‹ La cagnotte, et autres comédiesChapitre 137 sur 333 · SCÈNE IV T · texte numérisé non relu

SCÈNE IV T

Je vois que je pourrai donner suite à mes projets...

JEAN

Quels projets ?

POITRINAS.

Ça ne te regarde pas... Dis-moi, quand on laboure dans ce pays-ci, qu'est-ce qu'on trouve ?

JEAN

Où ça?

POITRINAS.

Derrière la charrue.

JEAN

Dame, on trouve des vers blancs.

POITRINAS.

Je te parle d'antiquités... de fragments galloromains.

JEAN

Ah ! monsieur, nous ne connaissons pas ça.

POITRINAS.

Je profiterai de mon séjour pour faire faire quelques fouilles. J'ai constaté, sur ma carte des Gaules, la présence d'une voie romaine à Arpajon.

JEAN, étonné.

Oui !...

POITRINAS.

Vois-tu, moi, je suis doué... j'ai du flair... je n'ai qu'à regarder un terrain, et je dis tout de suite : « Il y a du romain là-dessous ! »

JEAN, abruti.

Oui. .. (A part.) Qu'est-ce que c'est que cet homme-là?

i.i<> LA GRAMMAIRE

BLANCHE, entrant par le premier plan à droite; à part.

Impossible de retrouver ce saladier.

JEAN

Ah ! voilà mademoiselle.

Il remonte au fond, près du buffet.

BLANCHE

Mi insieur Poitrinas !

POITRINAS, saluant.

Mademoiselle...

BLANCHE

Quelle bonne surprise !... et que mou père sera heureux de vous voir !

POITRINAS.

Oui... je lui apporte une nouvelle... considérable !...

BLANCHE

M. Edmond, votre fils, n'est pas venu avec vous ?

POITRINAS.

Non, dans ce moment-ci, il est affligé d'une entorse.

Ah ! quel dommage !

POITRINAS.

C'est un peu ma faute. J'avais pratiqué des

fouilles au bout du parc, sans prévenir personne...

et, le soir, il est tombé dedans. (Consolé.) Mais j'ai

trouvé un manche de couteau du troisième siècle.

BLANCHE

Et c'est pour cela que vous m'avez abîmé mon danseur ?

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