‹ La Cachexie Bronzée Dans Le DiabèteChapitre 3 sur 23 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

La cachexie bronzée du diabète est un état morbide relativement très rare, puisque nous n’en avons pu trouver que trois observations dans la science. Il est vrai que l'existence de cette cachexie n’est signalée que depuis ces dernières années et que le travail de MM. Hanot et Chauftard, le premier paru, ne date que de 1882.

Nous n'avons pas eu la prétention de faire œuvre complètement originale en revenant sur ce sujet; notre but, beaucoup plus modeste, a été d’ajoutèr une observation nouvelle, peut-être plus complète que ses aïnées, aux observations précédentes. C'était en même temps une occasion pour nous de passer en revue toutes celles-ci et de chercher à fixer le tableau clinique, les lésions anatomiques et les causes pathogéniques de cette cachexie.

Le plan de notre travail sera donc très simple. Dans un premier chapitre nous exposerons les symptômes propres à la cachexie bronzée du diabète et nous en discuterons le diagnostic ; notre deuxième chapitre renfermera nos quatre observations ; le troisième aura trait à l'anatomie pathologique, et dans le quatrième, enfin, nous discuterons les théories pathogéniques émises par les auteurs.

Nous avons fait toutes ces recherches dans le laboratoire

VIITI

de notre excellent Maître, M. le professeur Kiener; c'est lui qui nous a suggéré l’idée même de ce travail, et qui n'a cessé de nous aider de ses conseils et nous encourager de sa bienveillance dans cette étude quelquefois difficile, qui touche autant à l'anatomie pathologique qu’à la pathologie générale.

.Nous devons ajouter qu'une grande partie de l'observation clinique du malade de l'observation IV avait été prise, dans le service de M. le professeur Grasset, par notre ami M. le docteur Portalier et publiée dans sa thèse de doctorat de 1891. Nous lui avons fait de larges emprunts pour la rédaction de notre observation personnelle.

Qu'il nous soit permis d'adresser à notre président de thèse, M. le professeur Kiener, nos plus sincères remerciements, non seulement pour les savantes leçons qu’il nous a données mais pour tous les nombreux témoignages d'estime et de délicate bienveillance qu’il n’a cessé de nous prodiguer.

Arrivé à la fin de nos études médicales et prêt à quitter la France, où nous avons trouvé la meilleure hospitalité, et cette ancienne Faculté de Montpellier, à laquelle nous devons tout notre enseignement médical, nous tenons à remercier profondément tous nos Maitres de la Faculté dont les encourage-

ments et la bienveillance ne nous ont jamais fait défaut.

LA

D'ANSALENDIABETE

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