrain s'élève en pente douce. La largeur de la vallée du Vid. qui est, aux environs de Plevna, de 2 kilom. 5, se réduit ensuite à 1 kilomètre pour s'élargir jusqu'à 3 kilomètres et même 6, près de Tembouchure.
Parmi ses affluents, nous citerons seulement sur la rive droite la Grivitsa qui passe à Plevna et reçoit près de cette ville la Toutchenitsa.
L'Osma ou Osem est formé, comme le Vid, de deux cours d'eau appelés blanc et noir. L'Osem blanc sort du Balkande Troïan, le noir du Balkan de Karlovo. Ils se réunissent un peu au-dessous de Troïan (où passe rOsem blanc).
L'Osem, dont le cours est très sinueux, suit depuis la réunion des deux branches une vallée très élroile dont la largeur dépasse rarement 2 kilomètres et se réduit parfois à de véritables défilés dont Tun près de Lovlcha (Lovétch) n'a que 500 mètres et un autre un peu en avant de Karahasan, 200 mètres seulement de largeur. Les bords de cette vallée, qui sur la rive droite surtout sont très rapprochés du fleuve, dépassent souvent 50 mètres et parfois iOO mètres d'élévation. Le sol de la vallée de rOsem est bien cultivé mais souvent marécageux.
L'Osem passe à Boulgareni et se jelle dans le Danube en amont et tout près de Nikopoli, non loin de rembouchure du Vid et en face de celle Je l'Oit (llounianie),
La largeur de la rivière n'est ordinairement que de 20 à 30 moires; elle ne s'augmente guère dans la partie inférieure de son cours, car l'Osem ne reçoit que des affluents venant d'une région sèche et par suite très peu importants. Sa profondeur moyenne n'est que d'un mètre environ ; aussi serait-il facilement guéablc sans la configuration souvent escarpée de ses rives.
La Tantra (au* moyen ûge Yetër) sort du Balkan de Chipka, passe à Gabrovo où elle coule du sud au nord, puis change de direction vers l'est avant d'arriver à Tirnovo, ville auprès de laquelle elle décrit de nombreux circuits pour reprendre ensuite la direction sud-nord, qu'elle conserve jusqu'au Danube dans lequel elle se jette près de Krivina. La largeur très variable de la Yantra est de 10 h 20 mètres dans la partie supérieure de son cours; elle est ensuite de 40 à 50 mètres et à Bôla atteint 70 mètres. Sa profondeur varie de 0">70 à l»n20.
Jusqu'à Tirnovo, la vallée de la Yantra est très étroite- Aux environs de cette ville elle traverse un défilé des plus pittoresques, taillé par la rivière dans des rochers dont les parois s'élèvent des deux côtés à une égale hauteur. Cette gorge se trouve h l'entrée de la zone calcaire formant transition entre les roches de la haute chaîne et la terrasse où s'est creusé le lit du Danube.
Plus loin, la vallée s'élargit jusqu'à HOO mètres, et après des variations de largeur assez considérables traverse, avant d'arriver au Danube, un second défilé de 12 kilomètres de longueur et de 150 mètres de large.
Dans la partie moyenne, la vallée est fertile et bien cultivée; dans la partie inférieure, elle est humide et exposée à de fréquentes inondations.
Paniii les nombreux afllucnls do la Yaiilra nous citerons :
Sur la rive droite :
i^ La Drenovska rêka, qui passe près de Travna et reçoit la Kilifarska rêka; 2» le Ya'ila-Deréoxx Ydila réka, qui vient du Sakhar-Balkan et se grossit des rivières d'Elena, de Bebrovo et dGZlataritsa{Elenska réka, etc.). Ces rivières reçoivent les eaux de la région conii)risc entre les Balkans de Travna et de Tvcrditsa et le Sakhar Balkan.
Sur la rive gauche : la llositsa^ qui vient du Balkan de Kalofer et passe à Selvi après avoir traversé le Petit- Balkan dans un étroit défilé.
Le Lom (1) est formé par la réunion du Lom Blanc et du Lmn Noir.
Le premier est constitué par plusieurs petits ruisseaux qui se réunissent près de Ilazgrad. Il parcourt dans son cours supérieur une vallée assez large et fertile qui se rétrécit de plus en plus et, 7 kilomètres au-dessus du confluent des deux Lom, se transforme en un défile resserré entre des murailles calcaires presque à pic.
Le Lom Noir prend sa source près de Yaslar, au nord d'Osman-Bazar. Son cours est très sinueux, ses rives sont en général plates et basses el souvent inondées. Les deux cours d'eau se réunissent à 20 kilomètres de lloustchouk el se jettent dans le Danube, tout près et en amont de cette ville.
