‹ La Cachexie Hypophysaire et le probleme de ses parentés morbidesChapitre 25 sur 34 · ER O · texte numérisé non relu

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quelques-uns des traits de la cachexie hypophysaire.

Nous insistons beaucoup sur la parenté vraisemblable de certaines convalescences difficiles’ accompagnées d’un très gros amaigrissement, qui surviennent à l’issue d’une maladie infectieuse grave. L’augmentation de la taille subie par le sujet pendant cette période, tendrait à prouver une perturbation du fonctionnement hypophysaire.

Il peut être question de rapprocher de la cachexie hypophysaire le curieux syndrome décrit par GANDY en 1906 et en 1911 sous le nom d’infantilisme tardif de l'adulte. Cependant, à côté des différents symptômes qui rappellent ceux d’une cachexie hypophysaire, il existe également une infiltration myxœædémateuse des téguments qui suffit à notre avis à établir une cloison entre ces faits et la maladie de SIm- MONDS proprement dite.

La Progeria décrite par GILFORD, étudiée en France par VARIOT et par APERT, peut encore rappeler la cachexie hypophysaire par la maigreur, l’infantilisme somatique et sexuel, le vieillissement précoce, la perte des poils, l’évolution vers la cachexie. Cependant, le seul cas de cette maladie qui a donné lieu à une autopsie, n’a révélé aucune lésion hypophysaire.

Dans un autre ordre d'idées, il est intéressant de comparer la cachexie hypophysaire aux adénomes basophiles de l’hypophyse, afin d’en marquer lPopposition. L’adénome basophile donne lieu en effet à un syndrome d’obésité avec hypertension et hyper-

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glycémie. Cependant, il ne faut pas opposer d’une

façon simpliste l'obésité à la maigreur. Ce sont deux phénomènes du même ordre, leur succession est fréquente.

Une constatation analogue pourrait être faite au sujet des rapports qui unissent la cachexie hypophysaire et le syndrome adiposo-génital.

Une des questions qui a donné lieu aux plus vives controverses entre les différents auteurs qui ont publié des cas de cachexie hypophysaire et qui en ont discuté la nature, a été celle des rapports qui existaient entre cette maladie et les syndromes pluriglandulaires. Par ce terme, il faut définir une affection organique simultanée de toutes les glandes de l'organisme par un même facteur infectieux ou toxique. Il en résulte qu’un tel syndrome ne peut être amélioré que par une opothérapie pluriglandulaire de substitution. Or, nous avons vu que la maladie de SIMMONDS guérissait parfaitement par le seul effet d’un traitement opothérapique hypophysaire. IL faut voir dans ce dernier fait la différence fondamentale qui existe entre un syndrome pluri-glandulaire fonctionnel, tel qu’il se trouve réalisé par la cachexie hypophysaire, et un syndrome pluri-glandulaire organique tel qu’il se trouve réalisé par la sénilité.

C’est par cette introduction que nous allons aborder le problème des parents morbides de la cachexie hypophysaire et de la sénilité.

Le problème de la sénélité.

Ouvrir un chapitre sur la sénilité dans un travail consacré à la maladie de SIMMoNDs, c’est vouloir établir un lien logique entre la vieillesse et l’hypophyse.

Problème passionnant,, parce qu’il concerne le mécanisme de la vieillesse, problème insoluble pour la même raison.

Et cependant, sans avoir la prétention de déterminer l’enchaînement des faits qui, depuis une lésion unique perceptible et remédiable, entraîne inéluctablement le vieillissement de la cellule, il n’est pas vain de préciser le rôle que peuvent jouer certains organes en un moment de ce cycle.

Nous ne voulons pas et nous ne pouvons pas dissi- . muler l’idée préconçue qui animera cette discussion. La maladie de SIMMoNDS est un exemple remarquable de sénilité physique et psychique liée à un trouble endocrinien anatomiquement circonscrit. Il est donc naturel qu’en abordant le problème de la vieillesse du point de vue de la cachexie hypophysaire, nous prenions position en faveur d’une prépondérance pathogénique du système glandulaire.

