‹ La cachette, opéra-comique en trois actesChapitre 10 sur 63 · LE COMTE. LES DEUX AUTRES · texte numérisé non relu

LE COMTE. LES DEUX AUTRES

Que Dieudaignemerendre Que Dieu daigne lui rendre

Un instant son appui : Un instant son appui :

Mon sort ne peut attendre Son sort ne peut attendre

Un espoir que de lui ! Un espoir que de lui!

Ma force est chancelante Sa force est chancelante

A marcher sans secours, A marcher sans secours,

Et ma voix suppliante El sa voix suppliante

A Dieu seul a recours ! A Dieu seul a recours !

Hélène, au Comte qui regarde aux portes. Point de crainte, mylord, nous sommes enfermés, et je suis seule avec mon cousin, un cœur fidèle aussi !

ROBIN

Robin, pour vous servir.

LE COMTE

Oui, oui, je sais, le messager de son père. Donnemoi ta main, jeune htmme; et si je puis un jour te récompenser!...

Songez à vous, mylord! Qu'allez-vous devenir?

LE COMTE

Robin a dû te dire qu'une barque m'attend avec un compagnon d'infortune. Nous allons rejoindre un vaisseau français qui croise dans ces parages. Quand la lune sera derrière lecbâteau, le bateau glisseradans l'ombre des rochers pour prendre le courant qui nous est nécessaire.

HÉLÈNE

Prenez garde ! on met souvent des sentinelles sur la rive !

ROBIN

Et qui m'ont arrêté, moi, comme un grand seigneur.

LE COMTE

A la grâce de Dieu ! ce passage est le seul ; le temps nous presse. Ecoute, Hélène. Mon exil peut finir, la fortune a ses caprices; mais aujourd'hui, vois-tu, je n'espère qu'en toi, j'ai voulu te revoir. Je te laisse ma fille, cet enfant que je vais embrasser pour la première et peut-être la dernière fois!... Deviens sa mère, donne-lui tes soins, et promets-moi devant Dieu de ne la pas quitter un seul jour, de ne t'en séparer jamais!

HÉLÈNE

Qui, moi! plutôt mourir ! A vous, mon bienfaiteur, à vous, à la famille où depuis mon jeune âge...

LE COMTE

Oui, oui, je te connais ! ...

robin, pleurant.

Nous travaillerons tous pour nourrir l'enfant de nos

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