ACTE III, SCÈNE
Hélas ! sur la terre Je n'ai que ma mère, Elle n'a que moi!
Deuxième.
Le bonheur d'Alice Nous et cher à tous ! Que le ciel bénisse Elle et son époux !
Ce bonheur s'apprête, Et, loin de ces lieux, Aux vœux de la fête J'unirai mes vœux!...
Ma mère m'appelle, Et d'être auprès d'elle Dieu m'a fait la loi, etc.
le comte, attendri et à part.
Que de charme dans sa voix et dans tous ses traits !
alice, inquiète.
N'est-ce pas, monseigneur , vous me permettrez de retourner à la ferme ? Je n'ai pas voulu vous désobéir. Robin est venu me chercher; mais il est effrayé comme moi de savoir ma mère seule et sans savoir qui la surveille.
LE COMTE
Mais Robin m'a parlé d'une servante dévouée et qui ne la quittera pas.
ALICE
Ah ! oui, la pauvre vieille Marguerite ; mais elle peut à peine marcher. Ma mère ne l'écoute guère, et elle lui échappera quand sera venu le moment terrible où il faut toujours que je sois là pour l'empêcher de sortir.
LE COMTE
Comment?
ALICE
Ne vous l'a-t-on pas dit, mylord? Hélas! oui, chaque soir, dès qu'elle entend sonner dix heures à l'horloge du village, ma mère pousse un cri !... Robin! Robin!... dit-elle, le secret ! monseigneur !... au château ! au châ-