Depuis le confluent, la vallée du Lom est un défilé
(1) Ou appcHo parfois ccUc riviôre Lom de Roustehouk pour la distinguer du cours d'eau de môme dcuominalion qui arrose la Bulgarie occidentale.
continu forme par des hauteurs rocheuses de plus de 100 mètres.
La rivière atteint sa plus grande largeur, environ 30 mètres, près du pont de pierre de Roustchouk. Sa profondeur ne dépasse nulle part 1 mètre.
Au delîi du Lom, dans le territoire du Z^c'H-Ormaw, on ne trouve plus que des affluents de très peu d'importance dont la plupart sont môme complètement desséchés pendant une partie de Tannée. Quelques-uns des cours d'eau de cette région disparaissent dans le sol avant d'arriver au Danube. La plupart ont été barrés avant l'endroit de la perte, par les habitants,, afin de constituer des réservoirs.
liOB Tributaires de la mer Noire au sud
du Danube.
La mer Noire ne reçoit au sud du Danube aucun tributaire important.
Nous citerons seulement les suivants :
Le ruisseau ou rivière de Pravady (Provadiïska rèka), qui, à la vérité, ne se jette pas directement dans la mer, mais dans le lac de Devno. Ce cours d'eau se forme au nord-est de Choumla et reçoit les eaux de l'angle compris entre les hauteurs du Deli-Orman et le plateau de Choumla.
Entre Yeni-Bazar et Pravady, sa vallée se rétrécit en un défilé de 28 kilomètres de long, resserré entre des murailles calcaires nues, tandis que dans sa partie inférieure la rivière traverse des bas-fonds marécageux qui en rendent le passage difficile en dehors des communications existantes.
La profondeur de la rivière de Pravady varie de 0"»,70 à 1™,40.
Le Kamtchik (bulg. Kamtchia) est formé de deux branches qui se réunissent près du village de Sandakly, mais dont les cours supérieurs sont séparés par la chaîne principale du Balkan.
La première branche appelée par les Bulgares Grand Kamtchik (Goléma Kamtchia) et parlesTurcs AAi/HZ-A'., sort du Sakhar-Balkan, au sud-ouest d'Osman-Bazar. C'est un torrent au lit assez large, mais h sec une partie de Tannée. Sa vallée ouverte dans le cours supérieur se rétrécit en forme de défilé près du village (ÏEski- Stamboul (auquel les Bulgares ont rendu son nom antique de Préslav) pour s'élargir ensuite de nouveau.
La deuxième branche, appelée K. fou [on sauvage) (blg. Lotula Kamtchia, turc DeliK,), a sa source au sud de la chaîne principale du Balkan entre Sliven et Kolel (Kazan). Ce cours d'eau traverse donc la chaîne entre les Balkans de Karnobad et d'Âïtos, et, par suite, sa vallée forme un défilé presque continu entouré de hauteurs boisées qui dominent la rivière de 200 îi 300 mètres. Pendant une partie de son étendue, le défilé est suivi par une route carrossable, parfois taillée dans le flanc du coteau et traversant Feau en plusieurs endroits.
Après la réunion des deux cours d'eau, le Kamtchik a une largeur variant de 30 à 40 mètres et une profondeur de 4™,50 il 2 mètres.
Sa vallée, qui a en moyenne 3,G00 mètres de largeur, est en partie boisée, en partie marécageuse.
VAivadjiiska rêka (turc, Tchifté Derc), coule dans une vallée étroite, et se jette dans le petit golfe de Gueuséké, à 13 kilomètres au nord de Gap Emineh. Elle formait dans la plus grande partie *de son cours la frontière entre la Bulgarie et la Rouraélie orientale.
Plusieurs petits cours d'eau se jettent dans les lacs de Bourgas.
Au delà, par suite du faible espace compris entre la chaîne de la Strandja Planina et le bord de la mer, on ne trouve plus que des ruisseaux de faible longueur, parmi lesquels nous citerons seulement le Gabadjia Déré (blg. Velika rêka) et la Rezova,
B. — Les tributaires de la mer Egée.
La mer Egée reçoit plusieurs fleuves assez importants dont le cours arrose en partie les terres bulgares du versant sud des Balkans, ce sont : la Marilsa, la Mésta, la Strouma et le Vardar.
Le plus considérable d'entre eux est la Maritsa, appelée dans l'antiquité llebrm. Elle sort du versant nord du Rhodope, non loin du Rilo, à l'est du bassin de Samokov et il peu de distance des sources de l'Isker. Elle coule vers Test jusqu'à Andrinople et ensuite vers le sud. Déjà flottable à Philippopoli, la Maritsa devient navigable pour des bateaux plats à partir d'Andrinople.
