EPILOGUE
vinces, où il se conserve encore aujourd'hui, bien que leur Mère soit anéantie^ ». D'Argenson écrivait ces lignes en 1695, A cette date, la sainte entreprise n'avait donc point disparu dans tout le royaume.
Pour Paris même, d'Argenson tient des propos où Ton est tenté de voir des demi-confidences. Il se demande s'il n'y aura pas un jour quelque ministère éclairé qui comprendra l'importance d'une aussi merveilleuse organisation. Alors, dit-il, « on trouvera sans doute dans Paris des sujets propres à former une nouvelle Compagnie du Saint- Sacrement. Il s'en trouvera dans les congrégations des Jésuites, tant de la Maison professe que du Noviciat, surtout parmi ceux qu'on appelle de l'Assemblée secrète qui ont presque tous l'esprit qu'il faut avoir dans la Compagnie. Il s'en trouvera dans la maison du Séminaire des Missions étrangères. Il s'en trouvera parmi les confrères du Tiers-Ordre de Saint-François, et dans de certaines maisons où plusieurs célibataires demeurent ensemble et vivent fort chrétiennement. Il s'en trouvera à Saint-Sulpice et plusieurs présentementà la cour. Pour les ecclésiastiques, les anciens confesseurs des religieuses bien réformées y sont fort propres, de pieux chanoines et quelques docteurs de Sorbonne bien dévots avec quelques curés de Paris d'une piété éminente^ ». Voilà des renseignements fort nets. Ces « sujets », prêts à se mettre à l'œuvre au premier appel, avaient-ils vraiment suspendu leur activité?
Il est impossible de dire à quelle date précise la « cabale des dévots » a pris fin.
* Annales, p. 107 (B.-F. 187).
* Annales, p. 154-155 (B.-F. 265-266).