Avec une telle disposition d'esprit, nous ne préjugeons pas de l’origine première de la sénescence, mais bien du rôle décisif apporté par un système d’or-

gane dans la détermination des signes extérieurs ce la vieillesse.

Cette intention dépasse déjà les prémices du problème; elle suppose en effet que la vieillesse nécessite la lésion ou l’insuffisance d’un organe. Or, beaucoup d’auteurs n’y voient que la conséquences d’une usure générale de l’organisme. Pour eux, la sénilité est un processus généralisé qui affecte simultanément et d’une manière harmonique tous les appareils (SCHLOMKA) (22).

Nous éliminerons cette première objection grâce aux résultats des expériences de Carrel.

Les expériences de Carrel et Ebeling (23) ont porté sur la culture des tissus dans le sérum sanguin. Elles ont établi les conditions diverses qui influent sur le vieillissement de ces tissus dans un tel milieu. Elles ont démontré le rôle primordial de l’âge de l’animal qui avait fourni le sérum. Il s'agissait en l’espèce de culture de fibroblastes sur du sérum de poulet. La vitalité des fibroblastes était mesurée : 1°/ par leur taux de croissance; 2°/ par leur durée de vie au sein de ce milieu.

Il fut démontré que la vitalité des fibroblastes dans un sérum de jeune poulet était très supérieure à la vitalité de ces mêmes fibroblastes dans un sérum de poulet plus âgé. Ge qui confère au milieu de culture une influence indiscutable sur la reproduction de la cellule.

« Les expériences de CARREL et d’'EBELING ont indiqué que le sérum inhibe la multiplication des fi-

broblastes et des cellules épithéliales en culture pure

et que cet effet s’accentue de façon marquée avec l’âge de l’animal d’où provient le sang.

La nature des substances qui donnent au sérum ses propriétés inhibitrices est inconnue. Nous savons seulement qu’elles sont des éléments essentiels du sérum et que, après d’abondantes saignées plasmatiques, elles sont régénérées par les tissus en moins de 15 jours ».

Toutes ces expériences apportent la preuve qu’une cause étrangère à la cellule influe sur la sénescence des tissus.

Elles nous autorisent à chercher dans le milieu humoral et dans les organes qui influent sur lui, une détermination de la sénilité.

PENDE pense de même quand il dit : « HERRISSON et CARREL, LÉVI, ont montré que la sénescence et la mort ne sont pas inhérentes à la diminution fatale de l’énergie reproductive et végétative des éléments différenciés, mais à une altération du milieu humoral dans lequel ils sont immergés ».

Nous réaffirmons donc l’idée directrice de cette discussion : les signes extérieurs de la vieillesse résultent d’une altération du système glandulaire.

Nous allons entreprendre la démonstration de cette idée par des arguments d’ordre clinique, anato-

mique, chimique, expérimental.

1°. —— Arguments cliniques.

La sénilité comporte un grand nombre de stigmates cliniques. Nous en donnons une énumération ordonnée en 5 groupes.

Signes morphologiques :

Amaigrissement.

— Modification des téguments (la peau est ridée, rugueuse, sèche, parcheminée, pigmentée, de couleur gris jaunâtre). |

— Système pileux dégarni.

— Ongles striés et cassants.

— Dents déchaussées.

— Mâchoire atrophiée.

— Arc sénile, cataracte, ectropion.

— Sclérose du tympan.

Signes fonctionnels :

— Asthénie.

— Anorexie.

— Constipation.

-— Insomnie nocturne et somnolence diurne.

-— Arrêt des fonctions génitales.

Signes généraux :

— Légère hypothermie et frilosité.

= Abaïissement du métabolisme basal.

-—— Elevation de la glycémie.

— Hippercholestérinémie.

Syndrome psychique (constituant au complet le tableau de la démence sénile).

a/ mémoire de fixation très diminuée.

Intelligence !; : . ne 8 | b/ attention brève et superficielle.

| c/ idéation ralentie.

Sensibilité émoussée (mais sensi-

Affectivite blerie).

