‹ La BulgarieChapitre 2 sur 11 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

tinée des Bulgares, c'est que l'affranchissèment moral par le livre et par l'école a précédé chez eux l'affranchissement matériel par répée et par le canon. C'est le phénomène inverse qui s'est produit en Serbie ; les rudes compagnons de Karageorges et de Mi loch étaient des pâtres grossiers, dont les épopées rustiques constituaient toute la littérature. Ils ont d'abord chassé le Turc ; ils ont appris ensuite à lire et à écrire. Pendant longtemps, les Serbes et les Bulgares^ les uns à demi émancipés, les autres encore esclaves, ont marché la main dans la main ; l'imprimerie princîère de Belgrade fournissait des livres aux écoles de la Bulgarie ; la principauté servait de refuge aux héros du Balkan et était considérée, par tous les Slaves méri dionaux, comme le plus sûr garant de leur future indépendance.

Les temps sont bien changés ! Cette même Serbie en qui les Bulgares saluaient

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