Elle se divise en deux bras avant de se jeter dans le golfe d'Énos, à côté de la ville do ce nom, et non loin (à l'est) du port de D(klé-Agatch, auquel aboutit la voie ferrée qui depuis Belovo accompagne le fleuve.
La Maritsa, dont la source se trouve à l'intérieur,
mais tout près des limites de la Koumélie orientale, parcourt, de Touesl ?i l'est, une (grande partie de ce pays où elle baigne Belovo, Talar-15a/anljik, Pliilippopoîi, Tirnovo (en Roumélie), Harmanli. Elle entre sur le territoire turc un peu en amont de Mustafa-Pacha et passe ensuite à Andrinople et à Demolika avant d'aboutir à Énos.
La profondeur de la Maritsa est variable et son lit irrcgulier, ce qui nuit beaucoup h la facilité de la navigation. Dans la partie moyenne du cours, cette profondeur, de l'WjBO à peine dans la saison sèche, atteint 4 mètres aprè;:, ies pluies. La vitesse, très variable également, est en temps ordinaire de 0™,65 à 1 mètre par seconde. La largeur du fleuve dopasse souvent 200 mètres.
La vallée de la Maritsa embrasse les vastes et fertiles plaines de Philippopoli et d'Andrinople, séparées Tune de l'autre par un défilé qui commence en amont de Tirnovo-Seïmen et s'étend jusque vers Harmanly, et dans lequel les derniers chaînons détachés de la Srcdna- Gora et du Uhodope s'avancent jusqu'aux rives du fleuve. Dans les parties ouvertes, le fond de la vallée est souvent marécageux.
Les principaux points de passage sur la Marilsa sont les ponts de Belovo, Tatar-Bazardjik, Philippopoli, Scïmen, Mustafa-Pacha, et Andrinople, plus deux ponts de chemin de fer, près de Tirnovo et près de Rulelu- Bourgas (îi 14 kilomètres est de Dcmotika).
Il existe encore un grand nombre d'autres ponts de construction plus ou moins primitive.
Le bassin de la Maritsa est limité par la chaîne principale des Balkans (de la mer Noire h la Portc-de-Fer, par la branche méridionale de cette chaîne), par Pcx-
Irémité occidentale de la Sredna-Gora et par les hauteurs qui joignent cette chaîne au Rhodope, enfin par le Rhodope lui-même jusqu'au rivage de la mer Egée.
Les principaux affluents de la Maritsa sont : A gauche :
1» La Topolnitsa ou Kuzlu-Déré, qui prend sa source dans la Sredna-Gora, traverse le bassin de Zlatitsa, coule dans une étroite vallée montagneuse, et se jette dans la Maritsa au-dessus de Tatar-Bazardjik ;
2» La Stréma ou Guiopsou-Déré (dans l'antiquité Sirmius), sort de la Stara-Planina, où ses sources correspondent sur le versant sud à celles du Vid sur le versant nord. En quittant le fertile bassin de Karlovo, elle traverse la Sredna-Gora dans un défilé de 14 kilomètres de longueur, puis parcourt la plaine de Philippopoli et se jette dans la Maritsa à 12 kilomètres au-dessous de cette ville. Le Guiopsou est partout guéable ;
3® Un grand nombre de cours d'eau sans importance se jettent dans la Maritsa entre Tembouchure du Guiopsou et Tirnovo. Un peu au-dessous de ccttte localité le fleuve reçoit le Sasli-sou ou SasUika (dans l'antiquité Arzm), qui arrose la plaine d'Eski-Zagra (Stara- Zagora) ;
4« La Toundja (autrefois Tomus) est le plus important des affluents de la Maritsa. Elle sort du Balkan de Kalofer, coule à travers les champs de roses du beau ! bassin de Kazanlyk, traverse ensuite à l'extrémité de la Sredna-Gora un défilé de 28 kilomètres de longueur, qui la conduit dans le bassin également fertile de SlivJio-Yamboli, dans lequel son cours se tourne brusquement vers le sud.
Au-dessous (Je Kizilyénidjé et après la frontière ottomane, lu Toundja traverse un délilé rocheux d'environ 35 kilomètres, dans le tiers supérieur duquel se trouve le bassin de Srem, entouré de montagnes circulaires, dont la plaine alluviale est extraordinairement fertile.