Egoïsme et susceptibilité.

Etat des viscères :

cyphoscoliose.

Squelette ostéoporose.

nouures articulaires.

myocarde flasque.

Syst. vasc. | vaisseaux athéromateux.

| T. A. élevée.

Poumons Foie scléreux et Rate Pancréas atrophiés Reins.

Tous les signes cliniques de cette énumération sont susceptibles d’une interprétation dans le sens d’une origine glandulaire. Cet effort d'interprétation n'aurait pas une grande portée s’il concernait chaque symptôme pris individuellement, mais sa valeur démonstrative réside dans la possibilité de réunir sous

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une même origine un ensemble très suggestif des symptômes.

Les modifications des téguments, des ongles, des systèmes pileux; la constipation, l’abaissement du métabolisme basal; la baisse de la température et la frilosité, évoquent l'insuffisance du corps thyroïde. Ces symptômes ont reçu tout à l’heure une même interprétation dans un essai de physio-pathologie sur la cachexie hypophysaire. Par ailleurs, ils ont incité certains auteurs à lier la sénescence au fonctionnement du corps thyroïde. (Le myxoedème détermine le sénilisme. Léopold Levi, 1909).

L’amaigrissement, l’anorexie, l’aspect de sénilité (arc sénile, dents, mâchoire), et peut-être les troubles du sommeil, peuvent être rapportés à une origine hypophysaire. Nous n’osons pas insister sur cet argument, trop proche des faits cliniques qui ont inspiré l’étude de ce problème.

L’asthénie, l'hypertension artérielle, les troubles du métabolisme de la cholestérine (d’où résulterait l’athérome), évoquent une perturbation des glandes surrénales. Ce rapprochement a été tenté par PENDE (27) qui insiste sur la déficience isolée de la substance corticale, admettant ainsi une dissociation physiologique dans la surrénale sénile. Cette dissociation explique d’une part l'hypertension artérielle, et, d’autre part, l’asthénie et l’hypercholestérinémie. Nous pensons que le rôle de la surrénale, comme d’ailleurs celui de chaque glande dans la sénilité, est partiel. Signalons cependant que le nanisme sénile ou

Progeria de GiLFORD (24) qui donne à des enfants de 10 ans un masque terrifiant de sénélité, la seule lésion originelle semblait intéresser la surrénale.

Les troubles de l’ossification, les déformations du squelette, ont été représentés comme les témoins d’une perturbation dans le fonctionnement des parathyroïdes.

L'arrêt des fonctions génitales est naturellement lié chez le vieillard à l’atrophie des organes génitaux. On connaît toutes les théories et en particulier celle de VORONOFF qui ont été fondées sur cette atteinte partielle. Nous pensons qu’elle n’a qu’un rôle élémentaire.

Les troubles psychiques peuvent être comparés à ceux de certaines formes de cachexie hypophysaire. Et cette similitude permet d’accepter plus facilement une influence glandulaire à leur origine. Cette filiation supposée ne supprime pas évidemment les lésions cérébrales caractéristiques : la plaque sénile et les modifications accessoires de la cellule pyramidale. Elle reste un stade nécessaire. Mais les influences glandulaires sur le psychisme sont nombreuses. Rappelons :

— Les troubles démentiels à type sénile rapportés par BUCHLER à l’hypophyse;

— La démence « hérétique et gaie » décrite par WEYGANDT dans le syndrome adiposo-génital;

— Les troubles psychiques de la maladie d’Anprson et de l’infantilisme (JaAkoB, 1921);

— Les troubles psychiques de la maladie de BAsE-

pow et du myedème.

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Le bilan de tous les symptômes énumérés précédemment représente l’image clinique de la sénilité et le bilan de leurs causes présumées représente un syndrome d'insuffisance pluri-glandulaire organique.

