‹ La Bulgarie dans le passé et le présentChapitre 41 sur 127 · COMMUNES · texte numérisé non relu

COMMUNES

Philippopoli. .

Stanimnka .. .

Karloro

Sopot

Klixoura

Kalofer

Kopriynhtitsa.

RECETTES

fr.

27S,131 7r,,sio

DEPENSES

fr.

sur celle des Étals occidentaux, particulièrement de la France et de la Belgique. Il est permis de se demander, en considérant le tableau des 22 préfectures et des 80 sous-préfectures de la principauté, si un tel développement de la hiérarchie administrative répondait bien aux nécessités du pays. L'existence des arrondissements, dont Tulililé est si sérieusement contestée en France, nous semble, il est vrai, parfaitement justifiée en Bulgarie. Il importait en effet de donner aux municipalités, nécessairementinexpérimentées,un guide et un surveillant qui n'en soit par trop éloigné; pour ce motif, et en raison de la difficulté des communications, le nombre des arrondissements ne nous parait pas exagéré; mais était-il bien nécessaire de placer un souspréfet au chef-lieu même du département, à côté du préfet? Celui-ci pourrait bien, comme en France, administrer directement l'arrondissement du chef-lieu. Quant au nombre des préfets, il nous semble un peu trop considérable, étant donné l'existence des sous-préfets.

Pour les communes rurnlos, nous donnerons les sommes totales par arrondissements :

AURONDISSF.MENTS.

RECETTES

DÉPENSES

PhiiÎDnoDoli

fr.

fr.

Ovlcnekli<»lm

Kononch

Sriiena- Gurii

Stn'ma

UouptchoK

En 1889, sur les 158 m.n ires des communes rurales, 30 seulement savaient lire cl i!'crirc, 115 ne savaient que lire, et 13 étaient compl^lement illettrés.

Plusieurs préfets administrent 6 ot même 7 arrondissements, avec une population totale de plus de 200,000 habitants ; le département de ïirnovo, par exemple, qui se trouve dans ce cas, n'est pas plus favorise que les autres au point de vue de la configuration physique et des communications; on pourrait donc admettre comme raisonnable une moyenne par déparlement, de 5 arrondissements, représentant une population d'environ 175,000 habitants. Sous la domination turque, le territoire actuel de la Bulgarie ne formait que 7 sandjaks, circonscriptions qui, dans la hiérarchie administrative, peuvent être comparées aux départements; sans vouloir, en cette circonstance, prendre les Turcs pour modèles, on peut juger inutile de tripler le nombre des administrateurs qui leur suffisaient.

L'existence de préfets spéciaux de police dans certaines villes semble bien peu justifiée, même en tenant compte de tous les éléments susceptibles d'occasionner des troubles dans la capitale ou dans les principaux ports de commerce. Quand on songe qu'à Bruxelles, par exemple, malgré un chiffre de population, un mouvement politique et commercial que les plus grandes villes bulgares sont loin de présenter, aucune institution de ce 'genre n'existe, on reste convaincu qu'un préfet de police pour une ville de 25 à 30,000 Ames, fût-ce une capitale, est un véritable luxe ; sans compter que les villes en question possi'dent chacune de 2 h 5 commissaires de police.

Il nous semble donc, en résumé, que l'on pourrait trouver dans l'organisation administrative de la principauté matière à un certain nombre d'économies. Un mouvement dans ce sens s'était manifesté à la fin de 1889 et avait abouti à la suppression de la préfecture

de llîihovo; il esl regreltable, au point de vue des finances bulgares, que les législateurs se soient trop lot arrêtés sur ce chemin et n'aient pas supprimé encore 3 ou 4 préfectures, toutes les sous-préfectures des chefslieux de département et les préfectures de police.

Page 1