La Toundja peut être facilement traversée dans le bassin de Kazanlyk. Plus bas, on trouve encore plusieurs gués, mais en général elle n'est franchissable que sur les ponts. Sa profondeur moyenne est de 1 mètre h 1^,80; sa largeur atteint jusqu'à 60 mètres.
La Toundja passe à Yamboli, Kizilyénidjé, en Bulgarie; Tatar-Kieui, en Turquie, et Andrinople où elle se jette dans la Maritsa.
Elle reçoit sur ses deux rives plusieurs affluents peu considérables;
5® VErguéné-Dére\ qui coule entièrement en territoire ottoman, est un cours d'eau assez important qui sort du Kara-Tépé et se jette dans la Maritsa a 27 kilomètres de l'embouchure de ce fleuve.
La partie supérieure de son cours est accompagnée par le chemin de fer de Constantinople à Andrinople, qui le traverse trois fois.
Les affluents de droite sont les suivants :
1® Le leli-Déré ou Tchépimka réka sort du bassin de Tchépina dans le Rhodope, par un défilé de 14 kilomètres de longueur et se jette dans la Maritsa au-dessus de Tatar-Bazardjik;
2» Le Tchepeli'Déré ou Derin-Déré (bulg. Tchepelarska réka) descend du Kara-Balkan, passe à Staninaka, et se jette dans la Maritsa, à l'est de Piiilippopoli en fîice de l'embouchure du Guiopsou. Vallée étroite, parfois bordée de hautes murailles de rochers;
3° L'Outou-Déré, qui sort de VA'iguiroloitk-Dag, passe à Haskovo (Has-Kicuï) et se jette dans la Maritsa, près de Harmanly, aprôs avoir traversé un défilé étroit et infranchissable ;
40 L'Arda est le plus important des affluents de droite. Cette rivière sort du mont Krouchevo et reçoit dans son cours supérieur de nombreux tributaires.
Sa vallée, séparée de celles des autres affluents par la branche orientale du Rhodope, est ouverte et partout bien cultivée. Sa largeur moyenne est de 480 à 780 mètres.
L'Arda, dans son cours moyen et inférieur, n'est franchissable que sur les ponts et par les gués, et même pendant 70 kilomètres de son cours inférieur on ne trouve aucun moyen de passage.
Entre Tcham-Déré et Bech-Tépé, l'Arda forme la frontière entre la Roumélie orientale et la Turquie. Cette rivière se jette dans la Maritsa au-dessus d'Andrinople ;
8<» Nous citerons encore, en dehors du pays bulgare, le Kizildeli Tchaï qui sort du Rhodope et a son embouchure près de Deraolika.
La Mesta, appelée par les Turcs Kara-sou (eau noire) est formée de deux rivières, la Bêla Mesta (M. Blanche) et la Tcherna M, (M. Noire), qui sortent de l'angle formé par le Rilo et le Rhodope au sud de Samokov et vis-îi-vis des sources de l'Iskcr et de la Maritsa. Elle se jette dans la mer Egée au nord-est de l'île de Tasos. Son bassin est limité h Test par le Rhodope et îi l'ouest par le Perim-Dag et les diverses chaînes qui lui font suite et atteignent les rives de la mer Egée dans le voisinage de Ravala.
Apres un cours d'environ 24 kilomètres, la Mcsta traverse un défilé de 7 kilomètres de long, puis la vallée s'élargit. Près de Nevrokop, elle forme un bassin fertile d'environ 50 kilomètres carrés de superficie, duquel le fleuve sort par un étroit défilé rocheux pour entrer plus loin à 35 kilomètres au-dessus de son embouchure, dans la plaine marécageuse de Sarischban.
La Mesta possède généralement un Volume d'eau important, et, depuis le bassin de Nevrokop, ne peut plus être franchie que sur les ponts.
Elle reçoit plusieurs affluents peu importants parmi lesquels nous citerons seulement sur la rive gauche la Ûistritsa et le Dospad Deré qui sortent tous les deux du Ilhodope et se jettent dans le fleuve au-dessus de Nevrokop.
Quoique la Mesta et ses affluents arrosent des terres presque exclusivement peuplées de Bulgares, son bassin se trouve en entier en dehors des limites politiques de la principauté de Bulgarie.
La Strouma, appelée par les Turcs Kara-sou, comme | la Mesta, et par les Grecs Stnjmon, prend sa source près du mont Vitocha, au sud de Sofia, dans la princi- i pauté de Bulgarie.
Elle parcourt d'abord entre la Koniavo PI. et la Dovanitsa PL, puis entre cette chaîne et le Kilo, une vallée accidentée généralement assez élroile, de sorte que les routes qui la suivent, allant de Buli^arie en Macédoine, sont souvent établies sur les collines qui la bordent.