C’est sur ce plan pluri-glandulaire, et non pas sur le plan hypophysaire, que se rejoignent les deux syndromes de la maladie de Smmoxps et de la sénilité physiologique. Chaque fois qu’en envisageant les signes de sénilité nous avons évoqué leur ressemblance avec des signes homologues de la cachexie hypophysaire, nous ne voulions pas effectuer un rapprochement des deux syndromes sous le signe d’une insuffisance hypophysaire, mais plutôt sous celui d’une insuffisance thyroïdienne, surrénale, génitale, para-thyroïdienne, c’est-à-dire au total d’une insuffisance pluri-glandulaire. Car l’un et l’autre sont des syndromes pluri-glandulaires. Syndrome organique dans la vieillesse, syndrome fonctionnel dans la cachexie hypophysaire. Le résultat physiologique est le même. La différence résulte dans le pronostic et dans le résultat du traitement. Le traitement opothérapique en effet agit efficacement par stimulation dans le syndrome fonctionnel. Il offre peu d’espoir de réussite dans un syndrome organique, ainsi que le montrent les échecs thérapeutiques à un stade avancé de la maladie de Simmonds, au moment où toutes les

glandes se sont finalement sclérosées.

2°. — Les arguments anatomiques.

Dans le but de prouver le facteur d'insuffisance pluri-glandulaire dans la vieillesse, nous avons entrepris de faire une étude histologique des diverses glandes endocrines et en particulier de l’hypophyse chez le vieillard.

Cette étude s’est trouvée grandement facilitée par la précieuse collaboration du docteur HorNET, chef de laboratoire du Pr ALAJOUANINE. Nous l’en remercions très vivement.

Nos investigations anatomiques ont porté sur 8 cadavres de vieillards d’au moïns 70 ans. Deux d’entre eux avaient subi, pendant les derniers mois de leur vie, les troubles psychiques de la démence sénile.

D'une façon générale, nous avons remarqué des altérations des glandes endocrines qui consistent en diminution de poids, prolifération des tissus conjonctifs, sclérose, altérations cellulaires diverses.

Les lésions nerveuses correspondantes ont été minutieusement observées et notées. Nous avons photographié les plus représentatives d’entre elles (des chiffres indiqueront dans le texte les photos qui lui correspondent).

Nous présenterons nos observations en deux groupes : Le premier concernera les sujets atteints de

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sénilité physiologique; le deuxième ceux dont l’histoire clinique ou les lésions anatomiques ont révélé une sénilité pathologique (démence sénile, lésions du type Alzheimer).

Cas n° 1 .— Mme B.…., 83 ans. Sénilité physiologique sans symptômes de démence sénile. Mort par occlusion intestinale, liée à un énorme kyste de l’ovaire.

Hypophyse. — La capsule est légèrement épaissie; les tractus conjonctifs qui partent des pédicules vasculaires sont également plus épais et traversent la glande en la divisant par lobules. Les vaisseaux et sinusoïdes du lobe antérieur sont dilatés; leur paroi ne semble pas épaissie.

Il y a une prédominance des cellules basophiles sur les cellules éosinophiles, mais on trouve à la partie postérieure du lobe antérieur un îlot de cellules cosinophiles dont l'étendue représente le 1/5° de la glande.

On trouve peu de vésicules colloïdes dans le lobe antérieur. Les cellules comportent souvent des vacuoles graisseuses et laissent entre elles de petits espaces libres qui sont dus à la dégénérescence de beaucoup d’entre elles.

Le lobe postérieur est le siège d’une sclérore névroglique importante.

Thyroïde. — Sclérose interstitielle.

Les cellules des follicules apparaissent légèrement aplaties.

La substance colloïde présente une réaction basophile.

Surrénales. — Les cellules de la cortico-surrénale apparaissent parfois chargées de lipoïdes.

Pancréas. — Normal.

Rate, — Multiplication du tissu conjonctif autour des vaisseaux, Les corps de Malpighi sont atrophiés.

Foie, — Dégénérescence graisseuse.

Encéphale, — Dans l'écorce cérébrale des lobes frontaux, les cellules pyramidales présentent une augmentation du pigment lipochrome qui remplit la moitié du corps cellulaire. Ces modifications sont surtout visibles dans les 3° et 5° couches des cellules pyramidales. Le noyau de ces cel-

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lules est souvent excentrique et les granulations de Nissl ont disparu. On trouve rarement des cellules atrophiées hyperchromiques.

