EI CURE
Sur quatre jours il en avait, dit-il, un mauvais, deux bons et un mau vais. La quinine mit fin à ces accès. A vingt-quatre ans, il quitte l'Espagne pour venir habiter Fabrègues (Hérault). Peu de temps après son arrivée, il fut pris de pneumonie et ne put reprendre son travail de cultivateur qu’au bout d’un mois et demi. Le malade ne s'est jamais adonné à la boisson, il ne buvait que du vin et en quantité raisSonnable.
À trente-deux ans, il s’est plaint d'une névralgie sciatique droite, qui ne l'empêchait point de travailler, sauf les jours où se produi- Saient des variations atmosphériques, ce qui porterait à donner à cette névralgie une origine rhumatismale. Elle fut d’ailleurs de courte durée. |
Au mois d'août 1889, atteint de malaise, le malade va consulter. Le médecin, incriminant l’impaludisme, ordonne quelques cachets de quinine et toute indisposition disparaît.
Ce n’est qu’en janvier 1891 que le malade éprouve les premiers symptômes de l'affection qui a occasionné son entrée à l'hôpital et dont rien dans ses antécédents personnels ou ‘héréditaires n'explique la brusque apparition. I s'aperçut alors qu'il avait toujours soif, qu'il urinait beaucoup et que ses forces diminuaient de jour en jour. A partir de la fin de janvier, il est obligé de cesser tout travail. Son médecin lui déclare à ce moment qu'il est atteint de diabète et lui ordonne de ne manger que de la croûte de pain et de la viande.
Le malade, sentant son mal empirer, se rend, vers le 15 mars, à la consultation gratuite de l'Hôpital-Général. Comme il n’apportait point ses urines, on le renvoie à la consultation suivante. Mais, dans cet intervalle, il est pris d’une diarrhée intense, qu'il attribue à la constipation des jours précédents. Pendant les quatre jours que dure la diarrhée, la polydipsie et la polyurie diminuent d'intensité. La quantité d'urine, qui était auparavant de cinq à six litres, n’est plus que de deux à trois litres par vingt-quatre heures, et, d’incolore qu'elle était, l'urine prend une teinte jaunâtre.
Une fois la diarrhée passée, le malade se sent mieux et croit à une guérison prochaine. Cette illusion ne fut pas de He durée. sur jours ne s'étaient pas écoulés qu'il vint réclamer un traitement à l’hôpital pour le diabète maigre dont il est atteint.
Le 20 avril, jour de son entrée, le malade se présente avec le facies d’un homme qui dépérit. La peau est rugueuse, squameuse, fendillée et