Cette vallée présente cependant plusieurs élargissements séparés par des défilés ; les plus importants de ces espaces ouverts sont : 1» la plaine marécageuse de Radomir ; 2° le bassin très peuplé et bien cultivé de
Kustendil; 3» le bassin (le Djoumaia, en Macédoine, moins vaste que le précodent, mais également très fertile ; 4^ le bassin de Orahovo,
La Strouma quitte ce dernier par un défilé de 14 kilomètres de long, mais au delà sa vallée s*élargit et conserve jusqu'à la plaine de Sèrès une largeur moyenne de 2 kilomètres.
La Strouma se jette dans le lac Takinos (turc : Takino-gueul) qui s'écoule lui-môme dans le golfe d'Orfano. Elle possède un grand volume d'eau et ne peut plus être passée à gué au-dessous du bassin de Djoumaïa. Au sortir de ce bassin elle rencontre plusieurs seuils qu'elle franchit en formant des cataractes.
La Strouma reçoit sur la rive droite plusieurs petits affluents ; la Svetla, la Dragovichtinay la Yeleschnitsa, Mais le seul tributaire important de ce côté est la Siroumitsa qui prend sa source au sud-est de Chtiplié et arrose une vallée large de 7 kilomètres dans laquelle se trouve à peu de distance, sur la rive droite de la rivière, la ville de Stroumitsa.
Parmi les affluents de gauche, tous très peu importants, nous citerons la Djermenska réka, qui sert d'écoulement à plusieurs lacs du Rilo et passe à Doubnitsa, en Bulgarie, et la Pdlska rêka, qui descend également du Rilo.
Le Vardar (dans Tantiquité Aksios), le plus occidental des quatre grands tributaires de la mer Egée, a ses sources entre la Schar-Planina et la Sukha-Gora. Il coule d'abord du sud au nord, puis, en traversant la plaine de Telovo, décrit un grand arc qui le fait changer complètement de direction et l'amène près d'Uskup ou Skopié ; après quoi il coule du nord-ouest au sud-
est pour atteindre le golfe de Saloniquc dans lequel il se jette en formant un delta aux noniljreuscs branches, un peu à l'ouest de la ville de Salonique.
Entre Uskup et la mer, le Vardar baigne encore Velès ou Keupreuli et Négotin.
Les principaux affluents sont :
Sur la rive gauche :
1. Le Lepenats, qui prend sa source sur le versant septentrional de la Schar-Planina, au sud de la célèbre plaine appelée Kosovo-Polié. Il traverse le défilé de Katchanik, entre la Schar-Pl. et la Tserna-Gora, et se jette dans le Vardar, au-dessus d'Uskup.
Un affluent de Tlbar (affluent de la Morava), la Sinitsa, prend sa source dans la plaine de Kosovo, un peu au nord du Lcpenats. Les vallées de ces deux rivières établissent par suite une communication facile entre les bassins du Vardar et du Danube. Aussi est-ce par cette voie que passe le chemin de fer de Salonique à Mitrovitsà, qui doit, en se prolongeant plus tard par Novi-Bazar jusqu'à Sarayevo, relier la mer Egée à la vallée de la Save.
2. La Ptchina sort de la Babina-Poliana et contourne le Mont Koziak au nord, tandis que son affluent de gauche, la Kriva, qui passe à Kriva-Palanka, l'entoure au sud. La Ptchina se jette dans le Vardar au nord de Vêles. La ligne de chemin de fer, qui joint le Vardar à la Morava, d'Uskup à Vranià, suit la vallée de la Ptchina à quelque distance à droite de cette rivière.
3. La Bregalnitsa a sa source dans les monts Malesch et, après un cours assez sinueux, passe à Chtiplié et se jette dans le Vardar entre Vêles et Négotin. Entre cet affluent et le précédent se trouve une vaste plaine nommée Ov^tché-Polié.
Sur la rive droite, le principal affluent du Vardar est la Tcherna Rêka (turc Rara-sou) , dont le cours, décrivant un très grand arc h concavité tournée vers le nord, embrasse avec le haut et le moyen Vardar un système complet de montagnes comprenant la Babouna-PL, la Verila-Pl. et la Setcha-Pl. Elle se jette dans le Vardar un peu au sud de rembouchure de la Bregalnitsa.
A l'ouest du Vardar, nous citerons encore la Bistritsa qui se jette également dans le golfe de Salonique, mais , qui, malgré son nom essentiellement slave (rivière claire), arrose actuellement un pays complètement hellénisé.