GO LXJ
CQ W
teau !... viens, viens!... j'y veux aller î... Et c'est moi seule, alors, qu'elle veuille écouter. Je lui prends la main , je l'embrasse. Elle me regarde attentivement , incline sa tète devant moi... et la voilà soumise, obéissante et docile.
LE COMTE
En clïct, dix heures sonnaient quand ma barque passa sous les murs du château , et que les soldats de Cromwel tirèrent sur nous.
ALICE
C'est cela. Cette idée lui revient tous les soirs, et Robin m'a souvent raconté vos dangers et le désespoir de ma mère !... Ah ! mylord, que le bon cœur que celui de Robin ! et que nous lui devons tous de reconnaissance !
le comte, lui prenant la main.
Robin?... Ah! mon enfant, il n'est personne que j'estime davantage. Je lui dois tout, vous le savez... et je compte sur vous pour m'aider à payer ma dette.
ALICE
Moi, mylord? Et comment ?
le comte, avec beaucoup d'intérêt.
Robin vous le dira. Le ciel vous a privée des conseils d'une mère ; sa raison ne peut plus guider votre jeune âge, s'occuper de votre avenir... C'est à moi d'y songer, et je veux que vous retrouviez dans mon cœur tous les sentimens d'un père.
ALICE
Que de bonté , mylord !... mais souffez que je m'en retourne. Si vous saviez mes craintes!...
LE COMTE
Eh quoi ! pendant la nuit, vous en retournerseule !... On vous reconduira, je vous le promets, après la cérémonie. Nous n'attendons que le futur époux qui va bientôt arriver. En marchant à l'autel, Alice vous veut auprès d'elle j allez la voir, allez admirer ses habits du noce, les présens qu'elle a reçus : toutes ces belles choses plaisent aux yeux des jeunes filles.