SCENE II
HÉLÈNE; M. HÉRIOT, entrant par la porte principale . m. hériot, tristement et inquiet.
Bonsoir, Hélène, bonsoir... n'ayez pas peur, ce n'est que moi ; et tous les gens de guerre qui remplissent le château viennent de sortir pour l'aire des rondes sur le bord de la mer.
HÉLÈNE
Dieu vous garde, M. le shérif.
M. HFRIOT.
Oui, shérif!... et c'est un rude métier par le temps qui court!... toujours les tambours à mes oreilles, des régimens à loger dans les villages ; des soldats qui demandent du vin en disant que Cromwel ne boit que de l'eau; des cavaliers que l'on fusille; des terres confis-
quées, à commencer par celle-ci!... Et pour sauver ma place, et, peut-être, ma chère et prudente personne, avoir l'air d'approuver toutes ces belles choses; me laisser entraîner au prêche, à leurs sermons, et, pour n'y pas dormir, chanter avec eux des cantiques à m'égosiller !... Je n'en puis plus, Mme Hélène, je n'en puis plus.
HÉLÈNE
Et moi, M. Hériot, que n'ai-jc donc pas à soulfrir ! Mon mari tué par cette milice de Cromwel, monsei-