ACTE I. SCÈNE IV
maîtres ! et, à la forme de mon père, elle ne manquera de rien.
HÉLÈNE
Vous entendez, mylord? nous supporterons tout ! les dangers, lu misère !
le comte, préoccupé.
Écoute, écoute encore!... (A Robin.) Mais, mon ami, veillez un peu sur la terrasse, tirez sur vous la porte ; un nouveau régiment doit arriver ce soir, et si vousentenpez...
robin, passant sur la terrasse et en tirant laporte.
Oui, oui, soyons prudens avec cette race de Satan . J
le comte, à voix basse.
Et maintenant, Hélène, un flambeau, dépêchons.
Hélène, prenant un flambeau.
Pourquoi, mylord?
le comte, examinant la boiserie à gauche.
Dans toutes les jointures de cette boiserie, les yeux \ .^
les plus perçans se trouvent en défaut... c'est pourtant ; X?
par ici... j'en suis sûr. 0
iiélène, l'éclairant. -' H
Que cherchez-vous ainsi ? » ^
le comte, pressant une planche qui glisse et laisse voir
une cachette dans le mur. i
Tu vas voir... Tiens, regarde.
HÉLÈNE. Q
Quel secret! S£
le comte, tenant un coffret armorié. ] •£
Un trésor, les épargnes de mon père; il avait prévu *Q
nos malheurs... De l'or, des diamans pour ma fille et r^ O pour toi.
HÉLÈNE. ;
Quoi, mylord, vous voulez ?... Q
le comte. j
Oui. Maintenant, voyons, conduis-moi, je t'en prie : J
où est-il cet enfant que je laisse à ta garde? .J
iiélène, désignant laporte de la chambre. ^
Ah! venez, monseigneur...
14r LA CACHETTE.
robin, rentrant très-vite.
Le régiment arrive ! Les soldats du château prennent les armes, on pose des sentinelles partout ! Trois minutes encore et la retraite est impossible à mylord! le comte, vivement, O ciel ! sans voir ma fille !...
"HÉLÈNE
Ali ! partez !
robin, lui donnant son manteau.
Vite! vite!... le comte, disparaissant à droite sur la terrasse. Adieu ! n'oubliez pas ce que je vous confie !...
Robin le suit un instant.
MUSIQUE
Tambours et marche militaire qui accompagne dans le lointain le morceau suivant.