Dans les autres régions existent des lésions similaires moins accentuées.

Cas n° 2. — M. L..., 78 ans. Sénilité physiologique. Mort des suites d’une hernie crurale étranglée,

Hypophyse. — On trouve une très importante sclérose associée à une réduction considérable du nombre des cellules dans le ilots celllulaires. Dans un grand nombre de ceux-ci (la moitié) on trouve des amas de substance colloïde entourées par une seule assise de cellules (aspect folliculaire).

Encéphale. — Les cellules pyramidales du cortex sont surchargées de pigment lipochrome.

Par la méthode de l’imprégnation argentique, on trouve des plaques séniles disséminées surtout dans la région frontale, au niveau des 1° et 3% couches. Les neuro-fibriles intracellulaires des grandes cellules pyramidales sont agglutinés.

Cas n° 3. .. Malade de 80 ans. Sénilité physiologique.

Hypophyse. — Sclérose interstitielle avec réduction des ilots cellulaires.

Sinusoïdes dilatées.

Dans la plus grande partie de la préparation on constate une prédominance des cellules basophiles.

Encéphale. — Surcharge lipoïdo-pigmentaire des grandes cellules pyramidales.

Dans les couches superficielles 1" et 3°, on trouve des plaques séniles éparses. Elles contiennent souvent dans leur « halo clair » des éléments cellulaires atrophiés, débris de neuro-fibrilles et de cellules névrogliques.

Cas n° 4. —— Malade de 78 ans. Sénilité physiologique.

Hypophyse. — Prolifération du tissu conjonctif entre les ilots cellulaires.

La capsule est épaissie.

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Prédominance légère des cellules basophiles.

De place en place, des fontes cellulaires qui aboutissent à des formations pseudo-folliculaires. A l’intérieur des cellules on trouve souvent des vacuoles.

Encéphale. —— Surcharges lipoïdo-pigmentaires des cellules pyramidales. Il existe de petites plaques séniles claires disséminées de la profondeur à la surface.

Cas n° 5 — M. R.…., 70 ans. Sénilité physiologique. Mort à la suite d’une pleurésie purulente.

Hypophyse. — La capsule est épaissie et la partie marginale juxtacapsulaire de la glande est striée de travées fibreuses très importantes. Les ilots cellulaires inclus sont très réduits (on compte de 4 à 10 cellules par ilot).

Les vaisseaux ne sont pas modifiés.

Légère prédominance des cellules basophiles.

Beaucoup de cellules sont vacuolisées. On ne trouve pas de substance colloïde dans le lobe supérieur. (Il en existe cependant dans le lobe intermédiaire).

Dans le lobe postérieur, légère sclérose névroglique. On y trouve des cellules basophiles (émigrées du lobe antérieur).

Glande thyroïde. — Importante sclérose inter-folliculaire qui semble dériver de la sclérose du tissu conjonctif périvasculaire.

Les cellules folliculaires sont aplaties atrophiées.

Dans l’intérieur, on trouve souvent des cellules ayant un aspect graisseux dégénéré.

Surrénale, — Dans la cortico-surrénale, la structure générale semble conservée, mais les cellules sont surchargées de lipoïdes.

Pancréas. — Sclérose importante entre les acini glandulaires. Le nombre des cellules semble réduit. Encéphale. — Surcharge de pigments dans les grandes

cellules pyramidales du cortex.

Lésions d’artériolo-sclérose.

Par la méthode de l’imprégnation argentique, on ne trouve pas de plaque sénile ni dans la corticalité, ni dans la région de la corne d’Amon. A l’intérieur des cellules nerveuses

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les neuro-fibrilles sont agglutinées à la périphérie, là où il existe une grande quantité de pigments.

Le groupe des 3 cas suivants comporte les lésions nerveuses de la sénilité pathologique. Le plus typique d’entre eux est celui que nous allons tout d’abord décrire.

