CHAPITRE XXXIV
La nuit s’avançait. Tom gisait sur la terro, .seul, poussant des plaintes, couvert de sang, dans une vieille salle abandonnée du magasin, au milieu de mécaniques rompues, de piles de coton avarié, de débris épars,
La nuit était humide, l’air pesant et rempli de moustiques, dont les piqûres augmentaient les donlnprs du blessé, line ardente soif, la plus q-ueUe dus tortures, mettait le opmhie auf angoisses physi-. ques du malbeureux Tom.
0 mon Dieu ! abaisse sur moi tes regards ! &is-méi triera-
pher ! s’écriait-il dans son angoisse.
Des pas se firent entendre dans la pièce de derrrière, et la lueur
d’une lanterne brilla à ses yeux.
Oui est là? s’écria-t-il. Oh ! pour l’amour de Dieu! donnez-
. moi un peu d eau.
La femme Cassy,car c’était elle, posa sa lanterne à terre, et, ver- S^ant de l’eau d’une bouteille, souleva la tête de Tom et lui donna à boire. Celui-ci vida deux verres avec une avidité fiévreuse.
j^vez tant que vous voudrez, dit la femme. Je savais Ibjen ce qu’il en serait. Ce n'est pas la première fois <jue je me trouve deltPrs lu nuit, portant de l’eau à des malheureux comme