Cas n° 6. — Mme S.…, 79 ans. Démence sénile.

Entrée dans le service pour une asthénie considérable et par suite des modifications de son caractère, elle donne à l’examen l’aspect d’une démente complète. Cet état psychique n’a apparu que dans les derniers mois; aucun antécédent d’éthylisme ne peut l'expliquer: On constate des troubles de la mémoire avec les fausses reconnaissances; une confusion mentale avec désorientation dans le temps et dans l’espace; des accès d’agitation et de fureur alternant avec des phases de dépression; une affectivité complètement déficiente à l’égard de ses proches. La malade meurt dans le coma avec incontinence des sphincters.

Hypophyse. — Sclérose interstitielle.

Dans le lobe antérieur présence de substance colloïde au centre des ilots cellulaires, avec aspect follicullaires de ceux-ci. Prédominance des cellules basophiles; mais on trouve dans la partie centrale du lobe antérieur, un nodule équivalent au 1/5° de la glande et dans lequel existent seules des cellules eosinophiles. Les cellules basophiles aussi bien que les cellules éosinophiles sont remplies de vacuoles claires.

Le lobe postérieur présente une sclérose névroglique intense.

Thyroïde. — Sclérose et prolifération du tissu conjonctif interfolliculaire. La paroi des vaisseaux n’est pas modifiée d’une façon évidente.

Un certain nombre de follicules sont remplies par une substance colloïide basophile. Les cellules glandulaires de ces follicules sont aplaties; leur protoplasma est plus clair qu’à l’état normal.

Pancréas. — En dehors des lésions de sclérose diffuse inter-acineuse, on, trouve une surcharge lipoïde des cellules exo- et endocrines.

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ter ee Surrénale. — Pas de modification évidente.

Encéphale. —— Par la coloration de Nissl, on trouve dans

le cortex un grand nombre de cellules atrophiées, anguleuses, hyperchromiques. Dans d’autres cellules prédominent les surcharges graisseuses. On peut donc dire que la plupart des cellules sont altérées. Avec la méthode de Bielscwoski (imprégnation argentique), on trouve dans le cortex frontal des plaques séniles nombreuses (fig. 1), tantôt claires, peu évoluées, avec les trois zones caractéristiques (fig. 3), tantôt très foncées, formant des placards de date très ancienne.

Autour des cellules nerveuses, on trouve souvent des dépôts argentophiles représentant des formes ébauchées de plaques séniles. On trouve parfois dans le halo clair des grandes plaques séniles, plusieurs cellules nerveuse de petite taille plus ou moins altérées.

Les cellules nerveuses offrent deux sortes d’altération neuro-fibrillaire : le type sénile d’agglutination (fig. 3). ou l’altération du type Alzheimer (fig. 3) plus rare.

Dans la corne d’Amon, on trouve une extraordinaire abondance de plaques rassemblées en placards (fig. 2). Les cellules pyramidales présentent l’altération neuro-fibrillaire du type Alzheimer.

Cas n° 7. — M. L.…., 79 ans. Démence sénile progressivement croissante depuis 3 ans. Ses infirmiers ont signalé son agitation, son incohérence, sa confusion mentale. Il est mort dans le coma avec incontinence des sphincters.

Hypophyse, —— Epaississement de la capsule fibreuse de la glande. Des travées fibreuses s’en détachent et en pénétrant dans la glande, déterminent une sclérose limitée au voisinage de la capsule.

Prédomiance cellulaire à type basophile. Mais dans la partie centrale de la glande existe un nodule cellulaire éosinophile.

Très nombreuses vésicules colloïdes qui ont environ la taille d’un ilot cellulaire. La substance colloïde a des affinités variables tantôt basophiles, tantôt éosinophiles.

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FiG. 1. — Cortex frontal. (Imprégnation argentique). Nombreuses plaques séniles distribuées dans toutes les couches corticales au voisinage de la surface.

F1G. 2, -- Corne d'Amon. (Imprégnation argentique).

Amas de plaques séniles constituant un placard,

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